La publication de copies corrigées de candidats sur le net risque de perturber le déroulement de l’examen 2019 du Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) qui a pourtant débuté sans encombre. Les syndicats d’enseignants et les inspecteurs de l’éducation s’indignent, le ministère promet de situer les responsabilités et de sanctionner les fautifs.

Des copies corrigées de candidats à l’examen du brevet de fin d’études moyennes (BFEM) 2019 circulent sur les réseaux sociaux. Cela, après la publication des résultats du premier tour. Une information confirmée par plusieurs responsables de syndicats d’enseignants contactés par WalfQuotidien«J’ai vérifié l’information sur notre groupe Whatsapp officiel. J’ai moi-même vu deux copies. J’ai interpellé celui qui les a publiés et il a dit qu’il les a ramassés sur la page Facebook de notre organisation syndicale», a confirmé hier Saourou SENE, secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire du Sénégal (SAEMSS). Avant d’ajouter : «Ce n’est pas une raison pour les publier, même s’il n’y a pas de noms ni de numéros de table sur ces copies. L’examen est confidentiel. Par conséquent, on ne peut pas exhiber la copie d’un candidat, même si on l’a ramassée quelque part. Je lui ai demandé d’enlever cette copie».

Selon toujours le patron du Saemss, ces écarts de comportement sont l’œuvre des novices dans la profession et des brebis galeuses. «C’est vrai de le reconnaître. Je condamne cette pratique. C’est une violation du secret de l’examen», déplore-t-il. Cependant, explique Saourou SENE, des farceurs peuvent ramasser des copies qu’ils publient sur les réseaux sociaux, dans le cadre des plaisanteries. C’est le cas dit-il, d’un devoir d’histoire datant de 1950 qui circule sur le Net. Dans lequel devoir, l’élève était appelé à faire un bref résumé de la seconde guerre mondiale. «Je ne peux pas accepter que ces genres de choses soient publiés sur notre site officiel qui est une plateforme d’information et de communication crédible. C’est inacceptable», met en garde M. SENE sur un ton ferme. A croire toujours le syndicaliste en chef, le nom de celui qui a publié ces copies a été identifié. «J’ai appelé le secrétaire national à la communication qui doit veiller sur tout ce qui est publié sur la plateforme. Que toutes les publications soient conformes aux règles prescrites», soutient le SG du SAEMSS.

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