Les avocats du président directeur général de l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (Iseg), Mamadou Diop, ont posé hier, un acte dans la procédure initiée contre leur client. Celui-ci est en prison depuis mars, pour pédophilie, détournement de mineur et corruption de mineur. Ainsi, en vue de le faire libérer, ses conseils ont non seulement déposé une demande de liberté provisoire, mais ils ont également introduit une demande d’annulation de la procédure car ils estiment que la présumée victime, Dieynaba Baldé, avait dépassé la minorité sexuelle au moment des faits présumés. Quant au juge, il a ordonné un test de paternité. À cet effet, renseigne Me Alassane Cissé, le juge du huitième cabinet d’instruction a fait une délégation judiciaire et c’est à l’issue de cette dernière que le cabinet sera désigné.

Dans cette affaire, tout est parti d’une plainte que Mamadou Diop avait déposée pour dénoncer des faits de collecte de données à caractère personnel et chantage dont il serait victime. Car, une vidéo le montrant torse nu, un drap autour de la taille était en train de circuler sur les réseaux sociaux. La plainte visant la chanteuse Diéynaba Baldé et son frère Ali Baldé a été finalement transférée à la Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (Dsc). Ainsi, les choses se sont retournées contre le patron de l’Iseg puisque la famille Baldé a porté plainte. La chanteuse Dieyna, âgée de 17 ans, accuse Diop d’avoir plusieurs fois abusé d’elle, sous la contrainte, dans l’appartement qu’il lui avait loué. Elle serait tombée enceinte de ces rapports sexuels et a accouché d’un garcon, la semaine dernière. Cependant, Mamadou Diop clame toujours son innocence. Lors de son inculpation, il disait être « victime de sa générosité et que tout a été orchestré pour le nuire et qu’il n’est pas coupable de ce qu’on lui reproche”. LE SOLEIL

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