Plus rien ne semble impossible au pays de la Teranga pour une certaine élite politico – maraboutique. Tout et n’importe quoi leur est permis jusque même dans la déraison. Il leur suffit juste d’occuper l’espace public le temps d’une rose pour se livrer à leur jeu favori d’amusement voire de pousser la provocation jusqu’au bout dans le dessein manifeste de manipuler la conscience de nos compatriotes.
Un véritable jeu de chaise musicale ou un instant de comédie burlesque où rien n’est laissé au hasard. Il faut agir très vite et en chœur afin de réduire au silence les irréductibles opposants de Macky Sall voire de faire taire inexorablement la révolte de nos concitoyens sur le scandale Petro Tim – Aliou Sall, une véritable marée noire dans un pays exsangue où l’urgence est partout et de pointer le curseur sur sa volonté magnanime à s’ouvrir à toutes les couches de la population, lui le grand vainqueur de l’élection présidentielle du 24 Février 2019 en dépit des foucades d’une poignée d’aigris et de méchants qui veulent coûte que coûte semer le chaos dans le pays. On croit rêver là, mais non ! Nous sommes vraiment toute proportion gardée au cœur du dispositif du maquis, qui tient lieu de complot voire de partage entre copains de nos ressources publiques au détriment du reste de la population.
Leur tempo est bien choisi pour détourner l’attention de nos compatriotes sur le scandale Petro Tim – Aliou Sall, mais également sur une dizaine de dossiers de l’Ofnac transmis au procureur de la République Serigne Bassirou Guèye depuis fort longtemps pour instruction afin de mettre à nu les pratiques mafieuses de certaines autorités et d’assurer en même temps la sauvegarde de l’intérêt général. Depuis la sortie de la présidente de l’Ofnac, madame Seynabou Ndiaye Diakhaté, le procureur de la République Serigne Bassirou Guèye garde le silence des momies et se refuse d’apporter la moindre contradiction aux faits incriminés ne ce serait que pour défendre son honneur et récuser les plaintes de nos compatriotes à son encontre liées à sa docilité servile aux moindres caprices du chef de clan Macky Sall. Rien n’est urgent. Il faut soigner la mine et se garder de toute faiblesse coupable. Il faut tout au plus serrer les rangs autour de la présidence et surtout il faut laisser le temps aux comploteurs de terminer en sourdine les refrains des hurlements du loup loin du vacarme des citoyens lambda.
Acte 1 : Entre temps, le pouvoir s’introduit malicieusement dans le jeu par l’intermédiaire d’un certain mystificateur, Serigne Modou Kara Mbacké, toujours égal à lui-même et capable de tenir en haleine un public médusé pour vendre à l’opinion nationale et internationale les retrouvailles entre le chef de clan Macky Sall et le président du parti Rewmi, monsieur Idrissa Seck. Toute cette théâtralisation, pourquoi faire au juste ? Mettre le Sénégal sur la voie de l’Emergence. Un aveu d’échec tenace . Le chef de clan de Benno Bokk Yakaar est loin du compte et ne peut pas tout seul placer le Sénégal dans la catégorie des pays émergents. Il lui faut de l’aide, mais pas de n’importe qui. Seul le président de Rewmi Idrissa Seck avec qui il partage la même obédience confrérique mouride peut le seconder dans sa lourde tâche. Un binôme de frères ennemis que tout éloigne. Sacré Serigne Modou Kara Mbacké !
Des divergences et des blessures profondes ( le dossier sur les chantiers de Thiès et le rôle de Macky Sall dans le dispositif de maître Abdoulaye Wade devant les corps diplomatiques pour porter l’accusation et jeter le discrédit à jamais sur Idrissa Seck en vue de plaire et de flatter le Napoléon africain des temps modernes, son intransigeance à lui refuser le nom de Rewmi pour son parti politique ) existent entre les deux hommes et sont en même d’annihiler cette tentative désespérée du marabout pour desserrer l’étau sur Macky Sall et son frère Aliou Sall, qui vaque tranquillement à ses occupations et ce malgré les lourdes accusations à son encontre. Même si le marabout – politicien Serigne Modou Kara Mbacké feint d’oublier cette page sombre ( l’affaire des chantiers de Thiès les et son corollaire les péripéties du protocole de Reubeuss ) dans l’histoire politique du Sénégal, les faits sont là et Macky Sall le sait lui-même qu’il n’inspire pas confiance au président de Rewmi, ni aux membres de l’opposition ainsi qu’à une bonne partie de nos concitoyens.
La méfiance est passée par là comme du temps où la police secrète de Staline traquant les dissidents partout dans le bloc de l’Est. Quoique drapé d’un écharpe de républicain tropical, il garde par devers lui les stigmates de son passage chez ses amis maoïstes de la gauche radicale. On ne se guérit jamais totalement d’un certain compagnonnage d’où sa propension à s’immiscer dans le fonctionnement du pouvoir judiciaire en véritable maître des poursuites afin d’asseoir une justice politicienne pour traquer de l’opposant voire pour menacer toute voix discordante.
C’est pourquoi la justice politique de Macky Sall se montre intraitable voire impitoyable comme s’il s’agissait de vengeance gratuite envers ses adversaires de l’opposition et caresse par le sens du poilus les membres de son clan. Et pourtant, les thuriféraires zélés du chef de clan nous sermonnent à longueur de journée sur la nécessité de respecter le pouvoir judiciaire et de lui faire confiance, lui le garant intangible de nos droits et libertés. Du reste, des hommes et des femmes valeureux tiennent encore et malgré tout à leur honorabilité en respectant leur serment et tandis que pour un certain nombre d’entre eux le vent a vite tourné et les a emportés aux confins des fastes du pouvoir où la dignité et la responsabilité peuvent rester en hibernation le temps des jouissances festives sur le dos et aux frais du contribuable sénégalais.
Et personne n’entend le marabout – politicien Serigne Modou Kara Mbacké déplorer et condamner vigoureusement l’instrumentation de la justice pour réduire au silence les adversaires politiques de Macky Sall et personne aussi ne l’a entendu se prononcer sur les scandales à répétition du régime de son allié du moment qui privent des milliards de francs CFA au trésor public et nécessaires pour le pays en vue de résorber le chômage de masse des jeunes et de sortir le Sénégal de la misère entretenue depuis l’indépendance par nos autorités publiques et une certaine aristocratie maraboutique afin de mieux contrôler et asservir nos compatriotes les plus vulnérables dans nos villes et villages.
Acte 2 : Macky Sall, chef de clan de la cour Benno Bokk Yakaar, encerclé de toutes parts par la détermination de nos compatriotes à poursuivre le combat pour la transparence dans le traitement du dossier Petro Tim – Aliou Sall et sur d’autres dossiers de prévarication de nos deniers publics, cherche à convaincre les acteurs politiques de sa volonté à mettre en avant les intérêts vitaux de la société d’où sa disponibilité à incorporer l’opposition au sein de Cos- Petrogaz. Un autre tour de passe – passe très vite salué par les politiciens professionnels en quête de privilèges ou encore de postes de responsabilité dans le Mackyland pour tromper encore le peuple. Dans sa gestion quotidienne du pouvoir, le chef de clan Macky Sall n’accorde aucun intérêt à tout ce qui ressemble de près ou de loin à la transparence. Il ne connaît que l’opacité d’où sa propension à couvrir les forfaitures de ses amis et alliés.
En vérité, l’appel de Macky Sall à l’opposition sénégalaise en vue d’intégrer Cos – Petrogaz est une manœuvre perfide pour assurer ses gardes en se montrant conciliant avec une frange de l’opposition avide de pouvoir et de privilèges. Mais, il se fourvoie gravement. Nos compatriotes ne sont pas intéressés par votre nouvelle disponibilité au dialogue. Au plus, comment dialoguer avec une personne comme Macky Sall qui ne respecte jamais sa parole et qui de surcroît cache toujours son jeu ou sa volonté pour mieux nous rouler dans la farine ? Ah décidément farine ! Un espiègle du jeu de politique politicienne à la sauce tropicale sénégalaise. De la fourberie encore et toujours. Nos compatriotes vous ont suffisamment pratiqué pour connaître votre désarroi du moment que vous avez du mal à cacher même aux enfants . Desserrer l’étau sur le chef de clan Macky Sall est en passe de devenir l’offre politique mieux l’ultime solution de ses dames de compagnie et autres thuriféraires zélés en proie face aux désillusions d’un système rattrapé par ses mensonges.
Maintenant que peut bien valoir aux yeux de nos compatriotes cette litanie de profession de foi, mieux de volonté et non de simple parole du chef de clan Macky Sall après tous ses errements dans sa gestion catastrophique de nos ressources publiques, de ses provocations, de ses reniements voire de ses mensonges éhontés ? 
« J’ai toujours tenu à ce que, dans les négociations des contrats avec nos partenaires investisseurs, que le gouvernement soit assisté d’avocats, de jurisconsultes spécialisés dans ces contrats complexes. Je suis trop conscient de ces actes qui engagent le présent et l’avenir de la nation pour laisser le moindre hasard porter atteinte à ses intérêts vitaux » ;
« Ce n’est pas seulement une question de patriotisme. Chaque citoyen peut réclamer à juste titre, mais c’est aussi pour moi une obligation unique en tant que responsable suprême de l’État du Sénégal. C’est pour dire combien me tient à cœur la protection de l’intérêt de notre pays dans l’exploitation de ces ressources » ;
« C’est une ‘’volonté’’ , et non une simple parole, de s’efforcer, ‘’à travers des actes déjà posés et d’autres à venir, de mettre notre pays à l’abri des convulsions symptomatiques de l’exploitation du pétrole et du gaz [que connaissent] certains pays développés et en développement » ;
« J’ai pris toutes ces préoccupations, je veux un Sénégal prospère dans la paix et la sécurité ; je veux un Sénégal prospère dans la stabilité et la cohésion nationale. Je veux un Sénégal prospère, où les droits des investisseurs sont respectés. Ce pays ne sera pas une zone de non droit, tous les droits des investisseurs étrangers et des investisseurs locaux seront respectés » ;
« Je veux un Sénégal où les ressources naturelles, propriété du peuple en vertu de la Constitution, profitent à toutes les composantes de la nation. Je veux un Sénégal pour tous » ;
Et encore cette autre provocation du chef de clan Macky Sall en fanfaronnade au cœur de la Cité de Touba : « J’ai gagné l’élection présidentielle au premier tour, sans problème, sans violence. Je pouvais me limiter à faire appliquer le programme pour lequel j’ai été réélu à la Magistrature suprême mais j’ai décidé d’impliquer tous les acteurs pour faire valoir davantage la démocratie. J’ai pris cette initiative pour le bien-être du Sénégal et des Sénégalais et je suis prêt à appliquer et à faire appliquer toutes les conclusions qui seront retenues de ce dialogue national pour assurer la sécurité de tous ».
Oui, Macky Sall. Votre justice politique a validé votre coup de force. Votre « victoire » n’était pas du tout belle. Elle est l’œuvre d’une machination ourdie depuis la présidence avec la complicité du ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye, – l’auteur du fameux rapport de présentation du dossier Petro Tim ouvrant les vannes à Frank Timis – pour que la volonté populaire ne puisse pas s’exprimer de manière régulière et transparente. Personne n’a oublié le refus délibéré de l’administration de ne pas délivrer les cartes d’électeurs à leurs ayant droits, ni également le sabotage en règle du découpage de la carte électorale, ni le vote de mineurs d’âge , une trouvaille inédite du maquis pour forcer le passage au premier tour, un pays en état de siège, des forces de répression partout comme si le Sénégal était victime d’une attaque terroriste inédite.
Au plus, une victoire obtenue de manière déloyale en remettant en cause tout le dispositif électoral, un processus électoral fruit d’un long combat démocratique volé en éclats par la seule volonté du roi de la basse cour de Benno Bokk Yakaar. La volonté de notre apprenti – dictateur Macky Sall passe toujours pour son désir immodéré de conservation du pouvoir, mais pour la protection de l’intérêt général elle n’existe pas tout simplement. Le chef de clan Macky Sall est juste une marionnette pour les lobbies et puissances étrangères. Ni rigueur ni courage et responsabilité dans la défense de l’intérêt général. Ce discours en trompe-l’œil de Macky est rayé. Il faut repasser ou mieux le tenir devant un peuple auréolé de gloire et à l’abri du besoin et qui n’a que faire de nos revendications légitimes de bonne gouvernance et de transparence.
Diantre, pourquoi vendre au Khalife votre disposition à appliquer les conclusions de ce énième dialogue national toujours avorté à cause du non respect de vos engagements les plus solennels ? Vous devez trembler de frayeur en tenant ces propos qui sont à mille lieues de la vérité. C’est juste un exercice de communication pour vous et après on passe à autre chose. Personne n’a oublié la légèreté voire l’irresponsabilité de vos déclarations après le travail de la Commission Nationale de Réforme des Institutions ( CNRI ) conduite par le doyen Amadou Mactar Mbow. Nos compatriotes n’attendent rien de vous pour l’amélioration de nos conditions de vie, du respect des règles de droit, de la démocratie et des libertés publiques. Vous êtes et vous resterez toujours un chef de clan incapable de s’affranchir de considérations partisanes et de s’élever à la hauteur de la fonction présidentielle. C’est trop vous demander. La politique politicienne faite de ruses, de mensonges, de complots et de trahison est votre pain quotidien. C’est la raison pour laquelle vous vous tournez toujours vers les familles religieuses du pays à chaque fois que la défiance de nos compatriotes à votre égard est à son paroxysme pour chercher de l’aide, une échappatoire pour faire berner d’illusions le peuple par des discours qui s’éloignent inexorablement des règles de bonne gouvernance et qui font appel au fatalisme.
Acte 3 : Et ce combat pour une conscience citoyenne n’est pas leur affaire et c’est la raison pour laquelle cette élite politico – affairiste au cœur du système féodal maraboutique ne se prononce jamais sur les questions de bonne gouvernance, mais de conciliabules entre politiciens pour assurer la paix. Peut – on parler et exiger la paix dans un système d’injustice généralisée et de pillage systématique de nos deniers publics ? Non messieurs. Il faut oser dénoncer publiquement le pillage de nos ressources publiques et refuser d’accueillir en grande pompe nos autorités qui sont empêtrées jusqu’au cou et citées dans des scandales de corruption, de vol et détournement de deniers publics.
Jusqu’à quand allez vous continuer à saluer l’action de ces hommes et femmes qui sont à mille lieues de l’éthique et qui ne se gênent nullement pour refuser à nos concitoyens leurs droits les plus élémentaires et qui s’accaparent du bien qui appartient à tout le monde. Jusqu’à quand encore allez vous continuer à dérouler le tapis rouge pour un homme Macky Sall, qui passe tout son temps à renier ses engagements les plus solennels contractés envers le peuple et qui protège des pilleurs de nos deniers publics et empêche la justice de faire correctement son travail ? N’avez-vous jamais entendu parler du scandale Petro Tim – Aliou Sall, l’affaire Prodac, l’affaire des 94 milliards de francs CFA, le dossier de la SAR incriminant l’ancien ministre de l’énergie du régime libéral de maître Abdoulaye Wade, monsieur Samuel Sarr, des dossiers liés à la gestion de la Poste, du Coud, du Port et d’autres encore.. des milliards de francs CFA ont été détournés par des hommes de Macky Sall ? Et la vertu dans tout ça ? Vous avez une conception assez singulière de la justice sociale. Ne jamais se prononcer sur les questions sociales qui secouent toute la société pour ne pas déplaire le chef de clan Macky Sall et sa cour. Mais toujours accuser le coup sur les soupçons légitimes de connivence avec le pouvoir en place.
En réalité, la dèche voire les difficultés existentielles de survie ne touchent jamais le cœur du système aristocratique de nos familles religieuses, mais frappe de plein fouet la périphérie et ses éléments les plus vulnérables du tissu social et qui s’abreuvent malgré tout des discours pompeux d’un mystificateur qui manipule la fibre confrérique mouride pour nous vendre une nouvelle architecture constitutionnelle en vue d’apaiser la tension sociale. Les enjeux sont ailleurs et ce discours charmant sur le chef de clan Macky Sall ne passe plus. Les citoyens sénégalais ont compris depuis ce jeu et ne vont plus accepter que d’autres tirent les ficelles pour mieux nous endormir et laisser le champ libre à nos autorités publiques à faire ce qu’elles veulent du pays et de ses hommes.
Ce pays doit être reconstruit sur des valeurs de justice, de vérité, d’altruisme et de compassion. Le Sénégal a vraiment besoin de tous ses fils et filles pour changer radicalement notre conception du pouvoir et des rapports de force au sein de la société. Mieux, tous les régulateurs sociaux doivent voler au secours des plus vulnérables d’entre nous et doivent être au service exclusif de la vérité pour rappeler toujours à l’ordre nos autorités politiques qui s’arrogent même dans le déshonneur tous les droits pour continuer à vivre dans une opulence indigne voire injustifiable au moment où la majorité de nos compatriotes tirent le diable par la queue et d’autres encore se compromettent avec les forces du mal pour survivre. On en est là aujourd’hui au Sénégal et personne ne peut le nier et ce malgré le discours des troubadours qui pensent à tort par cupidité que le progrès est là devant nous, mais non c’est plutôt le recul démocratique, le nivellement de nos valeurs et la précarité qui sont en progression constante sous le magistère du chef de clan Macky Sall.

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