XALIMA NEWS – L’une dans la production et l’autre dans la distribution, la Css et l’Unacois ont décidé d’unir leurs forces pour servir du sucre aux 14 régions du Sénégal.
L’Union nationale des commerçants industriels du Sénégal (Unacois/ JAPPO) et la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) viennent de renouveler la convention qui les lie depuis 2013. Celle-ci qui a comme objectif: la promotion de la consommation du sucre local. Cette nouvelle collaboration aidera à rectifier les manquements notés dans la première. Selon le Directeur général de la Css, André Froissard, cet accord va permettre de desservir du sucre en quantité à des régions comme Touba, Diourbel et Kaolack. « On a fait le constat selon lequel ces populations consomment moins le sucre local. Nous espérons qu’avec cette nouvelle convention, ce manquement ne sera q’un vieux souvenir », souligne t-il.
Ainsi, les deux entités économiques veulent mettre en place un système d’approvisionnement adéquat sur l’ensemble du territoire national pour mettre fin à une « importation dangereuse » pour la balance commerciale du pays. Le protocole permettra de fournir convenablement du sucre aux 14 régions. Face aux enjeux multiples, le Directeur général de la Css a fait un exposé aux commerçants de l’Unacois-Jappo en leur révélant que dans le cadre de la politique de l’autosuffisance alimentaire de l’Etat, la Css a initié le « projet KT 150 » qui consiste à produire, d’ici 2018, 150 000 tonnes pour un coût d’investissement de 140 milliards. « Le KT 150 traduit un élan d’innovations et d’évolution de la Css, aussi bien dans les moyens que dans les méthodes », relève t-il.
L’Unacois, au terme de sa visite des plantations, a magnifié le dynamisme d’expansion et de montée en puissance matérialisée par la société de Richard Toll à travers sa politique. Elle a fait part de son engagement à travailler pour « l’équilibrage de l’approvisionnement en sucre ». « Nous voulons faire en sorte que chaque région puisse se retrouver à travers cette convention et que désormais, aucune pénurie de sucre ne soit sentie dans une partie du pays », promet Cheikh Cissé qui salue les investissements. A l’en croire, le système mis en place va permettre de barrer la route aux commerçants véreux qui font passer du sucre aux frontières pour aller le vendre dans les pays voisins. Toutefois, il a tenu à rappeler que la consommation du Sénégal en sucre est supérieure à la production de la Css. Ce qui lui a fait dire que le marché de vendre du sucre est bien ouvert. Une façon pour lui de réfuter les allégations selon lesquelles la Css détient le monopole du sucre. Du coup, il a demandé à l’Etat de bien organiser le secteur pour éviter le désordre. Dans le même ordre d’idées, M. André Froissard soutient avoir dit au chef de l’Etat de trouver une deuxième compagnie sucrière, car la compétitivité mondiale existe, sans compter la croissance démographique en Afrique. Le président de l’union des chambres de commerce du Sénégal, Serigne Mboup, invité à cette cérémonie de signature, a salué l’effectivité du protocole.
Par ailleurs, cette visite de l’Unacois- Jappo a été une occasion pour poser la question de la vente de la Css. D’un ton taquin, André Froussard déclare que c’est la presse qui a profité d’une sortie du PDG dans un quotidien pour en faire ses choux gras. « C’est vrai que Mimran a dit la Css est à vendre, mais pour l’heure, rien n’a été fait. Et vu le succès de la Css, tous les sucriers du monde veulent l’avoir dans leur giron », plaisante-t-il. D’après lui, la Css n’appartient pas seulement à Mimran car elle est une pépite. « Elle appartient à Richard Toll et non à Mimran, elle est pour les 7 000 travailleurs », affirme t-il. N’empêche, il a admis que le capital de la société est ouvert, et il y a des transactions. Même si, selon lui, rien n’est encore fait.

Par Abdourahmane DIALLO (Stagiaire)

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