XALIMA NEWS – Qui disait que la campagne sénégalaise pour la Can 2017 était bien organisée? Il n’en est rien. Et c’est le ministre Matar Bâ rentré depuis dimanche, qui doit avoir des sueurs froides. Son Dage à qui il aurait donné des instructions fermes de payer les factures, quand il rentrait, a visiblement passé outre ses injonctions. Le reliquat de 31 millions de la facture globale de 61 280 000 FCFA (de la délégation ministérielle) dus à l’hôtel, a créé aujourd’hui une vive polémique entre le Dage et notre compatriote Alassane Diop qui en plus d’avoir joué les intermédiaires entre les deux parties, a pré-financé beaucoup de dépenses de la délégation sénégalaise. Mais il a eu ensuite du mal à entrer dans ses fonds.

L’hôtel où logeait la délégation ministérielle n’était toujours pas payé, ce mardi matin. Et pour cause, le Dage refuse de mettre la main à la poche, car contestant les factures qui lui ont été présentées, une attitude intolérable pour la propriétaire de l’hôtel. Cette dernière, épouse du patron de la garde républicaine gabonaise, s’est présentée hier soir à l’hôtel, où il a traité le Dage de tous les noms et l’a même insulté, selon M. Alassane Diop, un compatriote travaillant à la présidence gabonaise et qui servait d’intermédiaire entre les deux parties.

Et ce dernier qui s’est présenté à la presse hier, d’affirmer que la dame a menacé le Dage d’interdiction de sortie du territoire, tant qu’elle n’aura pas reçu son argent. Et c’est convaincu que cette dernière en est capable, qu’il a pris sur lui, la responsabilité de payer la note. « La dame a dit au Dage, vous ne quittez pas ici. On est resté jusqu’à 22 h. Elle l’a traité de tous les noms, l’a insulté, elle a tout dit. C’est moi-même qui étais là pour calmer la dame. Finalement, elle a accepté de partir grâce à moi (elle m’appelle « tonton », ndlr), après avoir averti que si demain, s’il ne lui donne pas son argent, il ne quittera pas le territoire gabonais », a raconté M. Diop, qui explique qu’il a agi pour éviter un problème plus sérieux. « J’ai pris mon chéquier et j’ai fait un chèque de 31 280 000 que j’ai donné à la dame. Je connais l’affaire. Si je n’avais pas payé les 31 millions, il ne quitterait pas le pays, et cette nuit, on allait appeler les forces de sécurité, pour le prendre », renseigne-t-il.

Et il n’y a pas que des problèmes avec l’hôtel. M. Diop soutient que c’est le cas aussi pour acheter du carburant pour l’avion qu’il avait obtenu gracieusement du patron de la garde républicaine gabonaise, pour le transport des sénégalais pour Franceville. Sur les 12 millions de carburant pour les 4 rotations, on lui devait encore pas moins de 500 000 FCFA. Les billets d’avions qu’il a pré-financés à hauteur de 1,5 millions ne sont pas aussi remboursés par le Dage. Même le premier repas des Lions à Bongoville a été réglé par lui. En effet, rien n’était prévu, alors que l’équipe devait revenir du Congo. Il a fallu qu’il contacte en catastrophe sa fille à Libreville, qui a fait les provisions, pour plus d’un million, qu’il a fait acheminer par avion. Par ailleurs, le tailleur qui a confectionné les drapeaux pour la maison Sénégal et les supporters attendait toujours sa paie.

Le Dage nie en bloc
Interpellé sur les déclaration de M. Diop, le Dage Amadou Tidiane Fall a dégagé en touche. Il affirme qu’au moment où il parlait au journaliste (vers 15h), il ne devait plus rien à l’hôtel et à notre compatriote qui avait financé des dépenses à sa place, alors que ce dernier qui a quitté les lieux moins d’une heure avant lui, affirmait le contraire. Et contrairement à M. Diop qui est venu avec des factures à l’appui. le Dage n’a montré aucune preuve des paiements et remboursements qu’il dit avoir faits. Il s’est juste contenter de souligner que si M. Diop n’avait pas l’assurance d’avoir son argent, il n’allait pas régler le reliquat de 31 280 000 Fcfa de l’hôtel.
En outre, il reconnait avoir contesté certains éléments de la factures comme les 4 jours supplémentaires, la délégation étant partie plutôt que prévue.

Par Abdourahmane DIALLO (Stagiaire)
(Source: Les Echos)

Repondre

Please enter your comment!
Please enter your name here