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Nous citoyens sénégalais , rassemblés au sein de : ACTION POUR LA REFONDATION DE LA RÉPUBLIQUE ET DE LA CITOYENNETÉ / GUEM SA BOPP ( ARRC / GUEM SA BOPP ) , sommes un groupe de femmes et d’hommes de bonne volonté.

Nous sommes des artisans, artistes, agriculteurs, avocats, cadres, chefs d’entreprise, commerçants, étudiants, fonctionnaires, médecins, sportifs, travailleurs sociaux, responsables d’associations, femmes au foyers, sénégalais exilés de la diaspora et les exilés de l’intérieur nous nous réunissons au sein d’un mouvement citoyen pour exprimer notre frustration .

Devant l’incapacité des partis de gouvernement à faire entrer le Senegal dans le 21ème siècle et souhaitons mobiliser et rassembler le plus de Senegalais partageant notre désir de voir le Sénégal se relever de ses ruines et s’engager résolument dans la voie des réformes dont notre pays a besoin pour s’engager dans la voie de l’émergence.

Notre message est d’abord un message d’espoir, un message de paix, un message d’optimisme car nous sommes convaincus de l’immense potentiel de notre pays, des immenses ressources humaines qui font que notre pays ne devrait plus être livré aux mains inexpertes d’apprentis ou de novices en tout genre.

Nous avons des atouts considérables notre position géographique, l’exposition solaire faisant de notre pays un des plus enviés sur le plan du potentiel énergétique solaire, nos richesses halieutiques, et l’énorme potentiel touristique sans parler des nouvelles ressources pétrolières, sonnent la fin de l’ère du misérabilisme diplomatique et économique, et l’avènement d’un Senegal conscient de sa valeur, de ses potentialités, et qui se donne les moyens de se développer sur la base de rapports de coopération d’un nouveau genre, et d’une gestion autrement des affaires publiques.

Le Senegal est à la croisée des chemins , et a sa carte à jouer dans la mondialisation, il est grand temps de s’approprier cette place qui nous revient. Les senegalais possèdent des talents clés : ils font preuve d’une capacité de travail importante, et d’une ingéniosité qu’ils démontrent partout ailleurs dans le monde lorsque les conditions préalables sont mises en place, il faut créer ces mêmes conditions favorables à l’éclosion d’un nouvel élan dans notre pays . Nous avons tout pour tirer profit de toutes les révolutions technologiques et opportunités industrielles existantes
à l’heure actuelle dans le monde.

UN MODELE DEPASSE ET OBSOLETE

Cependant notre pays est bloqué, il vit sur un modèle archaïque , désuet souvent sans aucune prise avec nos réalités .

Nous subissons surtout les inconvénients de la mondialisation, nous ne tirons pas assez partie de ses avantages a l’instar de la plupart de nos freres africains.

Les injustices sociales sont de plus en plus nombreuses, notre système éducatif qui est devenu tres inégalitaire .

Le résultat , c’est un chômage de masse en constante augmentation en particulier pour les jeunes, les générations sacrifiées se succèdent les jeunes n’ont plus confiance en leurs représentants ni dans le système qu’ils incarnent.

En manque de repères et déçus par les partis politiques , et les hommes politiques qui les personnalisent. Certains n’ont d’autres choix que de prendre le chemin de l’immigration au péril de leurs vies .

Nous voulons ressusciter la société civile et redonner aux partis politiques leur souveraineté et travailler à créer un cadre sain et favorable à leur plein épanouissement.

Nous voulons construire avec l’ensemble des forces vives de la nation un Projet inter-actif , démocrate et social .

Ainsi , après avoir construit une plateforme digitale et participative RNS : RÉHABILITONS NOTRE SENEGAL autour de sujets touchant directement les Sénégalais comme l’emploi, l’éducation ou le logement, l’économie et le développement de notre pays, l’heure est aujourd’hui à l’action concrète sur le terrain , ensemble avec nos frères et sœurs du Senegal des profondeurs , et de la Diaspora.

Nous sommes guidés par le bon sens, notre amour de notre Patrie et les valeurs ancestrales de la société sénégalaise : DIOM, FOULAH, NGOR, GNIAKK DIARIGNIOU. TRAVAIL, HONNEUR, ET DIGNITE.

Nous croyons à l’egalite, l’équité , la democratie, la solidarité, la responsabilité, l’ethique au coeur de la vie politique, economique et sociale.

Nous prônons une vraie solidarité ciblant en priorité la lutte contre la pauvreté, et l’asservissement des couches vulnérables .

Nous agissons pour la réhabilitation du système éducatif qui doit être le pourvoyeur des competences prealables a l’emergence.

Nous oeuvrons pour le retour d’un Etat de droit avec une justice libre, souveraine.

Nous souhaitons un retour de l’éthique, de la morale et de la responsabilité dans la gestion des affaires publiques, à commencer par la tenue d’un budget qui tienne compte de nos besoins de developpement , un programme clair et précis de réformes indispensables a la REFONDATION de notre Republique.

Nous voulons enfin rétablir la confiance entre l’Etat et les citoyens par le respect de leurs urgences et une gestion sobre et juste des ressources communes.

Nous mènerons des actions concrètes dans les mois qui viennent pour mobiliser les citoyens et faire en sorte que le citoyen soit au cœur de la république .

Chers compatriotes, il est temps de passer de la réflexion à l’action, pour créer ensemble le Senegal nouveau le Senegal pour lequel nous nous battons depuis plusieurs décennies sans relâche, sans repos, le Senegal Émergent c’est toi c’est moi , c’est nous ensemble main dans la main pour la Republique.

Rejoignez nous : ACTION POUR LA REFONDATION DE LA RÉPUBLIQUE ET DE LA CITOYENNETÉ / GUEM SA BOPP
( ARRC / GUEM SA BOPP ) .

POUR LE COMITÉ AD HOC
[email protected]

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Les députés vont, ce lundi 29 juin 2015, se pencher sur des modifications du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. La disposition qui va ramener la durée du mandat du président de l’Assemblée nationale à cinq ans devra passer comme une lettre à la poste. Ce sera le retour à une certaine orthodoxie car la durée du mandat du président de l’Assemblée nationale avait toujours été conforme à la durée de la législature. C’est en 1984 qu’une modification avait été introduite, par les Socialistes qui avaient voulu évincer Habib Thiam du perchoir pour le remplacer par Daouda Sow.

Le mandat du président de l’Assemblée nationale était alors réduit à un an renouvelable. Cette disposition restera le temps nécessaire pour faire oublier l’épisode Habib Thiam. Le régime du Président Abdoulaye Wade leur empruntera cette astuce en 2008 pour pouvoir évincer Macky Sall de la présidence de l’Assemblée nationale. C’est à partir de cet instant que Macky Sall avait estimé devoir se radicaliser contre Abdoulaye Wade et s’inscrire dans une logique d’opposition systématique. Il démissionnera de tous les mandats obtenus sous la bannière du Parti démocratique sénégalais (Pds) et inscrira son action politique dans la perspective de la sauvegarde des institutions de la République qu’il trouvait menacées de péril. Il a bien traîné les pieds depuis son avènement au pouvoir en 2012, mais on peut considérer qu’avec la modification envisagée du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, Macky Sall fait corriger une situation anachronique dont il avait lui même été victime. Les tripatouillages des lois pour de vulgaires règlements de comptes politiques ou pour gérer des conjonctures politiques ont été très décriés. C’est à ce titre que l’autre grande modification prévue, du règlement intérieur de l’Assemblée nationale a du mal à faire l’unanimité. Cette modification tendrait à faire passer de 12 à 15 le nombre de députés nécessaires pour la constitution d’un groupe parlementaire. Dans l’absolu, la modification envisagée répondrait à une certaine logique arithmétique qui voudrait, selon une règle non écrite, qu’il faudrait au moins un dixième du nombre des députés pour constituer un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale du Sénégal. Le nombre de députés a varié au cours de l’histoire en fonction de l’évolution démographique. Au moment de l’indépendance, ils n’étaient que 80, puis leur effectif est passé à 100 en 1978, à 120 en 1983 et à 140 en 1998. En 2001, il a été ramené à 120 et depuis la onzième législature ouverte par les élections du 3 juin 2007, l’Assemblée nationale accueille 150 députés. Seulement, au nom de l’esprit de permettre une plus grande diversité dans la constitution des groupes parlementaires, les conditions de formation des groupes parlementaires n’avaient pas été changées. La douzième législature ouverte le 30 juillet 2012, toujours avec 150 députés siégeant à l’Assemblée nationale, a jusqu’ici gardé ce mode de constitution des groupes parlementaires. Qu’est ce qui a changé dans la face du Sénégal pour que le camp du Président Macky Sall se réveille un beau jour pour décider de changer cette façon de faire, au prix d’une grosse controverse, au premier chef, au sein de sa propre majorité parlementaire ? Qu’est ce qui fait que les Apéristes ne peuvent plus continuer de s’accommoder d’une situation qu’ils ont accepté pendant trois bonnes années d’une législature qui dure cinq ans ? En cherchant à changer subitement les règles par la force de leur majorité parlementaire, ils vont donner l’impression de faire de petits calculs politiciens pour empêcher la création d’éventuels nouveaux groupes parlementaires. Et puis, quel péril y aurait-il à avoir de nouveaux groupes parlementaires, sinon que les Apéristes et leurs alliés perdraient quelques strapontins et avantages matériels et financiers que procure le statut de membre du bureau de l’Assemblée nationale. Par contre, la pluralité des groupes parlementaires renforcerait la vitalité du débat à l’Assemblée nationale et traduirait en quelque sorte le slogan de «législature de rupture» qui était tant chanté. De toute façon, si l’objectif serait, comme il se dit dans les médias, de chercher à empêcher les députés membres du Parti socialiste de quitter le groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (Bby) pour mettre sur pied leur propre groupe parlementaire, ce serait peine perdue car les Socialistes comptent déjà 20 députés parmi les 119 du groupe Bby. La polémique ainsi suscitée s’avère donc inutile et inopportune. Elle risque aussi de susciter des ressentiments au sein de la majorité parlementaire et donc devrait pouvoir être repoussée jusqu’à la fin de la présente législature.
Il faut dire que les «amis» de l’Apr ont la manie de tenter le diable. Ils ont encore suscité le tollé en invitant des Commissions administratives itinérantes de révision des listes électorales dans des domiciles privés de responsables de leur parti, pour établir des cartes nationales d’identité et des cartes d’électeurs pour des citoyens. Par ce geste, ils accréditent l’idée de chercher à frauder alors que tout le monde sait qu’ils auraient pu laisser les commissions s’installer le plus naturellement dans des lieux publics et que personne ne leur refuserait le droit de battre le rappel de leurs militants pour les inciter à prendre d’assaut les lieux de révision des listes électorales pour se faire enrôler. Déjà, ces maladresses font que l’Administration publique commence à être accusée de chercher à être partisane et que le ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo commence lui aussi à être récusé par l’opposition. Encore que rien ne garantit que les électeurs enrôlés par ce procédé leur seront totalement et définitivement acquis. On est en train de provoquer ainsi et inutilement des contestations préélectorales. Quelle mouche a aussi piqué le sympathique Farba Ngom pour faire étalage d’autant de richesses lors d’un meeting organisé il y a quelques semaines dans son patelin ? En affrétant des avions et des dizaines de bus depuis Dakar et en faisant imprimer des kilomètres de tissus, et distribuer des liasses de billets de banque, il donne l’idée d’une opulence, d’un argent facile et peut-être illicite. Sans doute voulait-il distiller des messages sibyllins, mais de tels comportements teintés d’arrogance, jettent de l’ombre sur toutes les ruptures prônées par le Président Macky Sall, tant du point de vue des politiques publiques que dans la sobriété et la vertu dans sa gestion des affaires publiques. Et pour ne rien arranger, le ministre Moustapha Diop se donne en spectacle avec  les magistrats de la Cour des comptes. Même du temps des pires folies de la gouvernance de Abdoulaye Wade, on n’avait pas vu un Farba Senghor insulter des magistrats. Il convient d’apprendre des erreurs de Wade.

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Pour continuer à régner en Afrique après les fausses indépendances, les colons français ont toujours déstabilisé nos pays par des coups d’état, des embargos ou des assassinats ciblés des vrais leaders (Lumumba, Cabral, Um Nyobé, Sankara, Ngoabi, Samora machel …).
Dans le cas du Sénégal, ils n’en ont pas eu besoin, car les confréries, les loges maçonniques et les nombreuses élites formatées ont parfaitement joué leur rôle dans la continuation du colonialisme dans ce pays. On peut remarquer qu’aucun pays resté sous le réseau français ne s’est réellement développé.
Le chaos qui règne en Afrique est donc voulu, planifié, financé et entretenu par les Blancs qui manipulent leurs valets Nègres. Tout est mis en œuvre pour maintenir l’Afrique dans la pauvreté au profit des occidentaux. Depuis 50 ans, tous les despotes qui sont soutenus et placés au pouvoir par la France, grâce notamment aux vastes réseaux de corruption, sont présentés comme des modèles à suivre. En échange ces dirigeants fantoches doivent veiller à préserver les intérêts des occidentaux en facilitant le pillage des ressources africaines par les entreprises françaises.
Depuis plus de cinquante ans, la France continue donc à contrôler toute l’Afrique francophone grâce à ces idiots utiles qu’elle instrumentalise et manipule à sa guise. Grâce à eux, le colon n’a désormais plus besoin de faire appel à ses légionnaires pour mater les populations noires, puisque ce sont les dictateurs eux-mêmes qui oppressent leurs peuples pour le compte du colon. Franz Fanon dans « Les damnés de la terre » avait déjà démasqué tous ces dirigeants et intellectuelles noirs, qui, non contents de louer le colon, sont devenus les principaux ennemis de leurs semblables dès lors que l’on s’en prend directement aux colons. Pourtant nous savons tous que la France a commis plus de crime en Afrique que les nazis en Europe.
Les richesses et les ressources de nos pays sont toujours bradées pour permettre à la France et à l’Europe de se développer à moindre coût. Alors que l’Afrique était encore sous occupation européenne, la plupart des intellectuels africains ont mis tous leurs talents à aider à pérenniser le système colonial jusqu’aujourd’hui.

Par El hadji Diagola

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Ainsi donc, le Sénégal, par un DIPLOMAIL daté du 17 juin 2015 signé de M. Coly Seck, Ambassadeur Directeur de Cabinet au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, a réagi à l’avis du Groupe de travail de l’Organisation des Nations-Unies sur la détention arbitraire adopté au cours de la session du 20 au 29 avril 2015 qui lui a été notifié le 25 mai 2015, étant rappelé que l’avis n’est pas susceptible de révision.

On remarquera d’abord que le Ministre n’a pas jugé la chose suffisamment importante pour signer lui-même. Il fait signer son Directeur de Cabinet.

Cela est important car il apparaît très clairement que l’Ambassadeur Directeur de Cabinet n’a jamais passé une seule journée à écouter un cours de droit. Aussi sa note est bourrée de ‘’fautes de droit’’, si l’on peut dire, que ne commettrait pas un étudiant de 2ème année.

Rappelons que la requête de Karim Wade a été déposée le 1er avril 2014 au Secrétariat du Groupe à Genève. Elle fut signifiée à l’Etat du Sénégal le 25 juin 2014. Tous les documents reçus par la suite dans la cause lui ont été notifiés le 25 juin 2014, cela donnait à l’Etat un délai de 2 mois, 60 jours, pour répondre. Ce délai expirait le 24 août 2014 qui était un dimanche, le Sénégal avait encore 24 heures, donc jusqu’au 25 août 2014. Or il n’a déposé une réponse que le 26 août, soit hors délai.

Le Sénégal attend donc que lui soit notifiée le 25 juin 2015 l’avis du Groupe de travail du 20 avril 2015, clôturant la procédure pour tenter par le DIPLOMAIL du 17 juin 2017 qui est un résumé de la note émise le 29 mai 2015, de faire revenir le Groupe sur l’Avis émis.

Tenez. Pour justifier le retard du Sénégal à répondre dans les délais à la requête initiale de Karim Wade il est bon de rappeler que sa demande ayant été, à bon droit, jugée irrecevable, le Sénégal avait déclaré cependant que cette décision était discriminatoire dans la mesure où, dans un cas qu’il cite et qu’il appelle, à tort, jurisprudence, le cas de l’Etat du Burundi dans une affaire qui l’opposait à un de ses citoyens, François NYAMOA, la Commission aurait reçu la réponse de l’Etat du Burundi malgré un retard dans son dépôt.

D’abord il n y a jamais ou presque jamais deux cas identiques en droit. Au surplus un seul cas n’établit pas une jurisprudence. Là, M. l’Ambassadeur devrait relire ou lire la définition du mot ‘’jurisprudence’’, même dans le Larousse si le recours aux livres de droit le rebute.

La jurisprudence est le droit élaboré par les juges dans la pratique, par la constance de leur position dans de nombreuses décisions, par opposition au droit régalien immuable dans la durée de la loi qui ressort des textes de loi. C’est bien parce que même la simple jurisprudence ne suffit pas qu’on évoque la notion de ‘’jurisprudence constante’’ qui peut, elle-même, faire l’objet d’un ‘’revirement jurisprudentiel’’.

Sans revenir sur un débat clôturé prenant le prétexte du DIPLOMAIL, nous allons montrer les incongruités juridiques du Sénégal qui, avec candeur, demandait qu’il ne lui fut pas tenu rigueur de son retard dans le dépôt de sa réponse, sans d’ailleurs la moindre explication sur les causes de ce retard.

Finalement, il demandait, par son ambassadeur, au Président du Groupe, de recevoir sa délégation au cours de la session de la Commission du mois d’Août.

La lettre du Sénégal résumant sa réponse officielle du 29 mai 2015 reproche au Groupe d’avoir considéré, ‘’sans preuve’’, y lit-on, que la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite est une juridiction d’exception dont les arrêts ne sont pas susceptibles de recours. Et d’ajouter que cette affirmation s’avère non fondée puisque M. Karim Wade a interjeté ‘’appel’’ de ‘’son jugement’’ en saisissant la Cour Suprême.

Pour être indulgent il y a au moins 4 fautes de droit dans ce seul paragraphe.

Une juridiction d’exception est celle qui déroge au droit commun. Par nature la CREI est en marge de l’ordre judiciaire de droit commun qui comprend de bas en haut le Tribunal d’instance et le tribunal de Grande Instance, la Cour d’Appel qui juge les appels contre les décisions des tribunaux d’instance. Le droit d’appel est de principe car il structure même l’institution judiciaire. C’est pourquoi on parle de double degré de juridiction. Le droit d’appel fait partie des voies de recours dites ordinaires, les autres étant l’opposition et la tierce opposition.

Des ONG, comme la RENCONTRE AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME, RADDHO, la LIGUE SENEGALAISE DES DROITS DE L’HOMME, LSDH et la FEDERATION INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME, FIDH ont, dans une déclaration commune estimé que la CREI est une juridiction d’exception qui viole les droits de la défense et ne garantit pas un procès équitable, une juridiction qui viole la présomption d’innocence et refuse le droit à l’appel ou double degré de juridiction.

Le Gouvernement du Sénégal n’a jamais répondu en son temps à ces remarques.

Pour notre auteur, rappelons que les décisions de la Cour d’appel s’appellent des arrêts. Elles sont susceptibles de pourvoi devant la Cour de Cassation de la Cour Suprême, seulement si le droit est violé dans la procédure, la motivation ou l’interprétation. C’est pourquoi la cassation est une voie de recours extraordinaire.

Les arrêts de la CREI ne sont susceptibles d’aucun recours ordinaire. C’est la loi N° 81-53 du 10 juillet 1981 créant la CREI qui limite les recours ainsi qu’il suit :
au niveau de la Commission d’Instruction, l’article 13 dispose : les décisions de la Commission d’Instruction ne sont susceptibles d’aucun recours. Mais, exception dans l’exception, en cas de non lieu, l’arrêt de non lieu peut être frappé d’appel devant la CREI par le Procureur Spécial mais pas par le prévenu. On reste ébahi devant une telle iniquité, un tel déséquilibre entre deux parties qui sont sensées être à égale distance des juges.
au niveau des voies de recours contre les arrêts de la Cour l’Article 17 limite les recours à la cassation.

L’auteur de la lettre du Sénégal ne semble décidément pas avoir lu la loi du 10 juillet 1981.

Il écrit ‘’assurément, cette affirmation s’avère non fondée puisque M. Karim Wade a interjeté appel de son jugement en saisissant la Cour Suprême. Trois fautes de droit dans une même phrase :

M. Karim Wade n’a pas ‘’interjeté appel’’ mais ‘’s’est pourvu en cassation’’ ;

M. Karim Wade, stricto sensu, a saisi la Cour de Cassation et non la Cour Suprême. Même s’il est vrai que la première est dans la deuxième, les deux ne se confondent pas, pas plus qu’on ne confond l’œuf et la poule même si l’un est dans l’autre.

L’auteur fait une grave confusion entre un pourvoi devant la Cour Suprême qu’avait exercé Karim par suite du refus du Greffier en Chef qui, requis le 22 avril 2013 pour inscrire un pourvoi contre le refus de la Commission en date du 17 avril 2013 de recevoir son recours, avait refusé à son tour et l’arrêt condamnant Karim Wade le 23 mars 2015, frappé d’un pourvoi en cassation du prévenu et actuellement pendant devant la Cour de Cassation.

Le premier pourvoi avait été déclaré recevable par la Cour Suprême avant qu’un rabat d’arrêt abusif n’intervienne opportunément et un arrêt interprétatif du Conseil Constitutionnel ne vienne statuer ultra petita en allant bien au delà de la demande incidente de la Cour Suprême qui demandait simplement un avis de conformité ou non d’une décision, prétexte saisi par le Conseil Constitutionnel pour légitimer la CREI et la déclarer conforme à la Constitution.

L’auteur, parlant de Karim Wade dit ‘’son jugement’’ faisant allusion à arrêt du 23 mars 2015 qui l’a condamné à 6 ans de prison et de lourdes amendes.

Enfin, baroud d’honneur, l’auteur ajoute que le Groupe de travail n’a pas pour vocation de se prononcer sur la légalité ou la légitimité de la CREI. En disant cela il enfonce une porte ouverte car le Groupe dit très clairement que son propos n’est pas de se prononcer sur ces questions de légitimité mais d’apprécier si le Sénégal a respecté ou non ses engagements qui découlent des conventions et traités qu’il a signés, promulgués et intégrés dans son droit interne.

A ce sujet il est curieux de constater que la lettre du Sénégal, comme la réponse du 29 mai 2015, reste muette sur les violations internationales constatées par le Groupe de travail telles que l’inobservation totale ou partielle des normes internationales relatives au droit à un procès équitable établies par la Déclaration universelle des droits de l’homme, DUDH, ainsi que les instruments pertinents acceptés par le Sénégal et leurs principes, de même les ONG, notamment la Fédération Internationale des droits de l’homme, FIDH, la Rencontre Africaine pour la défense des droits de l’homme RADDHO et la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples, CADHP et du PIDCP.

Décidément l’Etat du Sénégal et ses avocats ne semblent pas trop à l’aise avec le droit international public.

Nous avons dit que la demande de l’Etat du Sénégal était dilatoire car il avait largement le temps de développer tous ses arguments dans sa réponse, même irrecevable, du 29 mai 2015 et dans son résumé, le DIPLOMAIL du 17 juin 2015. Qu’est ce qu’il peut dire de plus qui ne put être dans ces deux documents ?

Ces deux documents étant vides et hors de propos, tout se passe comme si l’Etat du Sénégal avait été lâché par ses tonitruants avocats qui n’ont que l’injure à la bouche, à défaut d’arguments juridiques car on ne me fera pas croire qu’aucun de ces avocats grassement payés n’avait songé, un seul instant, inscrire dans son calepin ou sa tablette la date limite de dépôt de la réponse à la requête déposée par Karim Wade devant le Conseil des Droits de l’homme et son Groupe de travail sur la détention arbitraire. A moins qu’il ne s’agisse d’une astuce d’avocats sans arguments qui ont préféré laisser passer sagement les délais pour ne pas se couvrir de ridicule devant le monde entier.

Papa Younous Sarr
Doctorant en droit

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La grande forfaiture des intellectuels d’aujourd’hui, c’est que quand ils sont face à un défi dont ils ne peuvent venir à bout par une démarche discursive probante, ils procèdent à un déplacement très astucieux du problème. Un déplacement de la problématique : c’est exactement ce que le PM et son garde des sceaux ont fait à l’Assemblée nationale à propos d’une interpellation sur l’Avis du groupe de travail de l’ONU à propos de la détention de Karim Wade. Le premier est allé fouiller dans les archives du Sénégal pour nous rappeler que des sénégalais ont eu à diriger ce groupe : qu’est ce qu’une telle information est venue faire ici ? Est-ce pour signifier que parce que des sénégalais ont travaillé avec cet instrument de l’ONU, alors il doit être démystifié et dévalué ? Le PM s’enfonce curieusement dans une divagation mystérieuse en expliquant que le groupe de travail n’a pas dit que la CREI était illégale, etc. Or, qui a jamais interpellé le groupe de travail à ce sujet et quel rapport y a-t-il entre l’avis du groupe de travail et cette problématique de la légalité de la CREI ?

La plaidoirie du PM prouve définitivement, et de façon apodictique, que ce dossier de Karim Wade est purement politique et que l’État du Sénégal gère l’opinion publique et non la justice. C’est clair maintenant que la préoccupation de ce régime est non l’expression du droit, mais plutôt le fait de désigner quelqu’un à la vindicte populaire pour lui appliquer une justice scélérate. Le baragouinage de Sidiki Kaba est venu rendre davantage suspecte la démarche du gouvernement dans l’affaire Karim Wade. Alors que l’Avis du groupe de travail de l’ONU parle de « détention arbitraire » et de l’obligation faite à l’État du Sénégal de « dédommager » Karim Wade (ce qui implique que ce dernier est victime d’une procédure et, par conséquent, d’une justice, arbitraires) le garde des sceaux lui trouve un moyen de plaider la légalité de la CREI et patati, patata.

Si ce ministre passait un examen, il serait à coup sûr recalé avec la mention HORS-SUJET : pour ne pas avoir à répondre à la question principielle de la raison de la forclusion du Sénégal, il a simplement diverti les députés et les Sénégalais. Le problème pour les citoyens sénégalais ce n’est plus de savoir si vous allez oui ou non libérez Karim : votre arbitraire suffit à faire de lui ce que vous voulez, mais vous ne réussirez jamais à convaincre la communauté internationale, les gens lucides, c’est-à-dire, affranchis de toute passion vindicative, que la détention de Karim n’est pas arbitraire. Personne n’a jamais été jugé comme Karim au Sénégal et personne ne le sera plus, sauf à vouloir installer dans ce pays un cycle de justice revancharde. On ne peut pas créer une loi pour une catégorie de personne et prétendre qu’on rend justice au nom du peuple.

On peut bricoler dans tous les secteurs de la politique sans grand risque, mais quand on se met à bricoler la justice, c’est la fin de l’État de droit et, par ricochet, de la démocratie. Et ça personne ne vous le pardonnera et votre réputation en pâtira pour l’éternité : si vous choisissez la souillure aux dépens de la dignité, c’est votre droit, mais vous ne pouvez pas souillez l’intelligence du peuple tout entier. C’est humain de glisser sur la pente de l’erreur, mais préférer fermer ses yeux pour ne pas voir le soleil n’est que entêtement et aveuglement. La force d’un État c’est sa justice, sa faiblesse, c’est l’injustice et sa mort, c’est l’arbitraire (au sens de ce qui, relevant d’une volonté unique, présente un caractère abusif et injuste). Et rappelez-vous que même les bêtes fauves savent défendre leur territoire, ce qu’ils ne peuvent cependant pas faire c’est le justifier.

Alassane K. KITANE, Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès
Kitane.unbloge.fr

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Chers, collègues,

REFUSONS DE TERNIR L’IMAGE DE NOTRE INSTITUTION

REFUSONS LES RÉFORMES SCÉLÉRATES ET LIBERTICIDES

SAUVEGARDONS NOS ACQUIS DÉMOCRATIQUES

PENSONS AUX LUTTES ET SACRIFICES DU PEUPLE SÉNÉGALAIS PENDANT DES GÉNÉRATIONS…

ILS VOUS DISENT qu’un dixième (1/10ème) de l’assemblée nationale pour constituer un groupe parlementaire est un retour à l’orthodoxie après une réforme de 2008 qui a amené le nombre à 10.

C’EST ERRONÉ! Déjà en 2002 la volonté de consacrer une avancée démocratique  et faciliter la constitution de groupes parlementaires avait poussé le législateur à réduire le nombre à 10. C’est la loi 2002-20 du 15 mai 2002 qui dispose en son article 20  » les députés peuvent s’organiser en groupe, par affinités politiques : aucun groupe ne peut comprendre moins de dix membres…. »

ILS VOUS DISENT qu’ils vont augmenter à 15 le nombre de députés requis pour constituer un groupe parlementaire parce qu’il faut « retenir une base objective devant permettre la détermination du nombre requis de députés pour l’exercice d’un droit particulier ».

C’EST INSENSÉ! Ils font une comparaison malheureuse en parlant de saisine du conseil constitutionnel qui exige 15 députés. De même que le dépôt d’une motion de censure. Cette comparaison ne repose sur aucune base objective. En effet, chaque activité parlementaire a une signification qui lui est propre et obéit à des exigences différentes. En France, par exemple, si pour constituer un groupe il faut 15 députés sur les 577 que compte l’assemblée nationale, il faut 60 députés pour saisir le conseil constitutionnel (article 61 de la constitution française). Et pour une motion de censure, elle doit être présentée par au moins 1/10e des députés (art 49 constitution française).

Il s’y ajoute qu’avec cette réforme le Sénégal qui a toujours été un exemple de démocratie et de défense des libertés fera moins que les pays de la sous-région comme le Mali qui est à 10 députés pour constituer un groupe. De même que le Burkina Faso. En côte d’Ivoire il suffit simplement d’avoir 8 députés pour constituer son groupe parlementaire sur les 255 que compte l’assemblée nationale…Et même avec le nombre de 10 députés requis, le Sénégal ne dispose que de 2 groupes parlementaires au moment où tous les pays précités disposent d’un nombre égal ou supérieur à 5 groupes.

La constitution d’un groupe parlementaire qui est l’expression d’une liberté fondamentale est donc favorisée et facilitée dans toutes les grandes démocraties. Le Sénégal risque d’être une malheureuse exception avec les réformes scélérates envisagées.

ILS VOUS DISENT que le fait de priver un démissionnaire d’un groupe d’intégrer un autre groupe entre dans une « perspective de stabilisation des groupes parlementaires ».

C’EST UNE APPROCHE LIBERTICIDE ! Un motif insensé et complètement décalé de l’essentiel. Ce qu’ils doivent savoir est que ce sont les acquis démocratiques des députés qui doivent être stabilisés et non les groupes parlementaires. Ces groupes découlent d’une volonté des députés et de leur liberté d’adhésion. Comme le dispose l’article 20 du règlement intérieur de l’assemblée nationale sénégalaise  » les députés peuvent s’organiser en groupe, par affinités politiques ». Ce sont donc les députés qui créent des groupes et non le contraire. Ils risquent cependant d’être privés de leurs droits élémentaires si cette honteuse proposition de loi scélérate passe dans son intégralité.

REFUSONS LA MANIPULATION, REFUSONS LE RECUL DÉMOCRATIQUE

VIVE LA DÉMOCRATIE, VIVE LA LIBERTÉ

 

 

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Sorti avec détermination des flancs du PDS, suite à de nombreuses obstructions systématiques  érigées à son encontre, après avoir été l’un des plus éminents Premiers Ministres du gouvernement du Président Maître Abdoulaye Wade,  qui a conduit les réalisations concrètes des grands chantiers de ce dernier, le jeune et ambitieux Macky Sall choisit de se déconnecter complètement de cette formation pour créer son propre parti l’APR, en 2009.

 

Sans tarder,  il fait quatre fois le tour du Sénégal à travers villes, villages et hameaux,  parcourt les grands pays de l’Afrique de l’ouest et du centre,  les grands pays d’Europe et d’Amérique, partout  où il y a une forte affluence des Sénégalais de la Diaspora, avec en bandoulière un Programme politique,  économique et social intitulé «  Yoonu Yokute »

 

En Mars 2012, il arrive à la deuxième place au premier tour des élections présidentielles. C’est là où il réussit la première prouesse politique  en réalisant une alliance large de toutes les formations qui s’opposaient à WADE et devient ainsi Président de la République du Sénégal, après seulement trois ans d’opposition,  une consécration  qu’on ne retrouve nulle part dans le Continent.

 

La deuxième prouesse sans précédent, est le partage démocratique de l’exercice du Pouvoir avec toutes les forces politiques qui l’avaient accompagné et maintenir cette alliance trois ans durant, malgré quelques divergences savamment contenues; ce qui ne manquera pas d’évoluer inexorablement vers un plus large rassemblement.

 

La troisième prouesse qui a surpris le monde entier, est l’engagement de Macky Sall de  ramener son mandat de 7 à 5 ans, une volonté clairement exprimée ; ce qui est encore inédit dans les anales du Continent et ailleurs.

 

La quatrième  prouesse est celle qui est relative à la fin tragique de l’ère Khadafi qui a entraîné des dérives qui se sont répandues au Mali, au Nigéria et dans toute l’étendue du Sahel où le Président Macky Sall a eu le courage retentissant devant ses pairs, lors de la dernière session de la Francophonie tenue à Dakar, de demander aux destructeurs occidentaux de l’Etat Lybien d’intervenir pour éteindre le feu qu’ils ont allumé en Lybie.

 

Tout cela, osons le dire, force l’admiration de tous les chefs d’Etat du Continent et du Monde… 

 

Le Plan Sénégal Emergent, une reformulation plus concrète et plus approfondie du « Yoonu Yokute » qu’il a soumis  dans un premier temps aux traditionnels bailleurs de fonds occidentaux, sans préjuger d’autres voies de recours vers les pays émergents du sud tels que les pays de Chine, de l’Inde, du Brésil, de la Corée du Sud et le Royaume d’Arabie Saoudite en particulier et j’en passe, est sur le point d’être une cinquième prouesse qui mènera le Sénégal vers son Emergence au grand bonheur des populations.

 

C’est l’évidence, nul ne saurait être Prophète chez soi !!!

 

Pendant que l’aura du Président de la République Macky SALL  se répand dans le Monde entier, une certaine opposition s’agite dans le pays. Mais la pire est celle qui pousse à l’organisation  d’un Référendum en 2016, des élections présidentielles et législatives en 2017, pour estime-t-elle   le respect de la parole donnée.

Dans un pays de grande pauvreté où tout est priorité que vaut la parole du politicien Macky SALL,  par rapport à l’intérêt du Sénégal ?

Trois grandes élections en deux ans, c’est en même temps des dépenses faramineuses pour le pays qui frisent à environ cinquante milliards de nos francs. Et tous les sénégalais patriotes ont fini de comprendre que l’état d’esprit de ces opposants qui poussent à ce que ces dépenses lourdes de conséquences soient engagées, le font pour le seul aboutissement de leur intérêt égoïste de  reconquérir le Pouvoir !

 

Au lieu de dépenser ces milliards pour un Référendum et une élection présidentielle anticipée, cette manne financière ne pourrait-elle pas servir à l’Etat pour atténuer les charges relatives aux impératifs de l’acre3 de la décentralisation qui peine à démarrer ses activités, à répondre des attentes du règlement des droits des enseignants, des étudiants, des travailleurs de la santé et le financement des agriculteurs en vue de l’autosuffisance en riz pour 2017 ?

 

Par conséquent, pousser le Président de la République vers ces élections est un acte antipatriotique !

 

Toute la classe politique, les leaders d’opinion et les populations doivent être sensibles  à cette situation pour dénoncer  ces velléités antinationales!

 

Je termine mon propos en abordant la lancinante question de l’Enrichissement illicite, qui me semble-t-il, doit normalement interpeler tous les acteurs  qui ont eu à assurer l’exercice du pouvoir de 1960 à nos jours.

Toutefois, je partage l’opinion assez répandue dans le pays qui recommande pardon et réconciliation sur l’essentiel pour préserver autant que possible cette denrée précieuse de PAIX CIVILE et de CONCORDE NATIONALE, indispensables pour conduire le Sénégal vers son EMERGENCE.

 

Richard-Toll, le 23 Juin 2015.

 

Issa SAM, Enseignant,

Chevalier de l’Ordre du Mérité/1999

 A Richard-Toll.

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C’est une constante dans notre pays que les musulmans entament et terminent le jeûne du mois béni de Ramadan dans la dispersion, en dépit de l’existence d’une commission d’observation du croissant lunaire opérant toute l’année. Inacceptable, voire irrationnel, quand on sait que les musulmans ont les mêmes référence doctrinales ; l’exhortation coranique est pourtant très explicite :

(59) Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité. Puis si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez cela à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement). (4. Les Femmes : 59 – An-Nisâ’)

En vérité, la désunion des musulmans tient à un contentieux doctrinal quasi insoluble entre les différentes confréries ; ce qui fait que les khalifes des uns et des autres ne peuvent que se tolérer et continuer d’être d’éternels ‘’rivaux’’’, en dépit de l’entente de façade ; sinon, comment le khalife d’une voie (tariqa) ayant rompu le jeûne pourrait-il être désavoué solennellement par son homologue, khalife d’une autre tarikha ? Oui, il n’y aura jamais de concorde entre nos confréries ; et cela tient essentiellement à ce contentieux originel entre nos illustres prédécesseurs – Un problème de leadership !!! et très vraisemblablement, c’est Dieu – qui fait ce qu’il veut, dirige qui Il veut et égare qui Il veut (sans exception) – qui en a décidé ainsi, afin de nous éprouver et de susciter une émulation (concurrence), conformément à sa coutume :

(48) … Si Allah avait voulu, certes, Il aurait fait de vous tous, une seule communauté. Mais Il veut vous éprouver en ce qu’Il vous donne. Concurrencez-vous donc dans les bonnes œuvres. C’est vers Allah qu’est votre retour à tous ; Il vous informera de ce en quoi vous divergiez. (5. La Table Servie : 48 – Al-Mâ’idah)

Le Hadith confirme cette épreuve qui est véritablement à l’origine de la division des musulmans – Une fatalité !

Mu’adh b. Jabal rapporte ces propos du Prophète (PSL) : « … J’ai demandé trois choses à Dieu en faveur de ma communauté. Il m’en a accordé deux, mais Il m’a refusé la troisième. … Je lui ai demandé de ne pas les soumettre à des dissensions internes, mais Il me l’a refusé ». (Ibn Mâja).

Et de préciser que ce n’est pas que Dieu ne souhaite pas l’unité ; il ne veut que nous éprouver ; sinon, il n’aurait pas exhorté au rassemblement :

(103) Cramponnez-vous tous ensemble au “Habl” (câble ou corde) d’Allah et ne soyez pas divisés ; et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Allah vous montre Ses Signes, afin que vous soyez bien guidés. (3. La Famille d’Imran : 103 – Al-Imrân)

Et en cette ‘’fin des temps’’ (âkhirou zamân), c’est le Mahdi qui est incontestablement le rassembleur attitré et donc la ‘’corde de Dieu’’ ; il viendra parachever la mission du Prophète (PSL) ; et en son nom,  il remettra les pendules à l’heure, en s’en prenant vertement aux oulémas qui auront dévié de l’orthodoxie ; c’est dire que son avènement entraînera forcément un nouvel ordre mondial qui remettra en cause même le leadership de la Mecque et de toutes les villes dites saintes, du fait des importantes grâces afférant à sa mission et que l’on ne trouvera nulle part ailleurs. Oui, après le rappel à Dieu du Prophète (PSL), personne ne peut justifier une mission dans l’Islam, en dehors de celle du Mahdi (Retour de Jésus fils de Marie) ; et c’est dire qu’il ne peut pas y’avoir d’avenir pour une confrérie (ou une communauté religieuse) en dehors de cette perspective (avènement du Mahdi). Mais à quel Mahdi se fier ? C’est là véritablement toute la problématique !!! Et c’est dire la nécessité absolue d’un dialogue intra et interreligieux sans détours.

En effet, beaucoup d’’’Hommes de Dieu’’ se sont proclamés Mahdi, mais le Prophète (PSL) nous a certifié et assuré que ‘’celui qui se proclamera comme Jésus ou Mahdi sans raison, sera sa propre réfutation par ses propos et actes’’ ; selon lui (PSL), Jésus sera un Arabe à son retour, un descendant de Fatima – la fille de l’Envoyé de Dieu – et séjournera obligatoirement à la Mecque (Hajj ou Umra’) ; quant au Mahdi, quoique descendant de Fatima, il sera un Noir Africain et séjournera aussi à la Mecque. Enfin, selon le Prophète (PSL), on ne s’autoproclame pas Mahdi ; et celui qui s’autoproclame Mahdi est de facto sa propre réfutation ; en effet, le Mahdi sera d’abord caché (‘’une nuit’’), puis il sera révélé par son Confirmateur et ils constitueront deux pôles visibles (‘’deux jours’’)]. Et concrètement, il n’est donc d’autre Mahdi que son confirmateur, car chargé d’apporter les preuves décisives (irréfutable) !!!

Au demeurant, l’erreur fatale qu’il faut éviter, c’est de vouloir élucider la problématique du Mahdi en se fondant exclusivement sur le Coran ou le Hadith ; il faut nécessairement articuler les deux (Coran et Hadith) ; sinon, on s’égare irrémédiablement. En vérité, le Mahdi n’est que l’ultime vivificateur de la religion – et donc le sceau de la chaîne des ‘’vivificateurs de la religion’’ remontant jusqu’au Prophète (PSL) et que Dieu envoie au début de chaque siècle pour cette mission (Sakhawi, al-Maqasid al-Hasana). Oui, il ne s’agit que d’une seule et même mission !!!

Et certes, pour reconnaître le Mahdi authentique, il faut nécessairement connaître son profil enseigné par le Prophète (PSL), et mentionné tantôt, mais surtout savoir apprécier avec lucidité les preuves décisives apportées par les différents prétendants à ce titre. Oui, la vérité se distingue de l’erreur (2. La Vache : 256 – Al-Baqarah).

Et dans cette perspective, savoir que la première preuve décisive du Mahdi, c’est de dévoiler le ‘’Pôle caché’’ (‘’al qoutboul maktoum’’), le ‘’Sceau des Saints’’ (‘’al khatimal wilayah’’) qui n’est autre que le ‘’Christ de la Parousie’’ (Jésus fils de Marie revenu), conformément au Coran :

… (253) Parmi ces messagers, Nous avons favorisé certains par rapport à d’autres. Il en est à qui Allah a parlé ; et Il en a élevé d’autres en grades. A Jésus fils de Marie, Nous avons apporté les preuves et l’avons fortifié par le Saint-Esprit [wa âtaynâ (h)îsâ ibna maryama al bayyinâti wa ayyadnâhou bi roûhi’l qoudousi]. … [C’est ce qui fait de Jésus la ‘’Preuve des preuves’’ et le ‘’Sceau des Saints’’ (ou de la Sainteté universelle)]. … (2. La Vache : 253 – Al-Baqarah)

Indéniablement, la mission du Mahdi ne peut se concevoir que dans celle du ‘’Christ de la Parousie’’ (Jésus fils de Marie revenu) annoncée explicitement dans le Saint Coran :

(57) Lorsque le fils de Marie leur est proposé en exemple, ton peuple s’en détourne … (61) Il [Jésus] est la ‘’Science de l’Heure (fin des temps)’’. N’en doutez point. Et suivez-moi : voilà un chemin droit. Que le Diable [l’Antéchist (massih dajjal)] ne vous détourne point ! Car il est pour vous un ennemi déclaré. (63) Et quand Jésus apporta les preuves, il dit : “Je suis venu à vous avec la sagesse et pour vous expliquer certains de vos sujets de désaccord [Il en sera de même à son retour, à la fin des temps ; ce qui en fera l’arbitre attitré et l’incontestable idéologue du siècle !!!]. Craignez Allah et obéissez-moi. (64) Allah est en vérité mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc. Voilà un droit chemin”. (43. L’Ornement : 57-64 – Az-Zukhruf)

Oui, ce n’est qu’en étayant cette mission de Jésus annoncée dans le Saint Coran que le Prophète (PSL) nous a parlé du Mahdi, comme son substitut et continuateur. Ainsi, quoique deux personnages différents, ils ont une seule et même mission, comme l’a enseigné le Prophète (PSL) :

Anas b. Mâlik rapporte ces propos de l’Envoyé de Dieu – sur lui la grâce et la paix – : ‘“… L’Heure (fin du Monde) se lèvera sur les pires des hommes, et il n’est d’autre Mahdi que Jésus fils de Marie”. (Al-Hâkim).

En vérité, il ne s’agit là que d’un raccourci, mais d’un lien fondamental pour raccorder la mission du Mahdi au Coran et donc de la légitimer !!! Au demeurant, la quintessence de la mission du Mahdi (qui est un processus étalée sur le temps ) se trouve résumée dans le Hadith :

[Propos du Prophète (PSL) :] “… Les gens du Maghreb (Afrique) connaîtront les meurtres et la peur ; ils seront victimes de la faim et de la hausse des prix, connaîtront des troubles et se mangeront entre eux. Et c’est à ce moment qu’apparaîtra à l’extrême du Maghreb (Afrique) un descendant de Fatima – fille de l’Envoyé de Dieu -, qui n’est autre que le Mahdi devant apparaître à la fin des temps ; il sera la première condition de l’Heure (fin du monde) …  … ‘’Le Mahdi apparaîtra à la fin des temps au Maghreb extrême, et portera la victoire devant lui sur une distance de quarante milles. Aucun de ses étendards ne sera mis en déroute … et seront confiés à un groupe auquel Dieu a promis le soutien et la victoire : ceux-là constituent le ‘’Parti de Dieu’’ (hizbu’llah) ». (D’après al-Qurtubi) … “Le Mahdi est un de mes descendants … ; il emplira la terre d’équité et de justice, tout comme elle avait été le théâtre de l’iniquité et de la tyrannie. Il régnera sept années” (Abû Dawûd) …

Et ailleurs, suivant Abû Hurayra, “les jours et les nuits ne passeront pas (fin du monde), tant qu’un homme du nom de ‘’Yayah’’ n’aura pas pris le pouvoir”. (Muslim)

Et là, il est question du ‘’Confirmateur du Mahdi’’ – Allusion à la confirmation de Jésus fils de Marie, lors de son premier avènement, par le Prophète Jean Baptiste (Yahyah) – ; et c’est ce dernier (surnommée aussi la ‘’Bête apocalyptique’’) qui héritera le pouvoir du Mahdi ; et selon le Prophète, il sera doté du ‘’Sceau de Salomon’’ et du ‘’Bâton de Moïse’’ (Rapporté par Ibn Mâja). Et à l’évidence, avec un tel armada mystique, il convaincra forcément, tant les musulmans (toutes obédiences confondues) que les ‘’gens du Livre’’ (les chrétiens et les juifs) – car telle est la volonté d’Allah !!!

(81) Et dis : « La Vérité est venue et l’Erreur a disparu. Car l’Erreur est destinée à disparaître ». (17. Le Voyage Nocturne : 81 – Al-Isrâ’) … (18) Bien au contraire, Nous lançons contre le faux la vérité qui le subjugue, et le voilà qui disparaît. Et malheur à vous pour ce que vous attribuez injustement à Allah. (21. Les Prophètes : 18 – Al-Anbiyâ)

Oui, un missionnaire s’enracine toujours dans la vérité, jusqu’à ce que les incrédules rallient sa cause ; et il finit toujours par triompher, en dépit du petit nombre de ses adeptes.

(21) Allah a prescrit : “Assurément, Je triompherai, moi ainsi que Mes Messagers”. En vérité Allah est Fort et Puissant. (58. La Discussion : 21 – Al-Mujadalah) … (249) … « Et combien de fois une troupe peu nombreuse a, par la grâce d’Allah, vaincu une troupe très nombreuse !  Allah est avec les endurants ». (2. La Vache : 249 – Al-Baqarah)

Et telle est la mission dont le vénéré khalife, Serigne Babacar SY, est l’incontournable maître d’oeuvre – celle du Mahdi, khalife de heikh Ahmad TIDJANI Chérif – le ‘’Sceau des Saint’’ (al-khatimal wilayah), l’unique titre que l’on peut légitimer dans le Coran et que votre serviteur a l’insigne privilège de rétro confirmer. Il n’y’a pas une autre alternative pour rassembler les musulmans dans la vérité ; et cela ne se fera que dans la division et donc dans la douleur – Un miel amer !!!

https://docs.google.com/document/d/1aF9P4i6XZ5V7ABsE-1Yz5xrdE-axPljjYimtahwvULQ/edit?usp=sharing

 

DOCTEUR MOUHAMADOU BAMBA NDIAYE

Ancien Interne des Hôpitaux de Dakar

Pédiatre à Thiès

Recteur de l’Université Virtuelle ‘’La Sagesse’’ de la Fondation Serigne Babacar SY Ihsaan – Bienfaisance (Thiès).

Rétro confirmateur (Consolateur) du Mahdi, Son Eminence Serigne El Hadj Madior CISSE, fils spirituel de Serigne Babacar SY, khalife de Cheikh Ahmad TIDJANI Chérif – le ‘’Sceau des Saints’’ et ‘’Christ de la Parousie’’ (Jésus fils de Marie revenu). (1) à (5)

http://sites.google.com/site/missionmahdi/

http://sites.google.com/site/universitevirtuellelasagesse/

 

REFERENCES (Du même auteur) :

(1) La paix des confréries (tarikhas) ne se fera que par la division !!! [Mission du Mahdi (Retour de Jésus fils de Marie)]. https://docs.google.com/document/d/1o7cT3GV1BL6KgZfx5sMU1j1E8waEuBr2B885Q3hNXpM/edit?usp=sharing

(2) Réfutation décisive des allégations des détracteurs de Cheikh Ahmad TIDJANI Chérif !!! [Une exclusivité de la mission du Mahdi (Retour de Jésus fils de Marie)]. https://docs.google.com/document/d/1GVrxS03WrN4dPVDByGu9yyEaROZP3CUbXg5AJNYQR0A/edit?usp=sharing

(3) L’Antéchrist (‘’massih dajjal), le seul responsable !!! (L’ultime tentative de Satan, l’ennemi déclaré !!!). https://docs.google.com/document/d/1tPGKsRwVN7VvDHbUTLLlFyZa9Uat6y3JevVq02cxDro/edit?usp=sharing

(4) A quel Mahdi ou Pôle (khoutb) se fier ? Un inéluctable ‘’Tsunami religieux’’ (‘’Chaos salvateur’’) en perspective !!! https://docs.google.com/document/d/1q108QjPr9k1K6plGrHAENXypLCXsWSv3OTSbRspFJlI/edit?usp=sharing

(5) [Audio (En Wolof) 12min] Dévoilement du ‘’Sceau des Saints’’ !!! Par Docteur Mouhamadou Bamba Ndiaye (Rétro confirmateur du Mahdi). http://www.drivetunes.org/app/?state=%7B%22ids%22:%5B%220B12vvSpH-svNdlRsdEVzWUdaWDg%22%5D,%22action%22:%22open%22,%22userId%22:%22104207984972597841445%22%7D#/selected/

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A l’occasion du premier jour du ramadan, le Premier ministre de Grande-Bretagne David Cameron a souhaité exprimé ses vœux aux musulmans du pays. Le premier ministre n’a pas manqué de tarir d’éloges la communauté musulmane, dont les valeurs coexistent avec les principes “universels” :
« Nous voyons aujourd’hui que les musulmans britanniques sont ceux qui donnent le plus en charité que n’importe quel autre groupe religieux, accomplissant par là leur devoir sacré de Zakat et améliorant la condition de ceux dont la vie a été gâchée par les conflits et les catastrophes ; »a t-il tenu a exprimé, insistant sur l’idée « d’une nation unie, de la Grande-Bretagne comme un pays où chacun peut trouver sa place, quel que soit son origine ou l’endroit d’ou il vient. Ils prouvent que ce pays peut être celui où votre réussite n’est pas déterminée par votre couleur, votre communauté ou religion, mais par votre talent. »
Un discours bienveillant et touchant pour la communauté musulmane d’Angleterre. A quand la même chose en France ?

Par El hadji Diagola

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La SENELEC est l’entreprise nationale qui a la mission de fournir de l’électricité aux ménages, aux entreprises et autres. Un sondage montrerait facilement que depuis plusieurs années, les pouvoirs publics et les différents usagers de l’entreprise sont insatisfaits des services de cette société.

Pour les pouvoirs publics et les entrepreneurs, les contreperformances continues de la SENELEC hypothèquent les efforts de développement industriel du pays. En effet, qui ne maitrise pas la fournir d’énergie aux entreprises ne peut espérer développer le pays. Cela explique certainement l’intérêt que les autorités ont toujours porté sur cette entreprise ultra-stratégique mais qui est actuellement le maillon faible des leviers de développement du pays. Plusieurs fois mise sous perfusion, la maladie de la SENELEC ne fait que s’aggraver.

La SENELEC est un vrai casse tête sénégalais. Avec des ingénieurs et techniciens  hautement qualifiés et particulièrement compétents, des usagers qui paient au prix fort l’électricité et un Etat qui investit et subventionne, on ne comprend pas pourquoi la SENELEC n’arrive pas à se moderniser pour satisfaire enfin les consommateurs, les entreprises et l’Etat :

  • On a changé plusieurs fois de directeurs généraux mais la SENELEC est toujours inefficace ;
  • L’Etat a investit dans la construction de centrale électrique mais la SENELEC ne satisfait toujours pas les usagers;
  • Des plans de sauvetage de l’entreprise ont été montés et exécutés mais la SENELEC est toujours contreperformante ;
  • L’Etat a injecté des milliards de Francs CFA dans les caisses de la société mais la SENELEC est toujours moribonde.

Récemment, sur le plateau d’une télévision sénégalaise, on a écouté le personnel de l’entreprise portait de graves accusations sur la direction générale de la SENELEC. Je regrette de ne pas avoir la version de l’équipe dirigeante sur ces accusations.

Tout semble montrer que la SENELEC n’est pas dirigée par les méthodes modernes de management des entreprises. La maladie de la SENELEC n’est pas seulement d’ordre technique ou financier et elle n’est pas liée à une défaillance de l’Etat. Toutes les conditions semblent donc réunies pour guérir cette entreprise qui conditionne pour beaucoup la réussite du PSE. La SENELEC est une société, à mon avis, viable, rentable et modernisable. Pourquoi depuis plusieurs décennies cette société clef de l’architecture industrielle du Sénégal ne se modernise pas comme la SONATEL et la SDE ?

A mon avis, le problème de la SENELEC relève d’un management dépassé, aux antipodes des techniques modernes de gestion des entreprises. Un ingénieur ou un cadre rompu aux techniques de management moderne guérirait vite ce malade qui nous goute si cher.

Le Président Macky Sall a bien fait de réagir rapidement après les coupures d’électricité inacceptables de ces derniers jours. Le Président a apporté la bonne réponse à une situation qui ne doit plus se répéter. Le Sénégal doit viser zéro coupure en 20016.

A mon avis, pour redresser la SENELEC, la démarche à suivre est la suivante :

  • Ecouter le personnel : cadres, syndicats ;
  • Ecouter les consommateurs ;
  • Ecouter les partenaires ;
  • Faire l’état des lieux sans complaisance ;
  • Elaborer un plan stratégique de redressement de la société en  mettant l’accent sur la satisfaction des ménages, des entreprises et de l’Etat ;
  • Faire accepter ce plan par toute l’entreprise et obtenir l’engagement de tout le monde ;
  • Engagement très net et ferme de la direction pour l’exécution du plan ;
  • Identifier des indicateurs de performance pour suivre en temps réel la matérialisation du plan ;
  • Mettre en place une vraie direction de la communication pour améliorer les relations ‘(très mauvaises) avec les usagers. Il faut que la SENELEC dise la vérité aux usagers et à l’Etat ;
  • Engagée l’entreprise dans la politique de la qualité qui est un moyen de rationaliser les ressources et de garantir aux usagers la satisfaction à tout moment.

Le Président Macky Sall vient de nommer Monsieur Mackhtar Cissé Directeur Général de la SENELEC. Je pense que l’homme a le profil. Son trajectoire avant d’atterrir à la station SENELEC plaide en sa faveur.

Toute fois, les usagers de la SENELEC ne se fient plus qu’aux résultats. Bonne chance Monsieur Cissé. Votre réussite est notre avantage et notre attente.

 

Pr. Demba SOW

Docteur Centralien Paris

Ecole Supérieure polytechnique UCAD

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XALIMA NEWS - Après la sortie récente de son ex petite amie Rachelle Graham, l'ancienne miss de Newcastle dans le journal ''The Sun'', l'international...

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