Ce 15 avril 2019 marque le 154e anniversaire de l’assassinat d’Abraham Lincoln. Je profite de l’occasion pour publier, pour la première fois, ce poème que j’ai composé à l’honneur du plus illustre des Américains. Je ne suis pas un poète, j’ai tenu à m’accorder un moment pour rendre hommage à Abraham Lincoln, « le plus grand personnage de la toile surchargée du XIXe siècle », pour reprendre les propos de Whitman. Des hommes plus illustres l’ont déjà fait avant moi : Léon Tolstoï, le russe, Karl Marx de l’Internationale socialiste, Walt Whitman, le plus grand poète américain de tous les temps, Pablo Neruda, le Nobel de littérature et beaucoup d’autres écrivains dans plusieurs et différentes langues. C’est pour dire que Lincoln n’appartient pas seulement aux Etats-Unis. Il appartient à l’éternité.
En plus des raisons suscitées, je publie ce texte, car je considère que l’auteur de la Déclaration d’émancipation des Noirs est vraiment l’anti-Trump. Lincoln incarne l’image de l’Amérique que l’humanité célèbre.
I
Le monde était déjà vieux,Les hommes parlaient le langage de la haine
La violence consumait un continent,
Présenté comme terre des libertés
La guerre embrasait une démocratie naissante
Des milliers de familles endeuillées
Des milliers de soldats tombés
Des milliers de prisonniers affligésdans l’enfer des geôles
Des millions de victimes
Des millions d’hommes et de femmes,
Réduits à l’esclavage
Dans les plantations du Sud
L’esclave subissait encore
Le supplice infligé par la race supérieure
Les larmes des opprimées avaient transforméle monde en une rivière de douleurs
II
Tout était deuils et pleurs
Les visages étaient tristes et pâles
Il pleuvait des larmes sur l’Amérique
Les cœurs pesaient lourds
La souffrance consumait un peuple
Les maisons se remplissaient de douleurs
et de malheurs
Les écoles fermaient leurs portes
Les drapeaux étaient en berne
Les enfants devenaient des mendiants
écrasés par la faim et la solitude
Les veuves inconsolables portaient des robes noires
Le temps affichait des humeurs macabres
Les orgues des églises résonnaient la musique funèbre
Les Noirs étaient inférieurs aux autres
L’homme était le bourreau de l’homme
Le fouet de la race supérieure avait marqué
Sur la peau des esclaves une cicatrice
Qu’aucun temps ne peut guérir encore
La raison était emprisonnée
dans l’immense obscurité
Le pays se transformait en un grand cimetière
L’Amérique s’effondrait
comme Athènes et Rome,
ruinées par des querelles intestines
En ces temps obscurs,
Le monde retournait à la barbarie
La guerre est contraire à la raison
L’esclavage est une chose terrible,
le crime des crimes
III
Un homme sortit des prairies
Dans le Kentucky primitif et sauvage
Le fardeau de l’histoire sur ses épaules
Il voulut panser les blessures,
Et allumer la lumière de l’égalité des races
L’homme était la voix des pauvres
Méprisé par la haute société toujours arrogante,
Il marcha avec la droiture
et l’humilité du paysan
En prêchant la bonne parole
Le message de l’égalité et de la réconciliation
Dans une Amérique aveugle et sourde
Il apparaissait comme un fléau,
Un dangereux John Brown nouveau,
Un ennemi du Sud blanc et esclavagiste
Il le paya de sa propre vie
La main assassine enfonça le monde
dans les ténèbres
IV
Les hommes se souviennent encore
De la funeste journée de Pâques 1865
La sombre et lugubre journée
Où le soleil refusa de briller
Le vieil homme s’est endormi
Le temps n’étouffera jamais l’année,
le jour et l’heure
Où le vieux gentilhomme est tombé
Sous la balle criminelle
Il y a des gens qui ne s’épanouissent
Que dans la domination sanglante
Mais il existe des météores qui brûlent
Pour éclairer les siècles
V
Lincoln est un saint de la démocratie
Un christ de la politique,
Mort pour la libération des opprimés
Pour les pauvres esclaves du Sud
Lincoln personnifiait la Liberté,
Et l’égalité
Ils fredonnaient dans leurs chants populaires :
« Le Christ est mort pour notre Rédemption
Et Lincoln pour notre Libération »
Sa grandeur éclaire les siècles
Sa stature éclipse César, Washington
Et Napoléon
Lincoln est plus vaste que toute l’Amérique
Plus grand que tout ce que cette nation
pouvait offrir au monde
Il fut un cadeau du ciel
Dans une Amérique au bord du gouffre
VI
Lincoln est un océan de bonté
Et de dignité
Ses paroles sont entrées dans la postérité
Les écoliers inscrivent dans leur mémoire
Comme ils apprennent la Bible
Ou les vers de Walt Whitman ou de Shakespeare :
« Sans haine envers personne,
charitables envers tous »
Ses pauvres mains paysannes ont paraphé
La Déclaration d’émancipation des Noirs
Le plus beau document de l’histoire
de la nation américaine
VII
Le soleil de Lincoln est une lumière
Pour l’humanité toute entière
Une étincelle pour ce monde,
Encore rempli de haine et d’inégalité
Ô grande étoile subitement tombée
Nous célébrons ta mémoire
Au nom de tous les opprimés
De toutes les victimes de l’inégalité
Puisse ton souvenir créer une impulsion nouvelle
Vers l’égalité et la liberté !
*Leader de FDS
[email protected]

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