Pour Alioune Tine de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), il y a un problème de confiance et de défiance par rapport au leadership politique, car c’est un secret de polichinelle que le verrouillage de la Constitution ne peut nullement arrêter un président de mauvaise foi et machiavélique. Pour Alioune Tine, le débat n’est pas constitutionnel, mais plutôt moral.

Chat échaudé craint l’eau froide. Lors de la visite officielle du président burkinabé au Sénégal vendredi, Macky Sall a pourtant déclaré qu’il ne ferait pas un troisième mandat s’il est élu en 2019.

Mais, Macky Sall n’ayant pas respecté sa parole donnée sur le mandat de cinq ans, Alioune Tine de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) estime qu’il soit logique qu’il y ait une méfiance surtout après la sortie du Pr Babacar Guèye qui a estimé qu’en l’absence de dispositions transitoires dans la nouvelle Constitution par rapport au décompte du mandat, le Président Macky Sall, s’il gagne en 2019, peut envisager juridiquement de se présenter en 2024, en toute légalité.

« Le verrouillage de la Constitution ne peut pas arrêter un président de mauvaise foi et machiavélique. Ça s’arrête là l’expertise constitutionnelle, il s’agit plutôt de leadership moral, de probité morale, car, les déclarations d’un leader doivent être accompagnées par la probité morale, la sacralité de la parole donnée. A partir de ce moment, on vit dans la confusion et dans le malaise que cette sortie du Pr Babacar Guèye, qui a jeté un pavé dans la mare, a installée », a déclaré Alioune Tine il y a quelques minutes dans l’mission Remue ménages sur la RFM avec Alassane Samba Diop.

« Aujourd’hui, je suis d’avis que le débat constitutionnel ne peut être la voie par laquelle on peut avoir une lecture de cette question. Même si personne ne peut contester la qualité et la maitrise de la Constitution des professeurs Babacar Guèye, Ismael Madior Fall, Nzouankeu etc…

Rappelons que le Professeur Babacar Guèye avaiat avancé que si on applique la jurisprudence du Conseil Constitutionnel sur le troisième mandat, en l’absence de dispositions transitoires dans la nouvelle Constitution par rapport au décompte du mandat, le Président Macky Sall, s’il gagne en 2019, peut envisager juridiquement de se présenter en 2024, en toute légalité.

«Quand on a fait la révision constitutionnelle, on a oublié quelque chose. Il n’y pas de de dispositions expresses qui refuseraient à Macky Sall de se présenter en 2024. Quand on a révisé la Constitution, on devait légiférer des dispositions transitoires pour prévoir que le mandat en cours fait partie du décompte des deux mandats que le président peut avoir.

Mais, ce mandat en cours qu’il exerce depuis 2012, si nous appliquons la Constitution à la lettre, on peut considérer qu’il ne fait pas partie du décompte. Ce qui fait que le président peut envisager juridiquement en 2024, de se présenter comme l’avait fait le président Wade. Macky Sall, s’il gagne en 2019, peut envisager juridiquement de se présenter en 2024, si nous appliquons la jurisprudence du Conseil Constitutionnel sur le troisième mandat.

C’est une question de succession de lois dans le temps, Lex posterior derogat priori. (Une loi postérieure déroge à une précédente). Il est possible de rattraper et faisant une autre révision constitutionnelle », avait déclaré le Professeur agrégé constitutionnaliste, Babacar Guèye, interrogé par Mamoudou Ibra Kane dans l’émission dominicale « Le Grand Jury ». Citoyen abusé craint le Wax waxète…

leral

6 Commentaires

  1. Il dit haut et fort qu’il ne dépassera pas deux mandats consécutifs. Pourquoi donc continuer d’alimenter un faux débat? Sans doute pour jeter le discrédit et dénigrer comme ils ont l’habitude de le faire un homme d’une telle ampleur réalisatrice et hauteur. Le peuple n’est pas dupe et saura une fois de plus avec netteté départagé et faire le bon choix entre la bonne graine et l’ivraie

    • Ce qu’il dit n’a aucune importance dès lors qu’il avait dit plus haut et plus fort au Sénégal et dans le monde qu’il ferait 5 ans au lieu de 7 ans pour son mandat en cours. Vous êtes un véritable pervers en nous invitant à croire à la parole d’un menteur. Restez pervers pour vous même. Vous en avez le droit. Mais vous n’avez pas le droit de nous entraîner sciemment dans votre pervertie, lâcheté et traîtrise. Allah vous attend de pieds ferme dans votre tombe. Vous verrez.
      Ceci dit, il n’y pas d’oubli mais du banditisme, de la mauvaise foi, du poltronisme, de la lâcheté et de la traîtrise. Comment passer de 2013 à 2015 à rédiger un torchon de constitution et omettre d’écrire une seule demi phrase pour dire que le mandat actuel est inclus dans les 2 mandats possibles, surtout si en 2011 cette même problématique de 3e mandat sous Wade avait fait l’objet d’un virulent débat stérile et plusieurs morts, des boycottes de candidats de l’opposition et une cacophonie généralisée d’un tourbillon rarement vu au Sénégal qui a favorisé l’arrivée surprise du 3e larron Macky. C’est cette même cacophonie de tourbillon que cet incompétent bouffon Macky veut rééditer en 2019 pour mieux voler cette fois-ci. Quand tout est clair il est incapable de faire quoi que ce soit, comme tous les voleurs d’ailleurs fuient la lumière.

  2. Il avait dit haut et fort que son present mandat serait de 5 ans! Il nous a servi d’autres mensonges! Il a vole des elections. Comment croire a la parole d’un menteur double d’un voleur?

    • La réponse à votre question n’a même pas besoin de réflexion. Elle est triviale. Pour une personne normale, digne, saine d’esprit douée de raison, vertueuse, non affamée, qui craint Allah ou Dieu, il lui est impossible de croire à un menteur doublé de voleur. Seul un fou malade peu croire à un menteur avéré.

  3. On se rappelle encore de Mamadou Tandia du Niger. Malgré le verrouillage de la constitution, il avait voulu se présenter pour un troisième mandat. L’armée avait finalement intervenu pour le bouter hors du pouvoir. Le malheur des ex-colonies françaises, c’est des présidents machiavéliques et de mauvaise foi. Dès qu’ils arrivent au pouvoir, ils modifient la constitution pour la tailler à leur propre mesure. On l’a déjà vécu avec Wade. Ce qui a conduit à son fameux « Wax Waxeet ». Macky est venu avec son « wax waxati waxaat waxeet » pour se tailler sa propre constitution. C’est bien de poser le débat très tôt pour éviter toute surprise. Le verrouillage de la constitution ne constitue pas un frein pour assoiffé du pouvoir. Et ce ne sont pas les exemples qui manquent.

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