XALIMANEWS : Le programme de construction de 100 000 logements sociaux initié par le gouvernement cible exclusivement les Sénégalais à faibles revenus, a rappelé mardi à Dakar, Abdou Karim Fofana, ministre de de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique.

‘’Cette politique est destinée aux personnes à revenus modestes et irréguliers. Pour en bénéficier, d’abord il faut être sénégalais, avoir une activité économique salariée ou non, formelle ou informelle et ne pas être propriétaire d’un autre logement’’, a-t-il notamment expliqué.

Il intervenait lors d’un atelier de restitution des travaux des commissions dans le cadre du projet de construction d’ici à 2024 de cent mille logements sociaux à travers le pays.

Il s’agit à travers ce projet d’accélérer l’offre en logements décents et accessibles et faire en sorte que chaque sénégalais, avec son niveau de loyer, puisse avoir droit à un logement décent, a-t-il fait observer.

Par logement décent on entend celui situé dans une zone urbanisée, organisée avec des infrastructures sociales de base comme l’accès à l’eau, l’électricité, l’évacuation des eaux fluviales, des eaux usées’’ ; mais également ‘’accessible par son coût et par le mode de financement’’, a fait remarquer Fofana.

Il a assuré que ce programme allait être réalisé dans les pôles urbains et hors des pôles urbains et dans toutes les communes du Sénégal qui ont plus de dix mille habitants.

Il a ainsi annoncé que trois programmes phares vont bientôt débuter dans les communes de Diobass et Mont Rolland (Thies) et Ronkhe, dans la région de Saint-Louis.

Pour ce faire, a-t-il dit, l’Etat, dans le cadre des lotissements d’extensions, va favoriser des contractualisations tripartite à travers un lien entre collectivités territoriales et promoteurs, pour encadrer le prix du logement entre dix et douze millions pour des logements standards de trois pièces sur 150m².

L’Etat va également développer un financement à long terme avec le fonds de garantie du logement qui commence à être doté, depuis l’adoption de la taxe sur le ciment’’.

A l’en croire, l’Etat compte avec ce projet, ‘’faire de la politique du logement, un moteur de croissance économique avec le développement un écosystème local de la construction et le financement à long terme par les banques nationales et institutions financières nationales’’.

Le besoin en financement pour la réalisation serait estimé à 1500 milliards sur cinq ans, a pour sa part renseigné le directeur général la Banque de l’habitat du Sénégal (BHS, publique), Mamadou Bocar Sy, également président de la commission financement et fiscalité de ce projet.

Selon lui, les conditions actuelles d’accès au financement ne sont pas adaptées à la cible du programme, du fait notamment que le financement existant à ce jour est hypothécaire, compris entre cinq et vingt ans, selon l’âge et la durée d’activité du souscripteur.

Aussi, a-t-il indiqué, la structuration de mécanismes de financement alternatifs, ainsi que des innovations dans la chaine de valeur de la construction sont nécessaires.

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  1. À Madagascar, les cités des pauvres d’Akamasoa fêtent leurs 30 ans
    Par: Rfi.fr – Seneweb.com | 09 octobre, 2019 à 02:10:49 | Lu 207 Fois | 2 Commentaires
    À Madagascar, les cités des pauvres d’Akamasoa fêtent leurs 30 ans

    Akamasoa en malgache, « les amis fidèles », « les amis qui ne vous trahissent pas », est un ensemble de 22 villages créés de toute pièce en bordure d’Antananarivo qui accueille les « plus pauvres parmi les pauvres ». À l’origine de cette aventure : le père Pedro, missionnaire argentin présent sur l’île depuis un demi-siècle et une armée de collaborateurs, qui travaillent sans relâche depuis 1989. Reportage dans un lieu unique.

    « Ma maison, c’est celle-là ! » Cette maisonnette blanche aux volets verts, identique aux 4000 autres construites ces 30 dernières années à Akamasoa, Vohangy en très fière. L’intérieur est simple : un lit, deux chaises, une commode. Le strict nécessaire. Mais pour cette quinquagénaire, arrivée ici en 1994, cette maison, c’est le symbole de sa résurrection.

    « Nous habitions à la campagne, nous étions très très pauvres. Un jour, on nous a volé toutes nos cultures dans les champs. J’avais quatre enfants, plus rien à leur donner à manger. On est venus demander à père Pedro si on pouvait venir vivre ici. Depuis, ma vie a radicalement changé ! », raconte-t-elle.

    Une maison, des enfants scolarisés, et surtout un travail : le triptyque essentiel pour retrouver une dignité. Vohangy casse des cailloux à la carrière d’Akamasoa. Un peu plus loin dans le village, nous rencontrons Ranaivo, 75 ans. Il revient de la décharge, un sac plein de bouteilles en plastique usagées sur le dos. Il est un survivant de cette misère pernicieuse que peuvent connaitre les personnes âgées abandonnées par leur famille.

    Pieds nus, le visage marqué, celui qui est arrivé ici il y a trois ans raconte : « J’ai eu un grave accident, je ne peux plus travailler. C’est pourquoi j’ai demandé à vivre ici. Je suis heureux maintenant. J’ai retrouvé de l’espoir. »

    Et puis dans ces villages de l’espérance, on trouve aussi des jeunes comme Kiady, 28 ans, qui n’ont rien connu d’autre. « C’est ici que j’ai grandi, que j’ai fait toute ma scolarité. Aujourd’hui je suis chauffeur mécanicien pour l’association. J’ai une femme, un enfant et une maison. Je suis heureux. Moi mon futur, il est ici ! », dit-il.

    À Akamasoa, on y vit, on y né, on y meurt. Les cités comptent d’ailleurs quatre cimetières. En trois décennies, les villages ont accueilli plus d’un demi-million de personnes. Une formidable aventure humaine mais aussi le reflet sombre d’un État qui n’a pas réussi à intégrer les plus pauvres. Ce mouvement de solidarité commencé sur la décharge de la capitale malgache vient de fêter ses 30 ans.
    Tags: Madagascar Pauvres Akamasoa

  2. ‘et ne pas être propriétaire d’un autre logement’, a dit Monsieur Le Ministre!!! qui vivra, verra! Bientôt le ‘pathio’ au détriment des ‘légitimes’ bénéficiaires/destinataires va commencer!

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