XALIMANEWS : Lors de l’inauguration de la nouvelle Direction des pensions hier, le ministre de l’Economie et des finances a indiqué que le Gouvernement accorde une priorité à la prise en charge des retraités, invalides de guerre, ainsi que leurs familles. Pour Amadou Bâ, la gestion des pensionnés est un souci pour l’Etat et qui se voit à travers l’axe II du Pse. Lequel, selon le ministre, a mis un accent particulier sur la société solidaire, protectrice des couches vulnérables, grâce à un système social digne du nom.

Contrairement aux travailleurs, les pensionnés n’ont pas de syndicats. Et, pour corriger cette lacune, l’Etat a créé la Direction des pensions. «En séparant la solde et les pensions dans deux services différents, l’idée était d’accorder plus d’attention et de moyens à la prise en charge des préoccupations des pensionnés. La prise en charge par une seule direction de ces missions qui concernent une population de 120 000 agents en activité et 65000 pensionnés s’est avérée, à la pratique, particulièrement difficile. En effet, cette situation a, pendant longtemps, généré des dysfonctionnements préjudiciables aux usagers et à l’image de l’Administration. Au titre des difficultés rencontrées. On peut énumérer : un déficit dans la prise en charge des activités relevant de la Division des Pensions : l’étendue des attributions dépassait de loin les moyens humains et matériels mobilisables à l’échelle d’une division administrative. Cette situation a été régulièrement relevée par les missions de contrôle interne et externe. Il a été ainsi enregistré, en 2016, un stock de 210 000 bons de pension impayés, non reversés au trésor», a-t-il fait savoir, estimant que la réforme du financement des retraites est un sujet difficile. «A ces difficultés liées à la gestion administrative, se sont ajoutées la question du déficit du FNR et l’inertie du régime de retraite qui ne répond plus aux attentes et aspirations des ayants-droit. Il convient aussi de noter qu’au niveau des défis à relever par le PSE dont l’axe stratégique n°2 est intitulé «Capital humain, protection sociale et développement durable», figure en bonne place la protection des couches vulnérables. Le Fonds national de retraites étant largement déficitaire, Amadou Bâ annonce que l’Etat devra débloquer au minimum 15 milliards de francs pour pouvoir payer le même niveau de pensions. Il explique : «Les cotisations ne suffisent plus et ce régime doit être réformé, puisqu’il n’est plus viable en l’état.»

Pour cette réforme, il s’agira de mettre en place des conditions d’accueil et de prise en charge des usagers, dans un confort et une modernité dignes des standards les plus élevés du secteur privé. «Au regard de tout ce qui précède, l’urgence de recréer une direction dédiée aux pensions était devenue une évidence pour le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.

Dans la perspective d’une modernisation de la gestion administrative et financière des pensions et la restauration de la viabilité du Fnr, la Dgf avait donc retenu, dans le cadre du plan de développement stratégique, de ressusciter, entres autres mesures, les deux anciennes directions, précisément la Direction de la Solde et celle des Pensions. Au niveau de la gestion administrative, l’objectif principal est d’automatiser et d’alléger les procédures pour une réduction du délai de traitement des dossiers de pensions et une qualité du service public correspondant au standard admis en cette matière. De même, le régime de retraite doit faire sa mue pour mieux répondre aux attentes des ayants-droit en termes de taux du revenu de remplacement. » Enfin, selon le ministre, cette nouvelle direction, avec des ressources humaines spécialisées et des conditions de travail améliorées, sera à même de créer les conditions de mise en place d’une institution forte, dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

L’Obs

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3 Commentaires

  1. Amadou Bâ , Ministre des Finances
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    Mr Amadou BÂ, voudra t-il bien édifier et clarifier sa pensée aux contribuables sénégalais ??…
    pense t-il ramener le niveau des pensions à leur dénominations congrue ?
    Au nom de quelles règles de Droit
    Voila un ministre , qui depuis sa nomination à la tête du ministère des finances, s’attelle à plonger le SENEGAL dans une spirale sans fin de dettes et d’endettements, sans se soucier des conséquences du poids de la dette extérieure du pays sur la politique de développement et sur le quotidien du contribuable.
    Une conception erronée de son rôle de ministre des finances..
    En ce qui concerne, le rôle de l’Etat la prise en charge des retraités et invalides de guerre, est plus qu’une priorité.
    Il s’agit d’une obligation, la pension, représentant un Droit acquis, inhaliénable au SENEGAL.
    Les pentionés n’ont pas besoin d’un syndicat pour faire valoir leurs droits. Ils doivent être respectés et protégés par l’Etat de Droit.
    Les difficultés inhérentes à la gestion des droits de 65.000 pensionés ne relèvent aucunement pas du manque de moyens, mais plustôt, d’une administration laxiste,dont les actes administratifs ont de tout temps été marqués par la non-transparence et le manque de bonne gouvernance..
    Il suffit de nous référer au dernier rapport de la commission des comptes sur l’IPRES de 1916-1917…
    À notre connaissances, aucunes poursuite, legale , juridique ou pénale, n’a été initiée contre les responsables.
    Aucune institution de contrôle ou juditiaire ne s’est auto-saisi d’une telle problématique…
    Propositions de solutions:
    Au cas oû le Fonds National des retaités est largement déficitaire, il serait alors conséquent et responsable, que l’ETAT revoit en baisse , ses charges et dépenses de caractère politicien,
    afin de renflouer le volrt social du développement..
    A bien penser, le Ministre des Finances n’est pas la solution au problème, il en est la cause regretable….

    M. M. ND

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