Les Sénégalais viennent de subir une énième désillusion due à une défaite en finale de coupe d’Afrique. L’ampleur de la tristesse n’a d’égal qu’à l’immense espoir placé en nos vaillants Lions qui se sont donnés corps et âmes pour faire du rêve de leurs compatriotes une réalité. Hélas, les dieux du football en ont voulu autrement. Heureusement, que la meilleure équipe de la CAN, qui eut à avoir la meilleure attaque du tournoi, a remporté de la plus belle des manières ce trophée tant convoité par tout un continent. Cela doit nous amener à faire une analyse introspective pour voir ce qui nous a empêché de franchir le dernier pallier alors que notre effectif n’a rien à envier au Brésil qui vient de soulever sa 9e copa América.

Si nous en sommes arrivés à ce postulat, c’est parce que le coaching de notre sélectionneur national laisse à désirer. Le Sénégal, sous son magistère, a véritablement du mal à se débarrasser des grandes nations de foot. Deux ans plus tôt, le Cameroun amené par des joueurs méconnus brisait notre rêve. Le Sénégal dans ce tournoi n’a battu et difficilement, d’ailleurs, que des équipes de seconde zone (Ouganda, Kenya, Bénin, Tunisie). Là où l’Algérie s’est défaite de toutes les grandes nations du foot Africain (Nigéria, Côte d’Ivoire, Sénégal) avec 7 victoires pour autant de sortie.

Mené depuis la 1ere minute de jeu, le Sénégal n’est pas revenu au score car étant incapable de faire une attaque placée. Cheikhou Kouyaté balançait à profusion les ballons qui revenaient face aux dégagements des défenseurs Algériens solides et tenaces. Ainsi, se résume le match de la finale de la CAN 2019. Nos milieux inexistants avaient du mal à poser le ballon. Le Sénégal a commencé à développer son jeu qu’avec l’entrée, trop tardive, de Crépin Diatta.

Aliou Cissé est certainement le seul coach au monde qui joue avec 2 porteurs d’eau (Gana Gueye et Pape Alioune Ndiaye). Ils ne sont pas des créateurs raison pour laquelle Sadio Mané était obligé de venir chercher le ballon et avait du mal à être le métronome de l’équipe. Toutes les grandes équipes du monde jouent avec un seul essuie-glace Manchester City (Fernandinho), Liverpool (Henderson), Real Madrid (Casémiro). Mais Aliou Cissé, têtu qu’il est, nous en mettait toujours deux. Ce n’est qu’hier, après avoir été mené, qu’il sut qu’il se fourvoyait et jetait ainsi Crépin dans le bain pour se dédouaner de sa bévue.

Aliou Cissé doit revenir à la raison et cesser de convoquer une pléthore de numéro 6 dans la tanière. Déjà à la coupe du monde, il nous en mettait toujours 3. Résultat, nous avions été éliminés dès le premier tour. Nous voulons que l’équipe du Sénégal produise du jeu et du beau parce qu’elle en a les moyens. Pour cela, Aliou Cissé doit jouer avec deux milieux créateurs et non deux milieux récupérateurs. De ce fait, Gana Gueye doit retrouver sa position naturelle à savoir la récupération.

Gana n’est pas un relayeur. Pour que le milieu puisse fonctionner comme il le faut, Crépin Diatta et Henry Saivet doivent être les dépositaires du jeu. Ainsi, on aura un milieu en losange avec Gana derrière comme sentinelle, Crépin et Saivet se chargeront de transmettre les ballons aux excentrés (Sadio et Ismaila Sarr) qui devront adresser par voie de fait des caviars à nos avants centres. Voici, le principal problème que le sélectionneur doit solutionner et ce, au plus vite.

Pape Alioune Ndiaye, qui a fait un bon tournoi, doit être sur le banc vu qu’entre lui et Gana, il n’y a pas photo. Le Brésil dispose des meilleurs récupérateurs du monde (Fabinho, Fernandino et Casémiro) mais Tité ne les fait pas jouer ensemble. Le principal problème du Sénégal est l’animation du milieu de terrain. Pour y remédier, la convocation de Sidy Sarr et Santy Ngom parait impérieux. Alfred Ndiaye n’est plus aussi utile. Aliou Cissé doit, en somme, arrêter de mettre deux récupérateurs sur notre terrain étant donné que cet état de fait a été la principale cause de notre échec durant cette CAN. A bon entendeur…

Eternel Wadiste

Moïse Rampino

1 Commentaire

  1. Une excellente analyse.La même cause génère toujours les mêmes effets.Il conviendrait du sang neuf pour un nouveau départ Il est arrivé à ses limites extrêmes.

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