Ce 23 Octobre 2019 s’ouvre à Oslo, Norvège, la 6 eme Conférence pour la protection des océans et
leur utilisation durable. Cette conférence réunit des dirigeants de gouvernements, d’entreprises,
des instituts de recherches et la société civile, pour partager leur expérience, identifier des
solutions et engager des actions en faveur de la protection des océans, d’une gestion
responsable des ressources marines et d’une croissance économique durable. Le Sénégal, qui y
revient après sa dernière participation en 2016, lors de la 3 eme édition tenue à Washington, sera
représenté par le Président Macky Sall qui y présidera une conférence sur le thème : Faire face
aux défis – Agir contre le Changement Climatique. Ce sera l’occasion d’échanger sur la
vulnérabilité des zones marines et côtières face aux changements climatiques et qui est tributaire
de nos efforts de réduction des Gaz à Effet de Serre et de notre adaptation au réchauffement
climatique. D’autres thèmes seront abordés lors de ce sommet, notamment la pollution des
océans et les défis de la gouvernance du secteur de la pêche.
‘‘Our Ocean’’ est également l’occasion pour les états de prendre des engagements volontaires
pour des actions significatives sur les écosystèmes marins pour aider les communautés.
Concernant le Sénégal, il s’est engagé à deux (2) niveaux lors de la conférence de Washington,
en 2016 :

  1. Dans le cadre de la promotion de la pêche durable, le Sénégal s’était engagé au
    lancement d’un programme d’immersion de récifs artificiels de 120 Millions $, afin de
    restaurer les zones marines dégradées et de réhabiliter le secteur de la pêche. Il est
    aujourd’hui doté d’un plan d’immersion de récifs et en juin dernier, le ministère de la
    Pêche et de l’Économie maritime a procédé à l’immersion de deux épaves servant de
    récifs et qui permettront le développement des ressources. En matière d’immersion de
    récifs, le Sénégal avait déjà une bonne expérience avec des projets pilotes datant 2004 à
    Bargny, Yenne entre autres. Cependant, beaucoup reste encore à faire.
  2. Pour ce qui est de la réduction de la pollution marine, notamment avec les déchets
    plastiques, l’engagement du Sénégal concernait l’interdiction, la production, l’importation,
    la possession, distribution ou utilisation des sacs en plastiques d’une épaisseur inférieure
    a 0.03mm.
    Selon l’ONU, environ 8 Millions de tonnes de déchets plastiques finissent chaque année
    dans les océans avec des effets néfastes sur la biodiversité marine. Elle soutient
    également que, seuls 9% des déchets plastiques produits à l’échelle de la planète sont
    recyclés (rapport 2018). Au Sénégal, il est produit 250000 tonnes de déchets plastiques
    non-recyclés. La pollution par les déchets plastiques constitue une problématique
    environnementale croissante qu’Il urge de régler au plus vite; des mesures de prévention
    et de gestion s’imposent à travers la sensibilisation, le renforcement de capacité et la
    définition d’un nouveau cadre mondial de prévention.
    Sous l’impulsion de son Excellence le Président Macky Sall, le Sénégal a voté une loi (n°
    201509 du 04 mai 2015), relative à l’interdiction de la production, de l’importation, de la
    détention, de la distribution, de l’utilisation de sachets plastiques de faible micronnage et
    à la gestion rationnelle des déchets plastiques. Cette loi peine encore à être appliquée,
    mais, nous pensons qu’avec le lancement des programmes sectoriels du Président
    Macky Sall, notamment le programme Zéro Déchet (Liggeyal Elleuk), son application
    sera plus effective et permettra de réduire, non seulement la pollution marine dans le
    cadre des engagements pris par le Sénégal, mais aussi d’avoir un cadre de vie sain, et
    de créer des emplois grâce à l’économie circulaire.

Cheikh Oumar Dieng
Membre CCR, Apr-Section Sherbrooke, DSE Canada

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