AUX PANAFRICAINS RADICALISES ET AUTRES ANTI FRANCE  « sachez  qu’il n’y aura ni Eco, ni Ecu, ni Cauris, ni Afri, en 2020 »
« Sognou diokhon lignou yoron,
 dotougnou def nignou deffon,
 Serign bi guessoul Kharnoubi » 
Serign Moussa KA
La vie et généralement le contrat social dans nos sociétés africaines est d’une complexité telle que le genre humain a besoin de toute sorte d’expertises pour circonscrire et comprendre les multiples domaines en interaction et décider des attributions et des rôles pour les terriens. Force est de reconnaitre que nous avons besoin d’experts en tout genre pour avoir une meilleure compréhension des choses et du monde. Seulement pour des choses vitales comme la santé, l’éducation, le droit et l’économie, il me semble que tout citoyen, un brin débrouillard peut et doit comprendre les enjeux pour se situer par rapport à l’horizon des possibles et des impossibles dans le temps. Les affres de l’esclavage puis de la colonisation et enfin de la Françafrique ont tellement fait de mal aux africains que beaucoup de panafricanistes ont essaimés partout pour reprendre le flambeau des pères fondateurs afin de renouveler les pactes en direction l’unité africaine, mais aussi vers la création concrète de sous ensemble comme la CEDEAO. Oui la CEDEAO existe avec une volonté forte d’union ouest africaine et les symétries ne manquent pas en Afrique centrale, ou du Sud  parce qu’il n’échappe à personne que le vrai projet des unions sous regionales a pour finalité une union monétaire réelle qui devrait permettre à notre chère Afrique continent incontournable de l’avenir de peser sur le reste du monde. Ces choses sont faciles à comprendre même si quelques experts old fashion continuent de s’envelopper encore d’ésotérisme pour entretenir les mythes et perpétuer leur suprématie sur les droits à la parole dès que ça touche leur domaine de prédilection. 
L’histoire du franc CFA (Colonie Française d’Afrique, devenue Coopération Financière d’Afrique ) continue de nourrir beaucoup de fantasmes et de faire couler beaucoup d’encre. Il faut le dire, il ya beaucoup de choses à corriger, à renégocier et à faire évoluer.  Nos gouvernants dans les pays concernés font face à l’histoire avec la lourde responsabilité qui est pour eux le devoir d’opérer le meilleur tournant à cette croisée des chemins. 
Le contexte selon les pays est plus ou moins explosif car ces enjeux ont fini de s’inviter dans tous les débats sociaux, économiques, et politique. La monnaie africaine d’origine coloniale fait les choux gras d’une jeunesse en mal d’identité, d’emploi et donc de reconnaissance. Bien des dirigeants se sentent aujourd’hui dans l’obligation de faire de cette mue monétaire une histoire de mutation économique et financière sine qua non et tout le monde court vers la sortie.  Dès lors il convient de réveiller nos panafricanistes radicalisés qui semblent rêver de cette promesse d’Eco en 2020 que rien dans la marche de nos pays ne permet de croire. Le seul catalyseur  valable de cette utopie positive  est bien la haine viscérale à laquelle renvoie la Françafrique et ces affres sur nos républiques bananières. Mais dans cette histoire de monnaie unique africaine on le voit bien qu’on ne peut pas avancer dans les conditions actuelles vers une sérieuse mise en place dès 2020. Les critères de convergences à remplir par l’ensemble des pays concernés est loin d’être au rendez vous et pour faire simple il faudra imaginer le projet sans le Nigéria et le Ghana. Ces économies sont pourtant incontournables dans la géostratégie économique de la zone ouest africaine et aucune d’elle pour le moment n’a été éprouvée dans son modèle suffisamment longtemps pour qu’on puisse penser qu’elle offre les garanties de stabilité qui éviteraient à nos pays de sombrer, au moment même où elles ont entre les mains les clefs de leur survie et de leur définitive émancipation. Le postmodernisme est résolument un chemin pour l’Afrique qui garde intact son potentiel de réserves minières et globalement de richesse du sous sol et qui sera de façon sûre le continent de la jeunesse et du travail. Prospérer sera pour le vieux continent synonyme d’un développement dont le chemin n’aura rien à voir avec le modèle économique des trente glorieuses.  Pour arriver à l’Eco il ne faudra pas suivre le chemin de l’Ecu or rien que les noms proposés par nos brillants experts (Afri pour Afrique au lieu de cauris par analogie à euro pour Europe)  laissent croire que le mimétisme reste très ancré et que la volonté d’adaptation d’une monnaie unique n’est qu’un projet de saut dans le vide dont on n’ignore tout ou presque en termes de conséquences. Fixer un départ à 2020 aura peut être le mérite de forcer la réflexion et de préparer les esprits au changement. Mais à l’évidence ce changement ne peut se faire aussi vite.  Les africains devront réussir déjà à parler d’une seule voix et définir une seule voie d’émancipation.  Dans l’éventualité de la sortie du CFA par groupe il vaudrait mieux adopter la marche prudente du Maroc et passer d’abord par une monnaie commune avant d’envisager une monnaie unique comme l’Eco. La vision uchronique de cette monnaie en 2020 me parait impossible et même  imprudente. 
Mais je dois préciser ici que c’est le profane que je suis, qui partage ses pensées via cette contribution, dans un Ndoumbélane ou un Clédor SENE (ancien présumé tueur, et rien n’est pas encore clair)  peut se transformer du jour au lendemain en expert des ressources naturelles et maitre es qualité du sous sol d’Afrique. Il est devenu expert en Pétrole, en Uranium et en Zircon avec une base statistique dont lui seul  à connaissance. Je m’aventure donc à partager mon point de vue. Le franc CFA  reste encore un intermédiaire des échanges, une unité de compte et une réserve de valeurs. Alors ou est le problème ?
Visiblement nous n’avons pas encore réussi la libre circulation des personnes et des biens en Afrique et nous n’avons pas les mêmes réponses face aux APE et aux différentes conventions que les pays dits développés nous proposent. Frapp et France dégage de mon ami Guy Marius ont beau crier, ce matin encore nous avons du accepter 47 milliards de la France comme appui budgétaire destinés à l’éducation nationale.  Avec autant de fortunes diverses, et de problèmes dans nos pays,  imaginer une monnaie unique en 2020 prête à sourire.
Même si la complainte populaire des écorchés et autres panafricanistes suggère qu’on se jette dans l’océan avant d’apprendre à nager la sagesse ou juste la prudence nous instruit que nous ne devons pas nous hasarder dans les grandes eaux sans avoir pris la précaution de nous essayer au marigot, puis en piscine, pour savoir nager avant d’attaquer les eaux internationales. Une monnaie commune dans un groupe restreint qui serait juste une sorte d’UEMOA étendue avec une marche prudente comme celle du Maroc me parait plus sage. Le principe de subsidiarité oblige chacun de nos pays a se pencher sir les fondamentaux sans lesquels aucune croissance économique ne peut se traduire en emploi et mieux être. Il s’agira pour nos pays de régler définitivement l’accès à l ‘eau, à l’électricité, à l’assainissement a l’éducation et aux infrastructures (routes hôpitaux internet ) avant de se hasarder dans des choix émotifs dont on a aujourd’hui  ni la compétence ni les moyens autonomes. Pas question daller chercher une parité inévitable dans une servitude nouvelle et pas question non plus de devoir débourser  1000000 d’eco pour acheter une baguette de pain. Une monnaie commune, le temps d’harmoniser les critères de convergence, sans le grand Nigéria et le Ghana, incapables de marcher ensemble pour le moment, avant de finir vers une monnaie unique de la CEDEAO au grand complet. Sinon on chantera « Kharnoubi » pour le retour du CFA qui reste à ce jour, l’une des meilleures monnaies africaines. Ne vous  déplaise chers radicalisés anti France
Pape Sarr
Duc de Diapal

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