Donald Trump pourrait accorder une grâce posthume au boxeur Mohamed Ali (1942-2016), condamné en 1967 pour avoir refusé son incorporation à l’armée américaine pour aller combattre au Vietnam. Juste avant de s’envoler pour le sommet du G7 au Canada ce vendredi 8 juin, le président des Etats-Unis a déclaré: « Je pense à Mohamed Ali. » Pour avoir refusé de servir au Vietnam au nom de ses convictions religieuses et parce qu’il ne voulait pas combattre des populations lointaines qui ne lui avaient rien fait,le poids lourd avait été déchu de ses ceintures et avait échappé de peu à la prison, à une époque marquée par la lutte des Afro-américains pour leurs droits civiques. Mohamed Ali avait tout de même été interdit de ring pendant plus de trois ans. La Cour suprême des Etats-Unis avait finalement annulé cette condamnation en 1971.
Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump a accordé son droit de grâce à plusieurs de ses soutiens et à des personnalités controversées, comme l’ancien shérif Joe Arpaio, qui fut condamné pour ses méthodes policières discriminatoires envers les immigrés clandestins. Récemment, le président américain a pris le contrepied en réhabilitant un autre boxeur, Jack Johnson, premier Noir champion du monde des poids lourd en 1908, et qui fut emprisonné pour des motifs racistes.

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