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><channel><title> &#187; 50 ans</title> <atom:link href="http://xalimasn.com/category/dossiers/50-ans/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://xalimasn.com</link> <description>Tout sur le senegal</description> <lastBuildDate>Thu, 17 May 2012 12:16:40 +0000</lastBuildDate> <language>en</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.3.2</generator> <item><title>La tentative d’arrêt du ‘’Réveil du Sénégal’’ ou la première entrave à la liberté de la presse. Par Ndèye Maguette Sèye</title><link>http://xalimasn.com/la-tentative-d%e2%80%99arret-du-%e2%80%98%e2%80%99reveil-du-senegal%e2%80%99%e2%80%99-ou-la-premiere-entrave-a-la-liberte-de-la-presse-par-ndeye-maguette-seye/</link> <comments>http://xalimasn.com/la-tentative-d%e2%80%99arret-du-%e2%80%98%e2%80%99reveil-du-senegal%e2%80%99%e2%80%99-ou-la-premiere-entrave-a-la-liberte-de-la-presse-par-ndeye-maguette-seye/#comments</comments> <pubDate>Mon, 03 May 2010 21:18:29 +0000</pubDate> <dc:creator>Samory</dc:creator> <category><![CDATA[50 ans]]></category> <category><![CDATA[ACTU+]]></category> <category><![CDATA[DOSSIERS]]></category> <category><![CDATA[NOTRE HISTOIRE]]></category><guid
isPermaLink="false">http://xalimasn.com/?p=14611</guid> <description><![CDATA[(APS) &#8211; Le traitement médiatique de l’affaire d’un chef de guerre de la résistance, Samba Laobé Fall, tué lors d’une échauffourée avec un colon, a valu au journal Le Réveil du Sénégal de s’attirer les foudres d’une partie de la population autochtone. Le 6 octobre 1886, Samba Laobé Fall est tué à Tivaouane au cours [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>(APS) &#8211; </strong> Le traitement médiatique de l’affaire d’un chef de guerre de la résistance, Samba Laobé Fall, tué lors d’une échauffourée avec un colon, a valu au journal Le Réveil du Sénégal de s’attirer les foudres d’une partie de la population autochtone.</p><p>Le 6 octobre 1886, Samba Laobé Fall est tué à Tivaouane au cours d’une échauffourée avec un détachement français commandé par le lieutenant Chauvey. Un événement qui est salué par le journal officiel de la colonie, Le Moniteur du Sénégal, qui voit ‘’une nouvelle journée glorieuse’’ et considère que ‘’le Damel avait été puni pour son insolence’’.</p><p>Le Réveil du Sénégal juge sévèrement l’évènement dans son numéro du 10 octobre 1886 et stigmatise ce qu’il appelait ‘’l’exécution de Samba Laobé’’.</p><p>L’opinion européenne de la colonie semble émue de cette interprétation du Réveil du Sénégal. Les notables des communes de Saint-Louis et de Dakar signent même des motions. Elles les publient dans le journal officiel, Le Moniteur du Sénégal. Ce qui conduit le gouvernement du Sénégal à demander à Paris ‘’d’agir contre la presse’’.</p><p>La métropole refuse et conseille au gouverneur de ‘’vivre avec la liberté de la presse et mépriser la calomnie’’. C’est la première tentative du musellement d’une presse libre au Sénégal, qui fort heureusement se solde par un échec.</p><p>Cependant, la presse n’a pas eu le même bonheur dans le combat qui l’opposait au député Blaise Diagne, alors que jusqu’en 1927, la plupart des grands organes de presse du Sénégal soutenaient son action.</p><p>Subitement, les médias se séparent de Blaise Diagne. La raison d’une telle inimitié est lié au rapprochement du député avec de grandes maisons de commerce françaises et avec le gouverneur dans un pacte dénommé le ‘’Pacte de Bordeaux’’.</p><p>Les journaux sénégalais, qui luttaient dans leur écrasante majorité contre ‘’la toute puissance du Grand commerce’’ en font leur cible principale. Ils le traitent d’ ‘’inféodé aux intérêts des grandes affaires’’, de ‘’vil pion de l’administration coloniale’’.</p><p>Mal leur en a pris puisqu’il pèse de tout son poids pour empêcher l’impression au Sénégal de plusieurs journaux. Des publications qui étaient pour la plupart édités à l’imprimerie officielle sise à Saint-Louis du Sénégal.</p><p>A partir de cette période, les journaux ne sont plus être imprimés. Néanmoins, certains titres sont ronéotypés. Les rares journaux paraissant sont édités à partir de l’extérieur. Ce qui n’était pas à la portée de la presse qui souffrait déjà de l’exiguïté de la clientèle et de la faiblesse des moyens.</p><div
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url="http://xalimasn.com/wp-content/uploads/2010/05/cinquantenaire.jpg" length="10113" type="image/jpg" /> </item> <item><title>Issa Cissé, tirailleur sénégalais : «Le jour où Dakar a été bombardée…»</title><link>http://xalimasn.com/issa-cisse-tirailleur-senegalais-%c2%able-jour-ou-dakar-a-ete-bombardee%e2%80%a6%c2%bb/</link> <comments>http://xalimasn.com/issa-cisse-tirailleur-senegalais-%c2%able-jour-ou-dakar-a-ete-bombardee%e2%80%a6%c2%bb/#comments</comments> <pubDate>Thu, 08 Apr 2010 09:37:58 +0000</pubDate> <dc:creator>Samory</dc:creator> <category><![CDATA[50 ans]]></category> <category><![CDATA[ACTU+]]></category> <category><![CDATA[DOSSIERS]]></category><guid
isPermaLink="false">http://xalimasn.com/?p=11550</guid> <description><![CDATA[Au moment où le pays célèbre durant l’année 2010 le cinquantenaire de son Indépendance, nous avons tendu le micro à Issa Cissé, un tirailleur sénégalais de la seconde génération, celle qui a fait la guerre 39/45. En dépit de ses 88 ans, il a encore les idées bien en place, et dégage une réelle joie [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Au moment où le pays célèbre durant l’année 2010 le cinquantenaire de son Indépendance, nous avons tendu le micro à Issa Cissé, un tirailleur sénégalais de la seconde génération, celle qui a fait la guerre 39/45. En dépit de ses 88 ans, il a encore les idées bien en place, et dégage une réelle joie de vivre. L’homme que nous avons trouvé chez lui aux Hlm, au milieu d’un vaste salon avec pour seul décor sa photo en uniforme militaire, nous a conté l’histoire du bombardement de Dakar. Un récit qui relate un temps colonial où il ne faisait pas bon d’être noir. <strong>Les raisons de l’expédition.</strong><br
/> <img
title="Image" src="http://www.lequotidien.sn/images/stories/actualites/issa_cisse.jpg" border="0" alt="Image" hspace="6" width="145" height="170" />«Je suis ancien tirailleur sénégalais, engagé dans l’Armée française le 4 novembre 1942 à Dakar. Le 23 septembre 1940, Dakar a été bombardée. A l’époque, je travaillais comme apprenti à la marine nationale française. J’ai assisté au bombardement. J’ai tout vu de mes propres yeux. Le conflit a éclaté à cause de deux camps qui s’opposaient pendant l’occupation : ceux qui étaient pour la France libre, et ceux qui sont restés fidèles au gouvernement du maréchal Philippe Pétain, celui-là même qui a signé la capitulation de la France face à l’Allemagne nazie de Adolf Hitler. Tout ce qui intéressait le Général De Gaulle, c’était, comme il l’a dit lui-même, de rallier à sa cause les colonies d’Afrique pour mener la contre-offensive. Or, le gouverneur général de Dakar, Pierre-François Boisson est resté fidèle au gouvernement de Vichy. Malgré tout, De gaulle a tenté le coup et a cherché à débarquer.»</p><p><strong>Stratégies</strong><br
/> «Les hommes du Général ont d’abord commencé par lancer des messages. Ils ont largué au-dessus de Dakar des milliers de tracts pour expliquer leur cause et préparer en même temps les esprits. Ces tracts, ils les appelaient des messages. On y lisait que les hommes de la France libre avaient besoin de Dakar comme base arrière pour aller libérer la France à partir de l’Angleterre. Nous étions adolescents ; je n’avais à l’époque que 17 ans.<br
/> Au sol, les populations de Dakar se sont précipitées sur les tracts sans savoir réellement de quoi il s’agissait. A l’époque, ceux qui savaient lire et écrire en français se comptaient sur le bout des doigts. Les gens fréquentaient plutôt l’école coranique.»</p><p><strong>Bruits de bottes</strong><br
/> «Le bruit ne tarda pas à se répandre que Dakar va bientôt être attaquée en raison de son statut de capitale de l’Afrique occidentale française (Aof),  mais aussi et surtout de sa position stratégique qui en faisait une plaque tournante ouverte sur les tous les continents.<br
/> Le matin du 23 septembre, à la bonne heure, on voit des avions tourner autour du ciel de Dakar. A 10H00, les bombes commencent à tonner et à pleuvoir. C’est le navire de guerre du gouverneur de Dakar qui a ouvert les hostilités en tirant sur le bateau De Gaulle arrimé au large. Vous savez, quand on tire sur vous et que vous avez les moyens de réagir, vous réagissez. C’est ce qu’ont fait les hommes de De Gaulle ; ils ont riposté comme il se devait. Les combats, ce n’était pas de la plaisanterie. C’était à l’arme lourde. Vous imaginez ! Des bombes tombaient sur nous ! Les obus pleuvaient sur Dakar.<br
/> La vie est totalement suspendue dans la capitale. C’est la panique générale. Le gouverneur Boisson, qui est un allié de Vichy, donc un adversaire pour De Gaulle, est intraitable. De Gaulle a dit qu’il va débarquer pacifiquement parce qu’il ne veut pas d’effusion de sang à moins qu’il n’y soit contraint et forcé. Mais sa précaution n’a été d’aucune utilité car le gouverneur vichyste ne lui a pas donné le choix. Je rappelle que lorsque l’Allemagne occupait encore la France, tous les bateaux de guerre qui l’ont pu ont fui pour regagner Dakar. Il y avait un grand bateau qui s’appelait le Roselier, c’était un grand porte-avions. Un vrai mastodonte qui crachait partout et sans cesse du feu ! C’est ce bateau qui tirait sur les soldats de la France libre… En période de guerre, il ne suffit pas d’être innocent pour avoir la vie sauve ; il faut beaucoup de chance.»<br
/> <strong><br
/> Panique générale</strong><br
/> «Les éclats d’obus sont tombés sur nous à la marine. C’était le sauve-qui-peut. Tout le monde court dans tous les sens pour chercher un abri. La marine est bombardée un peu plus tard. Pendant deux jours, nous sommes bloqués dans l’enceinte de la marine. Personne ne peut entrer ni sortir. C’est le désordre total. Tous les murs sont défoncés. Un spectacle désolant. La plupart des habitants de Dakar se réfugient au niveau du Parc de Hann. C’est le seul endroit qui semble présenter des gages de sécurité. Les combats durent 3 jours. De Gaulle, faute d’avoir pu prendre Dakar, est obligé de rebrousser chemin en se repliant sur Brazzaville où il a beaucoup de soutiens. Evidemment, il y a eu beaucoup de morts civils, sans que leur nombre ait pu être établi avec exactitude ou officiellement communiqué.»</p><p><strong>L’horreur pour un Libanais </strong><br
/> «A l’avenue Lamine Guèye d’aujourd’hui, je suis témoin d’une horreur. Nous les sarakholés de Bakel comme c’est de coutume à l’époque, nous avons une chambre sur l’avenue Gambetta, le lieu actuel de ce qui est nommé «salle de ventes». En fait, des copains à moi sont venus se faire un peu d’argent. Lorsque nous quittons les lieux après avoir réussi à quitter la marine pour nous rendre à Hann, les obus pleuvent de plus belle. Au même moment, un Libanais sort de sa boutique. Arrivé entre la salle de vente et l’avenue Faidherbe, un obus le foudroie en lui coupant sa tête. Le pauvre fait plusieurs tonneaux comme une voiture accidentée avant de tomber raide mort. Cela, je l’ai vu de mes propres yeux.»</p><p><strong>Hann, le seul endroit sûr</strong><br
/> «Avant que je ne réussisse à m’extirper de la marine, ma mère est déjà à Hann avec toute la famille. Elle a été bien inspirée. A l’époque Dakar se limitait au seul quartier de la Medina qui va de la rue 22 à la Gendarmerie. Le quartier de Colobane n’existait pas encore.»</p><p><strong>Discrimination dans les rangs</strong><br
/> «Il faut savoir que nous n’avons pas les mêmes droits, nous autochtones du Sénégal… Je marche pieds nus de Sandaga au camp Leclerc car je n’ai pas de chaussures. Nous les indigènes, on nous fait coucher par terre. Quant aux citoyens français des quatre communes, ils ont tout ce qu’il faut. Ils se considèrent naturellement comme supérieurs. Ils ont des costumes cravates. Nous, nous n’avons que des chéchias. Mes camarades d’armes et moi avons trop souffert. Pour la nourriture, nous nous contentons du pain et du riz. Un jour, nous nous sommes révoltés car les chefs nous ont fait transporter des briques sur nos têtes.»<br
/> «Lors de notre séjour à Thiès, nous avons rencontré un bon commandant. Il engage une femme Serere chargée de nous préparer un bon couscous (…) Les colons nous considèrent comme des sous-hommes, des moins que leurs chiens. Aujourd’hui, nous pouvons dire avec certitude et vérité que la France n’a pas été reconnaissante à notre égard. Nous nous étions engagés à ses côtés pour lutter contre le nazisme et libérer son territoire. C’est un sacrifice énorme que nous avions consenti (&#8230;)<br
/> Lorsque De Gaulle lance son appel, il est carrément désespéré. C’est ce qui m’a décidé à entrer dans l’Armée. Le recrutement a lieu alors à la rue de Thiong. Lorsque j’ai été déclaré apte à servir, cela a étonné beaucoup de monde car j’étais tellement petit et chétif. Je ne pèsais que 45 kilos. Le médecin examinateur détaché pour le recrutement est un colonel, c’est le fils de Galandou Diouf. Il m’a donné une tenue courte, un chéchia…»</p><p>lequotidien.sn</p><div
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url="http://xalimasn.com/wp-content/uploads/2010/04/issa_cisse-145x150.jpg" length="8970" type="image/jpg" /> </item> <item><title>Sénégal &#8211; Trois siècles et demi de colonisation française&#8230; et 50 ans « d&#8217;indépendance inachevée »</title><link>http://xalimasn.com/senegal-trois-siecles-et-demi-de-colonisation-francaise-et-50-ans-%c2%ab-dindependance-inachevee-%c2%bb/</link> <comments>http://xalimasn.com/senegal-trois-siecles-et-demi-de-colonisation-francaise-et-50-ans-%c2%ab-dindependance-inachevee-%c2%bb/#comments</comments> <pubDate>Wed, 07 Apr 2010 23:22:42 +0000</pubDate> <dc:creator>Samory</dc:creator> <category><![CDATA[50 ans]]></category> <category><![CDATA[ACTU+]]></category> <category><![CDATA[DOSSIERS]]></category><guid
isPermaLink="false">http://xalimasn.com/?p=11520</guid> <description><![CDATA[Le cinquantenaire de l&#8217;indépendance a été l&#8217;occasion, pour le président du Sénégal Abdoulaye Wade, comme l&#8217;auraient fait tous les chefs d&#8217;État du monde, d&#8217;offrir un spectacle médiatico-politique et de servir à la population de copieux discours, faute de nourritures plus terrestres. Le président a inauguré à cette occasion un monument dédié à la « Renaissance [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Le cinquantenaire de l&#8217;indépendance a été l&#8217;occasion, pour le président du Sénégal Abdoulaye Wade, comme l&#8217;auraient fait tous les chefs d&#8217;État du monde, d&#8217;offrir un spectacle médiatico-politique et de servir à la population de copieux discours, faute de nourritures plus terrestres.<br
/> <a
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/> Le président a inauguré à cette occasion un monument dédié à la « Renaissance africaine », gigantesque famille de bronze de 50 mètres de haut qui aura coûté la somme de 9 milliards de francs CFA (140 millions d&#8217;euros). Devant les critiques suscitées par cette énorme dépense, Wade a prétendu que la construction de l&#8217;œuvre par une société nord-coréenne n&#8217;aurait rien coûté à l&#8217;État, puisque son financement aurait été assuré par la vente d&#8217;un terrain à la caisse de retraite sénégalaise. À l&#8217;État, peut-être, mais à la population ? Pour lui-même, en tout cas, le monument devrait être bénéfique, puisque, s&#8217;en attribuant la propriété intellectuelle, Wade attendrait plus de 30 % des recettes provenant de sa reproduction, et même, selon certains, du restaurant de luxe et de la salle de conférences attenants.</p><p>Espérée en décembre dernier avec la vidéo-participation de Sarkozy depuis la tour Eiffel, l&#8217;inauguration a dû être reportée aux fêtes du cinquantenaire de l&#8217;indépendance. Faute de Sarkozy, le président Wade n&#8217;a eu droit qu&#8217;à Brice Hortefeux, le ministre français de l&#8217;Intérieur. Un symbole en quelque sorte des « liens historiques, amicaux et affectueux qui &#8211; aux dires d&#8217;Hortefeux &#8211; unissent le Sénégal et la France ».</p><p>En effet : comme l&#8217;a déclaré Wade, le Sénégal a « repris sa souveraineté », après cinquante ans d&#8217;indépendance, sur les bases militaires françaises installées à Dakar. Et ses paroles, contestant cette présence « de plus en plus incongrue et souvent ressentie comme une indépendance inachevée », exprimaient vraisemblablement le sentiment d&#8217;une grande partie de la population. Mais la présence militaire française au Sénégal, même hypothétiquement réduite de 1 200 à 200 ou 300 hommes réunis dans ce que le ministre Hervé Morin appelle un « pôle de coopération militaire à vocation régionale », ne disparaît pas pour autant.</p><p>Quant à la Françafrique que les militaires appuient de leur présence, elle est encore moins rangée au rayon des accessoires démodés. En dehors des têtes d&#8217;affiche accrochées depuis des décennies, comme Veolia Environnement, Total, BNP Paribas, Société Générale, France Télécom ou Eiffage (ex-Fougerolle), plusieurs centaines de filiales à participation ou d&#8217;origine française opèrent au Sénégal. La politique de grands travaux du président Wade, comme le nouvel aéroport international de Ndiass ou l&#8217;autoroute Dakar-Diamniadio, concurrence désormais l&#8217;exploitation de l&#8217;arachide, mais profite toujours aux mêmes intérêts.</p><p>Sur les 12,5 millions d&#8217;habitants, seule une minorité proche du pouvoir profite des retombées de ces activités, des cadeaux destinés à développer celles-ci. L&#8217;immense majorité, elle, connaît un taux de chômage de près de 50 % et une misère qui pousse des jeunes à rechercher un travail au-delà des mers. Après les émeutes de la faim de ces trois dernières années, on comprend l&#8217;exaspération de ceux qui, cités par nos camarades de l&#8217;Union africaine des travailleurs communistes internationalistes dans leur mensuel Le Pouvoir aux Travailleurs, se sont dits ouvertement choqués par le dispendieux caprice de Wade : « Nous, on n&#8217;a rien à manger, nos salaires sont bas, les prix des denrées alimentaires grimpent et le président dépense l&#8217;argent de l&#8217;État dans du tape-à-l&#8217;œil ! »</p><p>Viviane LAFONT<br
/> www.lutte-ouvriere-journal.org</p><div
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url="http://xalimasn.com/wp-content/uploads/2010/04/senegal-voyage-ministre-colonies_13-150x150.jpg" length="10653" type="image/jpg" /> </item> <item><title>(Document d&#8217;archives.] Allocution prononcée à Dakar le 26 août 1958 par Maître Vadiodio Ndiaye devant De Gaulle</title><link>http://xalimasn.com/document-darchives-allocution-prononcee-a-dakar-le-26-aout-1958-par-maitre-vadiodio-ndiaye-devant-de-gaulle/</link> <comments>http://xalimasn.com/document-darchives-allocution-prononcee-a-dakar-le-26-aout-1958-par-maitre-vadiodio-ndiaye-devant-de-gaulle/#comments</comments> <pubDate>Wed, 07 Apr 2010 17:51:23 +0000</pubDate> <dc:creator>Samory</dc:creator> <category><![CDATA[50 ans]]></category> <category><![CDATA[ACTU+]]></category> <category><![CDATA[DOSSIERS]]></category><guid
isPermaLink="false">http://xalimasn.com/?p=11491</guid> <description><![CDATA[Monsieur le Président, Monsieur le Sénateur Maire de Dakar vient de vous adresser au nom de la Ville qui vous a accueilli aujourd’hui, et avec toute l’autorité qui s’attache à sa double qualité de premier Magistrat  Municipal et de doyen des hommes politiques sénégalais, des paroles de bienvenue auxquelles veut d’abord s’associer le Conseil de [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Monsieur le Président,</strong></p><p>Monsieur le Sénateur Maire de Dakar vient de vous adresser au nom de la Ville qui vous a accueilli aujourd’hui, et avec toute l’autorité qui s’attache à sa double qualité de premier Magistrat  Municipal et de doyen des hommes politiques sénégalais, des paroles de bienvenue auxquelles veut d’abord s’associer le Conseil de Gouvernement du Sénégal, dont je suis aujourd’hui l’interprète en l’absence de M. le Président Mamadou Dia retenu en Suisse par une cure que ses médecins lui ont déconseillé d’interrompre.</p><p>Pour la ville de Dakar et pour le Sénégal tout entier votre visite a trop de sens et répond à trop de préoccupations pour que nous puissions simplement nous réjouir de recevoir un hôte illustre, nous féliciter de l’honneur qui nous est fait et vous remercier d’être venu personnellement nous exposer vos projets.</p><p>Le peuple d’Afrique comme celui de la France, vit en effet des heures qu’il sait décisives, et s’interroge sur le choix qu’il est appelé à faire. Dans un mois le suffrage populaire, par la signification que vous avez voulu donner à sa réponse Outre-Mer, déterminera l’avenir des rapports franco-africains.</p><p>A la veille d’une telle consultation, sur un tel objet, vous n’avez pas craint d’entreprendre pour nous informer et pour vous informer un voyage long et exténuant. Une telle initiative a d’autant plus de prix que votre temps est mesuré et nos climats incléments. Aussi pensons nous que le meilleur témoignage que nous puissions vous rendre est de nous imposer à nous-mêmes le devoir de vous donner ici, du haut d’une tribune suffisamment sonore, en toute franchise et en toute clarté, sans passion mais sans équivoque, notre position à l’égard des grands problèmes qui se posent à nous.<br
/> Ainsi, lorsque vous quitterez demain Dakar pour regagner Paris, nous saurons mieux, les uns et les autres quelles sont les aspirations de ce pays, et les données du choix qui nous est proposé. Ainsi pourrons nous, pendant le peu de temps qui nous sépare du jour où sera annoncée la version définitive du projet constitutionnel, procéder aux ultimes mises aux points et préparer les dernières décisions.</p><p>Le programme et les revendications du Gouvernement du Sénégal, si elles doivent être rappelées, ne devraient cependant pas surprendre, car elles ne sont pas nouvelles.</p><p>Par des vœux unanimes et répétés, le Conseil de Gouvernement et l’Assemblée Territoriale du Sénégal, expressions authentiques de la volonté populaire, n’ont pas manqué de faire connaître les grandes lignes et les détails des réformes qu’ils jugeaient immédiatement nécessaires. Leurs revendications essentielles, leurs appels les plus pressants n’ont alors reçu aucune réponse.</p><p>C’est alors que le Congrès de Cotonou s’est réuni et a défini la doctrine et le programme du parti du regroupement Africain auxquels appartiennent, je dois le rappeler, tous les Parlementaires du Sénégal, tous les Conseillers de son Assemblée Territoriale, tous les Ministres de son Gouvernement.</p><p>Il ne peut donc y avoir aucune hésitation. La politique du Sénégal, clairement définie, s’est fixée trois objectifs qui sont, dans l’ordre où elles veulent l’atteindre :<br
/> - L’Indépendance<br
/> - L’Unité africaine<br
/> - et la confédération</p><p>C’est dire, et nous ne devons pas nous le dissimuler que ce que nous avons pu jusqu’ici savoir des avants projets constitutionnels ne nous laisse pas sans inquiétude, ni même sans angoisse, en raison des malentendus qu’ils permettent, et des fausses alternatives qu’ils semblent imposer.</p><p>Nous disons Indépendance d’abord, mais en nous fixant ce préalable nous ne faisons qu’interpréter l’aspiration profonde de tous les peuples d’Afrique Noire à la reconnaissance de leur personnalité et de leur existence nationale. L’indépendance est un préalable. Elle n’est pas une fin en soi. Elle n’est pas un idéal en elle-même, mais pour ce qu’elle rend possible. Elle ne véhicule pas une volonté de sécession. Elle ne recèle aucune intention d’isolement ni de repliement sur soi. C’est pourquoi le dilemme Fédération ou sécession nous paraît un faux dilemme et qu’à cet égard notre réponse court le risque de recevoir arbitrairement une interprétation qu’elle n’implique naturellement pas. Je peux, et j’ai même le devoir de déclarer que demain tous les OUI ne comporteront pas une renonciation délibérée à l’indépendance et que tous les NON ne traduiront pas une volonté de rupture complète. Il y a là une possibilité de malentendu, aussi grave que l’un ou l’autre cas.</p><p>Il serait également contraire au droit et à l’équité de considérer comme en état de sécession le Territoire qui fait aujourd’hui partie intégrante de la République et qui demain voterait NON, alors que la constitution offre à des Etats aujourd’hui étrangers à la République d’entrer avec elle dans une Association des peuples libres. A tout le moins cette dernière possibilité, que les avants projets semblent refuser aux Territoires d’Outre-Mer devrait elle leur être ouverte.</p><p>Nous disons Indépendance, et nous disons ensuite unité africaine. Si l’indépendance que nous voulons n’est pas la sécession, elle n’est pas davantage l’indépendance dans le cadre de chaque territoire, la rupture de toutes les solidarités fédérales existantes, le repliement à l’intérieur des frontières dont nous n’avons jamais cessé de dénoncer le caractère artificiel.</p><p>Aussi les avants projets dont nous avons eu connaissance, et qui ne semblent vouloir envisager l’avenir des pays d’Outre-Mer que Territoire pas Territoire, comportent-t-ils un grave danger : celui de briser les unités Fédérales d’Afrique Occidentales et d’Afrique Equatoriale dans l’hypothèse où tous les territoires n’apporteraient pas la même réponse le 28 septembre. Certes ils ont également prévu que les Territoires ainsi dissociés pourraient, par le choix de leurs Assemblées Territoriales, se grouper ou non entre eux en fédérations primaires. Mais commencer par briser l’unité de l’AOF, l’unité de l’AEF, qui aujourd’hui nous paraissent non seulement nécessaires, mais encore insuffisantes, ce serait pour l’Afrique un recul d’un demi siècle alors que tout lui commande d’aller de l’avant.</p><p>À cet égard aussi le choix qui nous est proposé n’est donc pas pleinement libre et notre réponse n’aura pas pleinement le sens que vous en attendez.</p><p>Ou bien nous voterons selon nos seules convictions au risque de retarder la réalisation de l’unité africaine ou bien nous définirons avec les autres Territoires de la Fédération une position commune, faite de compris tactiques, et qui laissera dans l’ombre, sans les supprimer, les vrais problèmes.</p><p>Enfin, au-delà de l’Indépendance et de l’Unité, le Gouvernement du Sénégal, avec le congrès de Cotonou, propose la négociation avec la France d’une confédération multinationale de peuples libres et égaux. Cette solution nous apparaît comme la seule réaliste et la seule durable parce qu’elle est la seule qui tienne compte à la fois du sentiment national des masses africaines, de leur aspiration à l’unité et de leur volonté d’entrer dans le monde moderne au sein d’un ensemble plus vaste encore. C’est pourquoi nous regrettons de voir écarter la Confédération, avec toutes les perspectives d’association qu’elle contenait.</p><p>Car avec quel peuple l’Afrique Indépendante et unie pourrait elle plus librement et volontairement s’associer qu’avec le peuple de France, qu’elle connaît, et qu’elle aime. Avec lui, elle a non seulement des liens d’interdépendance économique et culturels, amis encore tout un passé de souvenirs qui dans le meilleur et le pire sont des souvenirs communs. Avec lui, elle partage un idéal de liberté et de dignité humaine, une même conception du progrès et de l’avenir du monde.</p><p>Voilà Monsieur le Président, quels sont nos buts et quelles sont nos inquiétudes. Nous pensons que certaines perspectives méritaient de n’être pas d’abord écartées, que certaines options devaient être différemment proposées et surtout que les réponses ne pouvaient pas être à priori interprétées au-delà de leur sens le plus immédiat. Mais nous ne sommes pas non plus sans espoir.</p><p>Notre espoir se fonde sur le fait qu’en venant ici pour nous informer et pour vous informer, vous avez créé un climat de discussion et avez, par là même, tourné le dos à cette nouvelle philosophie de la veille Europe, qui, si l’on en croit Albert CAMUS, a répudié le dialogue pour épouser le communiqué. Une Europe qui ne dit plus : je pense ainsi, quelles sont vos objections ? Mais : voici ma vérité, peu m’importe que vous la discutiez, l’armée et la police se chargeront d’établir que j’ai raison.</p><p>Monsieur le Président, l’étendue des pouvoirs que détient votre Gouvernement vous permet d’apporter, au projet sur lequel les peuples de France de d’Afrique devront se prononcer, tous les aménagements qui, après ce périple africain, vous paraîtraient nécessaires. Nous espérons que vous entendez nos arguments et que vous pourrez vous en souvenir avant d’arrêter votre décision.</p><p>Le Gouvernement du Sénégal, pour sa part, ne se prononcera que lorsqu’il aura connaissance du texte définitif. Très sincèrement il souhaite y trouver la réponse aux préoccupations que j’ai eu, en son nom, le devoir de vous exposer. Très sincèrement il souhaite alors apporter le 28 septembre, la réponse qui permettrait à la France et à l’Afrique, l’une et l’autre indépendantes, de s’associer librement pour affronter ensemble le monde de demain et pour écrire ensemble une nouvelle histoire.</p><p>Vive l’amitié franco-africaine</p><p><strong>Source : Archives Nationales du Sénégal</strong></p><div
class="topsy_widget_data topsy_theme_blue" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fxalimasn.com%252Fdocument-darchives-allocution-prononcee-a-dakar-le-26-aout-1958-par-maitre-vadiodio-ndiaye-devant-de-gaulle%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22big%22%2C%20%22title%22%3A%20%22%28Document%20d%27archives.%5D%20Allocution%20prononc%C3%A9e%20%C3%A0%20Dakar%20le%2026%20ao%C3%BBt%201958%20par%20Ma%C3%AEtre%20Vadiodio%20Ndiaye%20devant%20De%20Gaulle%22%20%7D);"></div>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://xalimasn.com/document-darchives-allocution-prononcee-a-dakar-le-26-aout-1958-par-maitre-vadiodio-ndiaye-devant-de-gaulle/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>1</slash:comments> <enclosure
url="http://xalimasn.com/wp-content/uploads/2010/04/waldiodo-150x150.jpg" length="7926" type="image/jpg" /> </item> <item><title>[Archives] Composition du premier gouvernement du Sénégal indépendant</title><link>http://xalimasn.com/archives-composition-du-premier-gouvernement-du-senegal-independant/</link> <comments>http://xalimasn.com/archives-composition-du-premier-gouvernement-du-senegal-independant/#comments</comments> <pubDate>Sat, 03 Apr 2010 11:44:04 +0000</pubDate> <dc:creator>Samory</dc:creator> <category><![CDATA[50 ans]]></category> <category><![CDATA[ACTU+]]></category> <category><![CDATA[DOSSIERS]]></category><guid
isPermaLink="false">http://xalimasn.com/?p=10944</guid> <description><![CDATA[Xalimasn.com. COMPOSITION DU PREMIER GOUVERNEMENT DU SENEGAL INDEPENDANT Date de formation : 17 septembre 1960 Président du Conseil : Mamadou Dia Ministre des Affaires étrangères : Doudou Thiam Ministre de la Justice : Gabriel d’Arboussier Ministre de l’Intérieur, chargé provisoirement de la défense : Valdiodio Ndiaye Ministre du Plan, du Développement et de la Coopération [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><a
href="http://xalimasn.com/wp-content/uploads/2010/04/DIASENGHIORNOIR3.jpg"><img
class="alignleft size-medium wp-image-10950" title="DIASENGHIORNOIR" src="http://xalimasn.com/wp-content/uploads/2010/04/DIASENGHIORNOIR3-300x160.jpg" alt="" width="300" height="160" /></a><br
/> Xalimasn.com.</p><p><strong>COMPOSITION DU PREMIER GOUVERNEMENT DU SENEGAL INDEPENDANT</strong></p><p><strong>Date de formation : 17 septembre 1960</strong></p><p>Président du Conseil : Mamadou Dia<br
/> Ministre des Affaires étrangères : Doudou Thiam<br
/> Ministre de la Justice : Gabriel d’Arboussier<br
/> Ministre de l’Intérieur, chargé provisoirement de la défense : Valdiodio Ndiaye<br
/> Ministre du Plan, du Développement et de la Coopération technique : Amadou Karim Gaye<br
/> Ministre des Finances : André Peytavin<br
/> Ministre de l’Education nationale : François Dieng<br
/> Ministre du Commerce et de l’Industrie : Amadou Cissé Dia<br
/> Ministre de l’Economie rurale : Joseph Mbaye<br
/> Ministre de la Fonction publique du travail : Ibrahima Sarr<br
/> Ministre des Travaux publics, de l’Urbanisme et de l’Habitat : Alioune Badara Mbengue<br
/> Ministre des Transports et des télécommunications : Abdoulaye Fofana<br
/> Ministre de la Santé et des Affaires sociales : Amadou Babacar Sarr<br
/> Ministre de l’Enseignement technique et de la Formation des cadres : Emile Badiane<br
/> Ministre de la Jeunesse et des Sports : Alioune Tall<br
/> Ministre de l’Information de la Radiodiffusion et de la Presse : Obèye Diop</p><p><strong>COMPOSITION DU PREMIER GOUVERNEMENT DU SENEGAL POST MAMADOU DIA (Après le &laquo;&nbsp;coup d&#8217;état&nbsp;&raquo;)<br
/> </strong><br
/> <strong>Date de formation : 19 décembre 1962</strong></p><p>Ministre des Affaires étrangères : Doudou Thiam<br
/> Ministre de la Justice Garde des Sceaux : André Guillabert<br
/> Ministre de l’Intérieur : Abdoulaye Fofana<br
/> Ministre des Forces armées : Amadou Cissé Dia<br
/> Ministre des Finances et Affaires économiques : André Peytavin<br
/> Ministre des Travaux publics et des Transports : Alioune Badara Mbengue<br
/> Ministre de l’Economie rurale : Amadou Karim Gaye<br
/> Ministre de la Fonction publique du travail : Maguette Lo<br
/> Ministre de l’Enseignement technique et de la Formation des cadres : Emile Badiane<br
/> Ministre de la Santé : Dembo Coly<br
/> Ministre de l’information et des télécommunications : Lamine Diakhaté<br
/> Ministre de l’Education populaire, de la Jeunesse et des Sports : Demba Diop<br
/> Secrétaire d’Etat chargé des liaisons avec les Assemblées : Khar Ndofféne Diouf<br
/> Secrétaire d’Etat au Plan et au Développement : Habib Thiam<br
/> Secrétaire d’Etat aux Affaires réservées : Moustapha Cissé<br
/> Secrétaire d’Etat rattaché au Ministre des Finances et des Affaires économiques : Daniel Cabou<br
/> Secrétaire d’Etat à l’Education et à la Culture : Amadou Racine Ndiaye</p><p>Africanglobalnews.com/xalimasn.com</p><div
class="topsy_widget_data topsy_theme_blue" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fxalimasn.com%252Farchives-composition-du-premier-gouvernement-du-senegal-independant%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22big%22%2C%20%22title%22%3A%20%22%5BArchives%5D%20Composition%20du%20premier%20gouvernement%20du%20S%C3%A9n%C3%A9gal%20ind%C3%A9pendant%22%20%7D);"></div>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://xalimasn.com/archives-composition-du-premier-gouvernement-du-senegal-independant/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>1</slash:comments> <enclosure
url="http://xalimasn.com/wp-content/uploads/2010/04/DIASENGHIORNOIR1-150x150.jpg" length="6644" type="image/jpg" /> </item> <item><title>Senghor/Dia. Les événements de 1962, seule zone d’ombre du cinquantenaire</title><link>http://xalimasn.com/senghordia-les-evenements-de-1962-seule-zone-d%e2%80%99ombre-du-cinquantenaire/</link> <comments>http://xalimasn.com/senghordia-les-evenements-de-1962-seule-zone-d%e2%80%99ombre-du-cinquantenaire/#comments</comments> <pubDate>Sat, 03 Apr 2010 11:39:22 +0000</pubDate> <dc:creator>Samory</dc:creator> <category><![CDATA[50 ans]]></category> <category><![CDATA[ACTU+]]></category> <category><![CDATA[DOSSIERS]]></category><guid
isPermaLink="false">http://xalimasn.com/?p=10941</guid> <description><![CDATA[L’un est né en 1906 à Joal dans la région de Thiès, l’autre en 1910 à Khombole dans la même région. Quelle coïncidence ! Le premier nommé est décède un 20 décembre de l’an 2001, tandis que le second le 25 janvier 2009. Ils ont travaillé ensemble pour l’indépendance du Sénégal finalement acquise en 1960. [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>L’un est né en 1906 à Joal dans la région de Thiès, l’autre en 1910 à Khombole dans la même région. Quelle coïncidence ! Le premier nommé est décède un 20 décembre de l’an 2001, tandis que le second le 25 janvier 2009. Ils ont travaillé ensemble pour l’indépendance du Sénégal finalement acquise en 1960. Le destin, sous les traits d’un “coup d’Etat“ en 1962, les a séparés de manière tragique alors que demeure la controverse. Tous deux ont emporté la vérité dans leurs tombes.</p><p>Lorsque le Sénégal a eu son indépendance en 1960, les relations jusqu’ici huilées entre Senghor et Mamadou Dia ont commencé à s’effriter petit à petit. Le clash survient en 1962, le 17 décembre précisément quand le Président du Conseil Mamadou Dia est accusé de vouloir perpétrer un coup d’Etat contre le chef de l’Exécutif. Accusations que Dia réfute mais jusqu’à présent, il existe des zones d’ombre sur cette affaire qui a secoué le pays au lendemain des indépendances.</p><p>Près d’un demi siècle après les événements de 1962 qui ont valu à l’ancien Président du Conseil sa mise à l’écart, le sénégalais ne connaît toujours pas les véritables raisons de cette crise. En tout cas, le Président du Conseil est libéré en 1974 sous les pressions malgré une condamnation à perpétuité. Pour la suite, le président Léopold Sédar Senghor dirigea seul jusqu’à son départ en 1981.</p><p>Le temps des regrets pour Senghor et Dia</p><p>Des années plus tard, les deux hommes se retrouvent l’un dans l’opposition, l’autre au pouvoir. D’après le journal “La Dépêche Diplomatique“, Mamadou Dia a dit « c’est très dommage tout ça encore une fois, très dommage pour notre amitié parce que moi, je garde encore une certaine affection, de la tendresse pour lui. Et c’est ça qui est extraordinaire. Je n’arrive pas à en faire un ennemi mais par contre, à voir ce qui se passe, ce que le Sénégal est devenu après, à la suite des événements de 1962, rien que pour des questions de pouvoir personnel, régner de manière personnelle sur le Sénégal pour en arriver là et toutes les conséquences que cela a eu sur le plan de l’évolution de notre pays après que nous étions si bien partis. Nous étions un exemple qui aurait pu faire tâche d’huile à travers toute l’Afrique. Et peut être que cet exemple aurait pu éviter à l’Afrique tout ce qui est arrivé aujourd’hui, nos nouvelles dépendances. Tout ça aurait pu être évité s’il n’y avait pas eu cet acte de folie et d’égoïsme de sa part en décembre 1962. Ça, c’est évidemment quelque chose que je ne peux pas oublier, je ne peux pas pardonner ».</p><p>Pour sa part, le Président Senghor déclare : « bien sûr, je le regrette, vous savez il y a 17 ans que je suis ami avec Mamadou Dia. C’est moi qui l’ai découvert et qui l’ai poussé à franchir les étapes de la carrière politique l’une après l’autre. Je le regrette mais le régime de l’exécutif bicéphale, nous avions fait l’expérience, c’est impossible. Que se passe t-il autour du Président du Conseil et du Président de la République ? Des clans rivaux se forment auprès du Président du Conseil et du Président de la République qui cherchent à les dresser l’un contre l’autre et vous en voyez les conséquences ».</p><p>COMPOSITION DU PREMIER GOUVERNEMENT DU SENEGAL INDEPENDANT</p><p>Date de formation : 17 septembre 1960</p><p> Président du Conseil : Mamadou Dia<br
/> Ministre des Affaires étrangères : Doudou Thiam<br
/> Ministre de la Justice : Gabriel d’Arboussier<br
/> Ministre de l’Intérieur, chargé provisoirement de la défense : Valdiodio Ndiaye<br
/> Ministre du Plan, du Développement et de la Coopération technique : Amadou Karim Gaye<br
/> Ministre des Finances : André Peytavin<br
/> Ministre de l’Education nationale : François Dieng<br
/> Ministre du Commerce et de l’Industrie : Amadou Cissé Dia<br
/> Ministre de l’Economie rurale : Joseph Mbaye<br
/> Ministre de la Fonction publique du travail : Ibrahima Sarr<br
/> Ministre des Travaux publics, de l’Urbanisme et de l’Habitat : Alioune Badara Mbengue<br
/> Ministre des Transports et des télécommunications : Abdoulaye Fofana<br
/> Ministre de la Santé et des Affaires sociales : Amadou Babacar Sarr<br
/> Ministre de l’Enseignement technique et de la Formation des cadres : Emile Badiane<br
/> Ministre de la Jeunesse et des Sports : Alioune Tall<br
/> Ministre de l’Information de la Radiodiffusion et de la Presse : Obèye Diop</p><p>COMPOSITION DU PREMIER GOUVERNEMENT DU SENEGAL POST MAMADOU DIA</p><p>Date de formation : 19 décembre 1962</p><p> Ministre des Affaires étrangères : Doudou Thiam<br
/> Ministre de la Justice Garde des Sceaux : André Guillabert<br
/> Ministre de l’Intérieur : Abdoulaye Fofana<br
/> Ministre des Forces armées : Amadou Cissé Dia<br
/> Ministre des Finances et Affaires économiques : André Peytavin<br
/> Ministre des Travaux publics et des Transports : Alioune Badara Mbengue<br
/> Ministre de l’Economie rurale : Amadou Karim Gaye<br
/> Ministre de la Fonction publique du travail : Maguette Lo<br
/> Ministre de l’Enseignement technique et de la Formation des cadres : Emile Badiane<br
/> Ministre de la Santé : Dembo Coly<br
/> Ministre de l’information et des télécommunications : Lamine Diakhaté<br
/> Ministre de l’Education populaire, de la Jeunesse et des Sports : Demba Diop<br
/> Secrétaire d’Etat chargé des liaisons avec les Assemblées : Khar Ndofféne Diouf<br
/> Secrétaire d’Etat au Plan et au Développement : Habib Thiam<br
/> Secrétaire d’Etat aux Affaires réservées : Moustapha Cissé<br
/> Secrétaire d’Etat rattaché au Ministre des Finances et des Affaires économiques : Daniel Cabou<br
/> Secrétaire d’Etat à l’Education et à la Culture : Amadou Racine Ndiaye<br
/> Africaglobalnews.com</p><div
class="topsy_widget_data topsy_theme_blue" style="float: right;margin-left: 0.75em; background: url(data:,%7B%20%22url%22%3A%20%22http%253A%252F%252Fxalimasn.com%252Fsenghordia-les-evenements-de-1962-seule-zone-d%2525e2%252580%252599ombre-du-cinquantenaire%252F%22%2C%20%22style%22%3A%20%22big%22%2C%20%22title%22%3A%20%22Senghor%2FDia.%20Les%20%C3%A9v%C3%A9nements%20de%201962%2C%20seule%20zone%20d%E2%80%99ombre%20du%20cinquantenaire%22%20%7D);"></div>]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://xalimasn.com/senghordia-les-evenements-de-1962-seule-zone-d%e2%80%99ombre-du-cinquantenaire/feed/</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> <enclosure
url="http://xalimasn.com/wp-content/uploads/2010/04/DIASENGHIORNOIR-150x150.jpg" length="6644" type="image/jpg" /> </item> <item><title>EVOLUTION INSTITUTIONNELLE DU SENEGAL La crise de 1962 : Un conflit de classe porté au sommet de l’Etat</title><link>http://xalimasn.com/evolution-institutionnelle-du-senegal-la-crise-de-1962-un-conflit-de-classe-porte-au-sommet-de-l%e2%80%99etat/</link> <comments>http://xalimasn.com/evolution-institutionnelle-du-senegal-la-crise-de-1962-un-conflit-de-classe-porte-au-sommet-de-l%e2%80%99etat/#comments</comments> <pubDate>Sat, 03 Apr 2010 11:35:23 +0000</pubDate> <dc:creator>Samory</dc:creator> <category><![CDATA[50 ans]]></category> <category><![CDATA[ACTU+]]></category> <category><![CDATA[DOSSIERS]]></category><guid
isPermaLink="false">http://xalimasn.com/?p=10938</guid> <description><![CDATA[Après des siècles de domination coloniale, le peuple sénégalais accède enfin à la Souveraineté internationale. Une indépendance acquise avec la Soudan (actuel Mali), avec qui il forma la Fédération du Mali. Une fédération qui volera en éclats et chacun des deux pays marchera dans sa direction en suivant son destin. L’indépendance du Sénégal a été [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>Après des siècles de domination coloniale, le peuple sénégalais accède enfin à la Souveraineté internationale. Une indépendance acquise avec la Soudan (actuel Mali), avec qui il forma la Fédération du Mali. Une fédération qui volera en éclats et chacun des deux pays marchera dans sa direction en suivant son destin.</p><p>L’indépendance du Sénégal a été le fruit d’une longue maturation avec les grèves des cheminots du Dakar – Niger, les différentes batailles menées au Palais Bourbon, avec la suppression de la loi sur les quatre communes entre autres… Le tout mené par des hommes politiques dotés d’une grande aura. Les plus connus furent Léopold Sédar Senghor, Mamadou Dia, et Lamine Gueye. Les deux premiers occuperont les plus hautes fonctions du pays au moment de l’indépendance en étant respectivement Président de la république et Président du Conseil.</p><p>Ce compagnonnage n’aura cependant que le temps d’une rose. Elle prendra fin le 17 décembre 1962, soit un peu moins de trois ans après l’accession du Sénégal à l’indépendance. Le Sénégal un pays de 196 000 kilomètres carrés, situé à l’extrême ouest du continent africain, venait de connaître sa première grave crise institutionnelle. Une crise qui ne manquera pas de déteindre sur l’organisation et la gestion des institutions avec la suppression du poste de Président du Conseil (équivalent du poste de Premier ministre). Un poste qui ne sera d’ailleurs rétabli que le 26 février 1970 avec la nomination d’Abdou Diouf comme Premier ministre. Dia avait formé au lendemain de l’indépendance le premier gouvernement du Sénégal (voir liste et photo plus loin). C’était le 17 septembre 1960, moins d’un mois après l’éclatement de la Fédération du Mali, intervenu le 20 août 1960. En plus du Président du conseil, qui faisait office de Premier ministre, le Sénégal comptait à l’époque 15 ministres.</p><p>Le torchon avait commencé à brûler dès octobre 1962. En effet, au cours du Congrès de l’Union progressiste sénégalaise tenue cette année là, le Président Senghor avait fait un rapport aux cadres sur la situation du parti en dénonçant ce qu’il appelait à l’époque « l’usure du pouvoir », née selon lui d’une « absence de démocratie dans le parti ». Senghor écrivait ceci : « tout organisme humain, qu’il soit physique, politique ou social, a tendance à s’user. (…) Il ne s’agit pas d’un différent entre Senghor et Dia, mais d’un conflit de classe qu’on a voulu porter au sommet ». Une telle assertion remettait en cause le bicéphalisme qui régnait au sommet de l’Etat.</p><p>Une accusation fallacieuse</p><p>Dans le discours qu’il adressa à la nation le 31 décembre 1962, quelques après l’arrestation de Mamadou Dia, Senghor signa l’arrêt de mort du bicéphalisme, pour instaurer un Exécutif monocéphale. Sa justification est que « Mamadou Dia pratiquait une politique de clan. L’appareil administratif était au service du parti dominant et non de la nation ». Une différence dans la conception et l’approche de la gestion du pouvoir, en dépit de la bonne entente dont les deux hommes ont su faire preuve durant toute la période coloniale. La principale pomme de discorde entre les deux hommes est que Dia était « pour un socialisme autogestionnaire », ancré dans ce qu’il appelait un « Islam éclairé, moteur de notre développement », alors que Senghor lui, était « beaucoup plus tourné vers la France ».</p><p>Mamadou Dia militait contre « la vassalisation du Sénégal qu’imposaient les relations entretenues avec l’ancienne puissance colonisatrice ». Entre juillet 1961 et juin 1962, l’ancien Président du Conseil visita successivement les pays Scandinaves, la Yougoslavie, Washington, Londres, Bruxelles et l’Union Soviétique. Des voyages qui ne durent point du goût de Senghor. Lors d’un entretien à Genève, trouvé sur le Net, Amadou Mactar Mbow avait témoigné : « le référendum de 1958 et les voyages de Dia dans les Pays de l’Est alors qu’on sait que Senghor est un grand anti &#8211; communiste, constituaient les deux grandes difficultés entre les deux hommes ».</p><p>Mais en plus, il faut ajouter à cela la détermination du Président du Conseil d’instaurer une politique de bonne gouvernance. Il avait l’intention d’envoyer en prison tous les ministres coupables d’indélicatesse avec les deniers publics s’ils refusaient de rembourser. Le colonel Doua Diaby, un ancien aide de camp du président Senghor, confirme : « ce n’était pas un coup d’Etat … En vérité, Mamadou Dia voulait faire payer certains ministres qui avaient volé de l’argent dans les caisses de l’Etat quitte à les faire envoyer en prison. Lamine Gueye lui avait demandé de laisser tomber mais Dia a répondu : ‘’S’ils ne paient pas, ils iront en prison’’ ».</p><p>Le fossé se creusa davantage entre les deux hommes pour se transformer en abîme qui finit par engloutir Dia. Celui fut donc accusé de coup d’état le 17 décembre 1962. Jugé, il sera condamné à perpétuité et déporté à Kédougou.</p><p>Primauté entre l’Etat et le parti</p><p>« Mamadou Dia pratiquait une politique de clan. L’appareil administratif était au service du parti dominant et non de la nation », avait écrit Senghor aux cadres de l’UPS en 1962, peu avant la crise. En effet, l’ancien du Président du Conseil s’appuyait sur « la clause de la primauté du parti ». Un principe qui n’existait pas dans la constitution. Senghor s’y appuya alors pour lui mener la guerre. En fait, il lui avait fait part de sa décision d’instaurer un régime présidentiel, qui enlèverait au Président du Conseil, l’essentiel des pouvoirs qu’il détenait. Car avec le bicéphalisme, Mamadou Dia détenait entre ses mains tous les pouvoirs. L’acte un de Senghor a été de vouloir faire porter le chapeau de « la déportation des marabouts à Kédougou (ville montagnarde au sud est du Sénégal). Ainsi tous les marabouts du pays, qui représentent la véritable société civile à l’époque, étaient contre le président du Conseil à l’exception des regrettés Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh de Tivaouane et Serigne Cheikh Mbacké de Touba ». Pour Senghor, il fallait coute que coute mettre un terme à cette dualité quitte à sacrifier sa complicité avec Mamadou Dia. Pour cela, il fallait trancher la question de la primauté entre l’Etat et le parti, et enlevait du coup sa légitimité à Mamadou Dia, qui « n’hésitait pas à prendre de grandes décisions qui n’étaient pas du goût de la France et de Senghor ». Parmi celles-ci, on retient celle de vouloir renvoyer les troupes françaises présentes à Dakar.</p><p>Le régime présidentiel de Senghor</p><p>Il a été instauré suite au référendum de 1963. Comme nous le disions plus haut la crise au sommet de l’Etat en 1962 avait entraîné l’introduction d’un régime présidentiel monocéphale. Senghor se retrouve seul maître à bord et formait alors un nouveau gouvernement qui était composé de 15 ministres et de 5 secrétaires d’Etat. Dans son discours à la nation du 31 décembre 1962, Senghor déclarait avoir choisi « cinq secrétaires d’Etat pour permettre à des jeunes de s’affirmer en faisant leurs preuves ». Il s’agit de Khar Ndofféne Diouf, secrétaire d’Etat chargé des liaisons avec les assemblées, Habib Thiam, chargé du plan, Moustapha Cissé, chargé des Affaires réservées, Daniel Cabou attaché au ministre des Finances et des Affaires économiques et Amadou Racine Ndiaye, rattaché au ministre de l’éducation et de la Culture. Senghor entame alors ce que l’on pourrait appeler une « dédiaïsation ». Tous les partisans de Mamadou furent chassés du gouvernement, s’ils ne sont pas condamnés en même temps que lui. Ce fut le cas pour Valdiodio Ndiaye. Gabriel d’Arboussier, François Dieng, Joseph Mbaye, Ibrahima Sarr, Alioune Tall et Obéye Diop ne durent pas reconduits dans le premier Gouvernement post Dia, constitué le 19 décembre 1962. Senghor détacha les Forces armées anciennement détenues par Valdiodio Ndiaye, sous le vocable de la Défense, pour les confier à Amadou Cissé Dia.</p><p>Senghor avait alors les coudées franches. Il établit un régime présidentiel et réussit le 14 juin 1966 à fusionner le parti gouvernemental l’IPS et le Parti du rassemblement africain (PRA) en une seule entité. Réélu président de la république en 1968, il fit face à la crise de 1968, marquée la révolte des étudiants et des travailleurs (voir La Sentinelle N°65 du jeudi 01er avril 2010). Une forte agitation qui le poussera à décréter l’état d’urgence le 11 juin et à nommer le 26 février 1970, Abdou Diouf au poste de Premier ministre à la faveur d’une révision constitutionnelle qui créa le poste.</p><p>L’instauration du multipartisme</p><p>Trois ans plus tard, en 1973, Senghor, seul candidat à sa succession, se faisait élire de nouveau et pour la troisième fois, Président de la république du Sénégal. Mais ce fut la dernière car lors de la présidentielle de 1978, qu’il remporta, il fit face à l’opposition pour la première fois d’Abdoulaye. Car entre temps, Senghor, avait instauré un multipartisme limité avec le vote de la loi sur les trois courants. C’était en 1974, année qui marque la formation du Parti démocratique sénégalais (PDS). L’UPS devient le Parti socialiste (PS). Le professeur Cheikh Anta Diop créa l’Union pour le renouveau démocratique (URD) et Majmouth Diop ressuscita son Parti africain pour l’indépendance (PAI).</p><p>L’instauration du multipartisme limité avait été précédée de la libération de Mamadou Dia et de ses compagnons qui avait vécu douze longues années dans le bagne de Kédougou. Le Sénégal s’engageait alors sur la voie des grandes nations démocratiques. Après avoir remporté les élections présidentielles, législatives et municipales de 1978, Senghor démissionnera le 31 décembre 1980 et Abdou Diouf devient président de la république du Sénégal.</p><p>Le multipartisme intégral et l’alternance</p><p>A son arrivée au pouvoir, Abdou Diouf opta pour l’abrogation de la loi sur les courants. Avec sa célèbre phrase « Diakka dia no nou, koumeune node nodal », (NDLR : la mosquée est ouverte, celui qui a une belle voix n’a qu’à appeler les fidèles à la prière), il libéralisa l’espace politique. Le Sénégal connut une floraison de partis politique et de mouvements syndicaux. Mais le 26 décembre, il enregistrera la plaie la plus béante de son histoire avec l’irrédentisme qui se déclarera en Casamance. Tant bien que mal Abdou Diouf réussit à tenir la barque pendant 20 ans (1er janvier 1981 – 19 mars 2000), avant d’être battu par Abdoulaye Wade. Mais que de tempêtes durant cette période. La barque Sénégal a survécu à maintes périodes de turbulences avec les crises post électoraux surtout celle de 1988 qui a coïncidé avec l’année blanche, la grève générale de 1992, … Sous le règne de Diouf, on assista à la suppression et à la restauration du poste de Premier ministre qui fut occupé par Habib Thiam par deux fois, Moustapha Niasse et Mamadou Lamine Loum.</p><p>Le PS, qui avait mené le Sénégal à l’indépendance, perdit la majorité. Le nouveau président Abdoulaye Wade fit adopter par le peuple une nouveau constitution qui porta le mandat présidentiel à 7 ans, alors qu’il était de 5 ans depuis la constitution de 1963. C’est le début d’un recul démocratique. Mandat Wade déclare n’être pas « élu pour inaugurer des chrysanthèmes ». Il se séparera des différents premiers ministres qu’il accusait de lorgner son fauteuil.</p><p>.africanglobalnews.com</p><div
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isPermaLink="false">http://xalimasn.com/?p=10931</guid> <description><![CDATA[1960 : j’ai eu cinq (5) ans quelques semaines après l’accession du pays que j’aime à la souveraineté internationale. La souveraineté internationale est aussi grande que l’indépendance car elle efface toutes les frontières même celles de l’oubli… Cinq ans comme les cinq doigts de la main : j’ai appris vraiment à compter sur mes dix [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>1960 : j’ai eu cinq (5) ans quelques semaines après l’accession du pays que j’aime à la souveraineté internationale. La souveraineté internationale est aussi grande que l’indépendance car elle efface toutes les frontières même celles de l’oubli… Cinq ans comme les cinq doigts de la main : j’ai appris vraiment à compter sur mes dix doigts cette année-là, à la fin de l’hivernage… L’école a commencé pour moi et pour tous ceux de ma génération cette année-là : 1960…</p><p>Combien étions-nous ce matin-là dans la cour de l’école – l’école ST PIERRE &#8211; ? Combien sommes-nous aujourd’hui dans une autre grande cour : celle de la vie professionnelle qui s’achève comme elle peut pour les uns et pour les autres…</p><p>Bien sûr il y avait ce jour-là ma mère et puis j’ai dû rester seul, moi qui n’avais pas connu l’école maternelle- le préscolaire- comme mes enfants ; ma mère a quitté l’école ce matin-là et je suis resté avec un ‘’syllabaire’’ – la couverture du livre était verte- entre les mains, syllabaire que je devais apprendre à aimer au milieu de mes nouveaux amis, de ma nouvelle famille, de tous ceux qui en 1960 commencèrent à guider mes pas…</p><p>Mon premier guide dans cette école fut une femme, Madame MANE (classe de CP1) : vit-elle encore et si oui je veux la voir… Le fils de Madame MANE était dans ma classe : je l’ai retrouvé bien des années après avoir quitté l’école primaire dans un stade où il pratiquait le saut en longueur et moi le sprint court (étais-je déjà un homme pressé ?)</p><p>Bien sûr comme tant d’enfants de mon âge, j’ai pleuré au moment de la séparation d’avec ma mère dans la cour de l’école : le monde inconnu commençait pour moi en pleine année de l’indépendance, de la souveraineté internationale : le drapeau du Sénégal &#8211; le pays que j’aime- a flotté longtemps dans la cour de cette école primaire et dans d’autres cours d’écoles du Sénégal, et nous chantions à pleins poumons l’hymne national, le matin très tôt…</p><p>Mes apprentissages de base ont eu lieu dans cette école pas très éloignée du ‘’Terrain Foyer’’ où les sifflets retentissaient souvent en début d’après-midi à l’heure de la sieste pratiquée par ceux qui avaient élu domicile en ces lieux : à quoi rêvaient –ils ? Nous ne le saurons probablement jamais…</p><p>Je veux encore citer quelques noms parmi ceux qui nous guidèrent : j’ai beaucoup aimé le passé simple comme l’aller simple, le départ sans retour que l’on appelle ‘’exil’’ en français ou en France… (ALBOURY NDIAYE est resté à DOSSO…) Je veux citer avec leur permission –posons l’hypothèse que je l’ai obtenue- quelques noms : Madame Marie-Louise NDIAYE (devenue sage-femme, aujourd’hui à la retraite), Monsieur Jean-Baptiste (classe de CE1), Monsieur Clément (classe de CE2) et enfin Monsieur Jean-Baptiste CORREA (classes de CM1 et CM2) mon maître et mon idole : il vit toujours et ‘’il est assis sur la vague de ce fleuve lointain gaufré de soleil vert’’ (P.ELUARD)</p><p>1962 : je ne connais pas la politique à cette époque mais j’ai appris à la connaître depuis et même souvent à la ‘’réciter par cœur’’ ; cette année 1962 s’écrit encore dans les cœurs ; je sais qu’elle a marqué durablement des générations entières d’hommes et de femmes du Sénégal- le Sénégal politique et militaire- qui vivent encore et je les salue tous : leur histoire sera écrite et dite lorsque le temps viendra… Je m’incline aussi respectueusement devant la mémoire de ceux qui furent les acteurs de cette histoire douloureuse du Sénégal ; le 17 décembre 1962 a laissé des traces vivantes dans les cœurs…</p><p>1962 : j’ai sept (7) ans et je monte pour la première fois sur les planches pour jouer deux rôles dans deux pièces différentes. Une tribune a été montée dans la cour de l’école ; c’est la fin de l’année scolaire, c’est le jour de la distribution des prix, c’est la fête dans tous les cœurs : au milieu des parents venus soutenir et accompagner leurs enfants je reconnais au premier rang ma grand-mère maternelle – la Cap Verdienne venue de l’Archipel &#8211; qui regarde ‘’jouer’’ pour la première fois sur scène son petit-fils : je sais qu’elle est fière de lui et qu’elle dévoilera très vite à son entourage immédiat, notre lien de parenté… Mon rôle dans la première pièce que j’ai jouée sur cette ‘’grande scène’’ m’avait conduit à ‘’griller une cigarette’’ et je manquai ipso facto d’étouffer, n’ayant aucune expérience en la matière : je vais avoir cinquante cinq ans et je ne fume toujours pas…</p><p>1966 : le cycle primaire s’achève en beauté car le Festival Mondial des Arts Nègres est organisé cette année-là. Un concours de rédaction avait été lancé dans plusieurs écoles du pays et j’ai encore le souvenir que ma rédaction avait été sélectionnée : c’était la contribution plus que modeste du jeune élève que j’étais au Festival Mondial des Arts Nègres, à la construction de la Civilisation de l’Universel pour écrire comme Teilhard de CHARDIN puis Léopold SEDAR SENGHOR…</p><p>1973, bureau des bourses DAKAR : un homme est là et je le salue avec respect !</p><p>Il me raconte qu’il a vu mon nom dans le journal qui venait de publier les résultats du baccalauréat dans ses colonnes : c’était une tradition. Et l’homme d’ajouter ces mots qui résonnent encore dans ma tête : ‘’ j’ai parcouru avec patience la liste publiée dans les colonnes du journal car je savais que l’année 1973 serait l’année du baccalauréat pour mes élèves du CM2 de la promotion 1966 de l’école Saint PIERRE et j’étais sûr de retrouver la plupart de ceux qui furent mes élèves cette année-là…’’ Cet homme que je respecte et que je salue depuis les rives de la SEINE est Jean Baptiste CORREA : un éducateur hors pair !</p><p>1973 : j’ai dix huit ans et une autre vie commence pour moi à l’extérieur du pays que j’aime…</p><p>Il y a plusieurs cycles dans la vie : j’ai choisi de raconter seulement les années qui ont immédiatement suivi l’accession du pays que j’aime à la souveraineté internationale J’ai choisi surtout de rendre hommage à travers mon histoire &#8211; celle de tous mes amis d’enfance- à quelques femmes, ma grand-mère, ma mère, Madame MANE, Madame NDIAYE, et les grands instituteurs dont Jean-Baptiste CORREA qui m’ont aidé à franchir les obstacles de la tendre jeunesse…</p><p>Je n’oublierai pas deux grandes et belles voix : Madame GALAND (paix à son âme) et Monsieur Edouard DIATTA (Still Away to Jesus) qui furent enseignants tous les deux au cours de ces années à l’école Sainte THERESE et à l’école Saint PIERRE.</p><p>Je me souviens du cinéma EL MANSOUR (sa façade est d’une grande beauté architecturale), je me souviens de la Mosquée GRAND DAKAR, je me souviens de GOUYE SENGHOR, je me souviens des cars rapides (ils sont encore là) : les itinéraires étaient tracés…et toutes les traces sont encore visibles dans la ville que j’aime…</p><p>1960/2010 : la République du Sénégal est née il y a cinquante ans et le 4 avril, la fête de l’indépendance, sera célébrée dans le souvenir de notre histoire et concomitamment avec les Fêtes de Pâques : cette coïncidence est historique et belle&#8230;</p><p>50 ans d’indépendance : ‘’Le lion rouge a rugi…’’</p><p>Le pays que mon cœur habite ‘’s’appelle le Sénégal et ses habitants sont des sénégalais’’, de toutes les couleurs et de toutes origines…</p><p>Je salue dans la joie et le souvenir mes copains d’école : Alexandre CABOU, Jeannot ARCENS, Félicien AGBAHE, Hyacinthe TESSY, Anatole KIBA, Alain BAVARIN, Claude TOUCHET, Paul MICHEL, Pierre Marie SYLVA, Rémy MENDY, TINO CO GOMIS, Théophile DIENG, Jo BONNAIRE, Yves ALAVO, René SILVA, Henri DURAND (paix à son âme) Américo MONTEIRO, Guilherme MONTEIRO, Moussa LEYE, Eloge DOSSOU, César DOSSOU, Noël DOSSOU, Pape Makha DIOP, Emile MONTEIRO, Jean-Emile POLIFONTE,Jacques SECK, Jean-Claude VERNY, François BRANGALE, Kanfory DIALLO, Ambroise DIOUF, RIGOU, Abdourahmane DIA (paix à son âme) André BIDI (paix à son âme), Hyppolite BRITO, Julien MENDY, Justin MENDY, Abdourahmane CISSOKHO et tant d’autres…</p><p>Nous sommes les enfants de l’indépendance !</p><p>‘’Les fleuves qui vont à la mer gardent le souvenir des hauteurs où ils ont pris leur source’’…</p><p>JE REVIENDRAI…</p><p>Jean-Michel SECK</p><div
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url="http://xalimasn.com/wp-content/uploads/2010/04/cinquantenaire5.jpg" length="10113" type="image/jpg" /> </item> <item><title>PROFESSEUR ASSANE SECK : « Les femmes ont joué un rôle important pour notre accession à l’indépendance »</title><link>http://xalimasn.com/professeur-assane-seck-%c2%ab-les-femmes-ont-joue-un-role-important-pour-notre-accession-a-l%e2%80%99independance-%c2%bb/</link> <comments>http://xalimasn.com/professeur-assane-seck-%c2%ab-les-femmes-ont-joue-un-role-important-pour-notre-accession-a-l%e2%80%99independance-%c2%bb/#comments</comments> <pubDate>Sat, 03 Apr 2010 08:02:01 +0000</pubDate> <dc:creator>Samory</dc:creator> <category><![CDATA[50 ans]]></category> <category><![CDATA[DOSSIERS]]></category><guid
isPermaLink="false">http://xalimasn.com/?p=10918</guid> <description><![CDATA[A 91 ans, le professeur Assane Seck, plusieurs fois ministre sous Senghor et Diouf (Affaires étrangères, Culture, Education) est un témoin privilégié de l’histoire contemporaine du Sénégal. Dans ce petit entretien, il rappelle le rôle important que les femmes ont joué avant et après l’indépendance. Est-ce que les femmes ont joué un rôle dans la [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p>A 91 ans, le professeur Assane Seck, plusieurs fois ministre sous Senghor et Diouf (Affaires étrangères, Culture, Education) est un témoin privilégié de l’histoire contemporaine du Sénégal. Dans ce petit entretien, il rappelle le rôle important que les femmes ont joué avant et après l’indépendance.</p><p>Est-ce que les femmes ont joué un rôle dans la lutte pour l’indépendance ?</p><p>On entend souvent parler des femmes en disant qu’elles n’ont joué aucun rôle. C’est inexact. Elles étaient dans tous les mouvements favorables à notre accession à l’indépendance. En ce temps, il y avait des mouvements de femmes très actifs dans le combat. En 1958, elles étaient favorables au « non ». Leur désir ardent d’indépendance était connu de tous. Mais il a fallu faire preuve de réalisme et accepter de suivre le schéma de la France.</p><p>Par exemple, les Françaises ont eu le droit de vote après la deuxième Guerre. Mais le décret promulguant cette loi en Afrique occidentale française précisait que ce droit ne concernait que les Françaises nées en Europe. Elles se sont mises au combat et un an après on leur a octroyé ce même droit.</p><p>Qu’est-ce qui explique cet engagement ?</p><p>Les femmes ont toujours été plus engagées que les hommes. Quand nous étions jeunes, elles n’avaient pas encore le droit de voter. Les matins, elles faisaient la cuisine au moment où les hommes se dépêchaient d’aller voter le matin. L’après-midi, elles étaient maîtresses de la rue qu’elles sillonnaient en brandissant des drapeaux. Dans chaque camp, il y’avait des femmes. Elles menaçaient de s’affronter. Elles avaient de la conviction et étaient vraiment courageuses dans l’expression de leur appartenance politique.</p><p>Est-ce qu’il y avait des figures féminines-phare à cette époque ?</p><p>Il y avait de grands leaders comme Caroline Faye Diop (première femme ministre et député au Sénégal : Ndlr), Ndoumbé Thiam, Léna Diagne et d’autres dont l’histoire n’a pas retenu le nom.</p><p>Ndèye Khady LO<br
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