Ce sélectionneur connaît bien le Sud-Est de la France, soigne son look, a sillonné l’Afrique avec succès… Sébastien Desabre a presque tout d’Hervé Renard. Il a prolongé la comparaison en réussissant l’exploit de mener l’Ouganda en 8es de la CAN.

De la grande délégation de techniciens tricolores en Egypte, c’est lui le plus jeune, et aussi le moins connu dans son pays d’origine. Mais le quadragénaire (42 ans) a beau avoir construit sa carrière sur l’autre rive de la Méditerranée, de la Côte d’Ivoire à l’Angola, ses compatriotes ne sont jamais très loin.Son parcours est d’abord lié à son ami Sébastien Migné, l’entraîneur du Kenya, qui l’a eu sous ses ordres à Mougins, au niveau amateur. « Il fait partie de ma famille. Il n’est pas rare qu’on passe nos vacances ou Noël ensemble », explique à l’AFP ce dernier.

Renard, un ancien équipier de Migné du temps où ils étaient joueurs à Vallauris, ne rôde pas loin: c’est l’emblématique technicien du Maroc, deux fois vainqueur de la CAN, qui l’a aiguillé en 2010 vers son premier poste sur le Continent, à l’ASEC Mimosa d’Abidjan, alors qu’il entraînait Le Cannet-Rocheville au cinquième niveau du football français (CFA2). »On se croise, on se connaît, on s’envoie des messages, on partage. On se souhaite le meilleur », déclare à l’AFP Desabre, qui pourrait rencontrer en quarts le coach à la célèbre chemise blanche, en cas de qualification contre le Sénégal, vendredi au Caire.

Quel chemin parcouru jusque-là! A l’image de l’Ouganda, qu’il a conduit vers sa première phase finale depuis 1978, l’entraîneur natif de la Drôme revient de loin. Après la Côte d’Ivoire, il est passé par Coton sport au Cameroun, l’ES Tunis, le CRD Libolo en Angola, Dubaï, la JS Saoura en Algérie, le Wydad Casablanca puis enfin Ismaily en Egypte.En moins de dix ans, quatre titres de champion, et deux demi-finales de Ligue des champions lui forgent une solide réputation en Afrique et lui ouvrent les portes d’une équipe nationale.

« La suite logique, c’était de connaître la CAN avec une sélection, c’était mon objectif. Je ne peux pas partir de ce continent sans avoir vécu des émotions avec une sélection. La CAN, c’est pour moi la deuxième plus grosse compétition de foot après la Coupe du monde, avec l’Euro. C’est à vivre », souligne-t-il.En Egypte, il a continué à faire parler de lui avec les Grues, en battant notamment la RD Congo (2-0). Son équipe, agressive en défense et capable de vite se projeter en attaque, fait partie des bonnes surprises de la première phase.

« Je ne suis pas surpris par sa réussite, c’est un bosseur, très bien organisé », explique Migné. »Ce qui m’intéresse pour la CAN, c’est de jouer notre chance, pas d’y aller pour défendre. Aussi, montrer qu’on a de bons joueurs et qu’on peut mettre en difficulté n’importe qui », explique-t-il.

« Maintenant que l’objectif de se qualifier a été atteint, on veut rester le plus longtemps possible et profiter du reste du tournoi », a-t-il dit après la dernière journée. Avant le Sénégal, on serait presque tenté de prolonger la comparaison avec Hervé Renard, victorieux à la surprise générale de la CAN-2012 avec la Zambie… « On n’est pas comparable avec la Zambie aujourd’hui. On est en pleine évolution », tempère-t-il. Jusqu’où iront-ils?

Source : TV5 monde

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