Confinement.

Avant hier, je n’avais pas grand-chose à faire dans la maison. D’incessants va-et-vient. De temps à autres, je me connectais ou jouais une partie de foot (sur mon phone). Le temps passait si vite. Par la suite, j’ai pris le bouquin du professeur Mamadou Ndiaye avec qui j’ai en partage la ville de Kolda. Cet ouvrage retrace la vie du père de Moussa Molo Baldé, Alpha Molo Baldé moins connu que son fils. Alors qu’il fut celui qui libéra les Peuls Firdou (nous) des joutes Mandingues. Un tout petit ouvrage qui m’a replongé dans le fin fond du Fuladu. Je l’ai lu en une heure.
Au cours de la nuit, au coeur de mon populeux quartier connu pour son ambiance sans interruption de jour comme de nuit, la vie poursuivait son cours. Des mouvements d’ensemble qui ne manquent pas. Rapidement, je suis sorti pour régler un petit truc à la gare Baux maraîchers.
Le lendemain, hier, après être sorti pour régler le petit déjeuner, je n’ai pas mis les pieds dehors de la journée. Je me suis accroché à mon phone. Un message fort d’un de mes grands.  » Tu me disais avoir lu un ouvrage hier? Oui! Un petit ouvrage ».  » Donc pourquoi ne pas te faire violence et lire d’autres bouquins, le temps de ton confinement ». Le soir entre 22 heures et 1h du matin. Défi relevé! J’ai lu « L’empire du mensonge » de l’immense Aminata Sow Fall. J’étais tout heureux d’avoir retrouvé mes marques… de lecteur. Cela fait longtemps que je n’avais plus un temps pour me concentrer et lire un ouvrage en une semaine voire deux semaines. Ma force je la tiens de cet homme qui se nomme Allou (L’homme qui avait envoyé les internautes se faire branler lol). Il est mon maître. Je n’ai jamais connu un homme aussi bien dans ma vie. Une personne qui m’a fait rouvrir les yeux. Ou presque. Un homme qui me force à la lecture, mais surtout à la rigueur. Il croit en moi. Mais me taquine tout le temps en me balançant :  » Tu es impulsif. C’est ton seul problème. Voilà Je ne sens même pas le confinement que je me suis imposé. Je me suis baladé dans la nature avec les deux ouvrages. L’un m’a replongé dans mon Fuladu natal comme si j’y étais en ce moment. L’autre… Oui! La grande maman Aminata Sow Fall… Borso! Mignane! Taaw! Sada! Mapaté!
« En ce monde où les cœurs semblent s’être asséchés, où personne n’aime ou ne regrette plus rien, où on blesse son prochain sans remords, il faut avoir les nerfs solides. »

Vous n’avez rien compris par rapport à la chute? Ben, ceux qui ont lu comprendront certainement ! Qu’Allah nous sauve du Coronavirus. Amine. Au respect des mesures de prévention. Restons à la maison.

Samba Diamanka Journaliste

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