Il ne fallait pas attendre longtemps pour voir une première (grosse) surprise dans ces huitièmes de finale aller de la Ligue des champions. Grâce à un but très rapide de Saul Niguez, l’Atlético Madrid a fait tomber Liverpool, le tenant du titre de la compétition (1-0). Les soldats de Diego Simeone ont été très solides collectivement.

La leçon : Si, si, Liverpool a perdu

Franchement, on n’est tellement pas habitués que ça fait forcément bizarre. Mais, oui, Liverpool a perdu un match. Invaincu en Championnat après 26 journées, les Reds ont encaissé leur deuxième «vraie» défaite de la saison à Madrid. La première, c’était en phase de poules de C1 à Naples (0-2). «Vraie» défaite car on n’a pas vraiment envie de compter celle aux tirs au but lors du Community Shield et l’élimination en League Cup (avec les U23 sur la pelouse) en décembre à Aston Villa (0-5). Mais ce revers pourrait bien marquer tristement la saison pourtant quasi parfaite jusque-là des coéquipiers de Virgil van Dijk. Car, oui, le champion d’Europe en titre est en grand danger dans sa volonté de conserver son trophée en mai prochain à Istanbul. Pourtant auteur, lui, d’une saison bien mitigée, si ce n’est (très) décevante, l’Atlético a réussi à se payer les ouailles de Jürgen Klopp. Victoire obtenue grâce à un but très rapide signé Saul Niguez, plein de sang froid pour convertir de très près une remise involontaire de Fabinho suite à un corner (1-0, 4e).

Une victoire tellement «Simeonesque».

Pour un début de match très étonnant : comme si les Reds étaient fébriles et impressionnés par l’organisation adverse. Avec un maximum de réalisme, l’Atlético aurait pu mener 3-0 au bout de vingt-six minutes. Mais Andy Robertson devant Alvaro Morata (26e) et Alisson face au même Morata (26e) sauvaient la baraque. Sur la deuxième action, Van Dijk se manquait complètement en offrant le cuir à l’ancien du Real. Celui qui symbolisait le tout était Trent Alexander-Arnold. Certes, il gagnait quelques duels face à Thomas Lemar, titulaire, et envoyait quelques centres, mais il était techniquement très en-dedans. Heureusement, Liverpool, qui frappait pour la première fois à la 29e minute, sortait petit à petit de sa timidité. Grâce aux inspirations de Roberto Firmino, les Anglais se procuraient des opportunités. Avec surtout celle de Mohamed Salah, dans la surface, qui voyait Felipe contrer sa tentative au dernier moment (35e).
Proche de se faire expulser juste avant la pause pour deux coups portés à Vrsaljko, Sadio Mané sortait dès le retour des vestiaires, Klopp lançant Divock Origi. Lemar était lui aussi rappelé vers le banc pour l’entrée de Marcos Llorente. Le plan de Simeone était clair. Le siège de la surface de Jan Oblak pouvait se poursuivre, si ce n’est s’accentuer. Seule occasion nette : cette tête sur laquelle Salah aurait pu (dû) faire mieux (53e). Le plan de Simeone aurait pu être parfait si, après un excellent centre de Lodi, Morata n’avait pas glissé au point de penalty (68e). Parfaitement organisé, et avec très peu, si ce n’est aucune défaillance dans son organisation, l’Atlético tenait le coup. Une victoire tellement «Simeonesque».

Le gagnant : Partey, ce roc

Sollicité en permanence à partir de la demi-heure, le Ghanéen a livré une superbe partie pour soulager de nombreuses fois ses coéquipiers, à ratisser, à boucher les trous et à venir en aide à ses défenseurs pour fermer une brèche. Un véritable roc infranchissable.

Le perdant : Salah, parmi tant d’autres

Franchement, on aurait mettre Alexander-Arnold, Sadio Mané, Virgil van Dijk ou Georginio Wijnaldum tant les défaillances ont été nombreuses. L’Egyptien a été sorti par son coach dès la 72e minute alors que son équipe poussait. C’est dire. Dominé par Lodi, l’ancien de la Roma a été sans idée, sans génie, sans intensité. Il n’a rien créé, tout simplement. Il doit une revanche à ses supporters au retour.

Francefootball

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