Le Cameroun défie l’Egypte et ses sept couronnes en finale de la Coupe d’Afrique des Nations dimanche (20h). Une équipe qu’elle n’a plus battue depuis 2002.
C’est une finale de prestige que nous offre la Coupe d’Afrique des Nations 2017. Dans le coin gauche, l’Egypte, septuple champion de la compétition dont trois consécutifs en 2006, 2008 et 2010. Dans le coin droit, le Cameroun, sept fois finalistes certes mais pour quatre couronnes. Les deux formations se sont déjà affrontées deux fois en finale et systématiquement le choc a tourné à l’avantage des Pharaons. De manière générale, l’Egypte est un véritable chat noir pour le Cameroun qui reste sur sept défaites de rang et 15 ans sans succès contre eux. Cette fois, les Lions viennent en outsiders avec l’envie de renverser l’histoire.
Des Lions tactiques
Dans son coin, le Cameroun monte en puissance. Arrivés à la surprise générale en finale, après une phase de poule compliquée, les Lions semblent plus à l’aise avec la rigueur tactique imposée par Hugo Broos. «Le coach a fait un boulot extraordinaire, et les joueurs ont été réceptifs», décrypte Benjamin Moukandjo, le capitaine des Camerounais, au micro de beIN Sports. A tel point qu’ils se permettent une grande marge de manœuvre. Très défensifs, voir ennuyeux, face au Sénégal en quarts (1-0), ils se sont montrés beaucoup plus agressifs et entreprenant contre le Ghana (2-0) en demies. «Le Cameroun a mérité sa place en finale, reconnaît l’entraîneur de l’Egypte, Hector Cuper. Son grand mérite a été d’avoir joué en équipe. C’est une sélection très bien organisée et qui a une discipline tactique très bonne, en plus de ses bons joueurs.»
Des Pharaons impitoyables
Et Hector Cuper a raison de les craindre. Si sa sélection est invaincue depuis 7 rencontres face au Lions, l’entraîneur des Pharaons devra veiller à ne pas assister à une baisse de régime de ses hommes. Car les jambes commencent à être lourdes. Habitués à un jeu basé sur le contre, les septuples champions d’Afrique, qui n’ont concédé qu’un seul but depuis le début de la compétition, s’amusent à user leurs adversaires. Et se montrent d’un froid réalisme quand il s’agit de les achever. En quarts, le Maroc a tiré 16 fois aux buts sans trouver la moindre faille. En face les Pharaons n’ont eu besoin que de six tentatives pour percer le coffre (1-0). En demies, rebelote. Cliniques, les Egyptiens n’ont eu besoin que d’une poignée d’occasions (6 frappes, 2 cadrées), pour permettre à Mohamed Salah d’ouvrir le score. Les Burkinabés ont été contraints de mitrailler les bois de Essam El-Hadary (24 frappes, 8 cadrées) pour égaliser. Ce dernier, énorme lors de la séance des tirs au but, a signé deux parades fantastiques, le propulsant au rang de super star de l’effectif, à 44 ans. Il n’est jamais trop tard.
Quoi qu’il en soit, cette finale promet une vraie bataille tactique. Les Lions devront redoubler d’intensité pour déstabiliser les Pharaons, et oublier la défaite subie en finale lors de l’édition 2008. Rendez-vous à 20h00.

lefigaro.sn

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