Les présidents de la Côte d’Ivoire, du Niger et de la Guinée, récemment élus, seront à Deauville (France) les 26 et 27 mai en leur qualité « d’invités exceptionnels » du G8.

Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Alpha Condé (Guinée) et Mahamadou Issoufou (Niger) seront les « invités exceptionnels » de la présidence française du G8. Un évènement qui a son importance puisqu’il s’agit de leur première participation à un tel sommet depuis  leur élection.

Les trois chefs d’État africains auront un programme chargé : outre la négociation de partenariats avec les pays du G8, ils retrouveront d’autres dirigeants africains à l’origine de la création du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Un accord qui comprend déjà l’Algérie, l’Égypte, l’Éthiopie, le Nigeria, le Sénégal et l’Afrique du Sud.

La deuxième journée du sommet sera consacrée à un hommage « des pays du G8 aux démocraties émergentes, dans le monde arabe comme en Afrique », a précisé la présidence française qui s’est félicitée du fait qu’ils aient réussi « à négocier ensemble entre pays africains et pays du G8 la déclaration » qui sera publiée à l’issue de la rencontre.

Dirigeants africains et occidentaux évoqueront aussi les crises les plus graves du continent, dont celle du Soudan, de la Somalie et du Zimbabwe.

« Parcours démocratiques exemplaires »

Alassane Ouattara, Alpha Condé et Mahamadou Issoufou, arrivés au pouvoir dans des circonstances délicates voire douloureuses, dirigent désormais des pays « aux parcours démocratiques exemplaires », a jugé la présidence française.

Le premier n’a pu accéder à la présidence de la Côte d’Ivoire que grâce au soutien militaire décisif de la France et de l’ONU, qui a abouti à l’arrestation de son prédécesseur Laurent Gbagbo, le 11 avril à Abidjan. Son pays a vécu une crise postélectorale aux allures de guerre civile depuis novembre, Laurent Gbagbo refusant de céder sa place à son successeur qui avait gagné les élections présidentielles.

En Guinée voisine, marquée par cinquante ans de dictatures civiles et militaires, Alpha Condé est le premier président élu démocratiquement après des élections marquées par des violences politico-ethniques. Son adversaire qui avait reconnu sa défaite, dénonce aujourd’hui une dérive autoritaire du pouvoir de Condé.

Quant au Nigérien Mahamadou Issoufou, il a été élu le 12 mars après une période de transition militaire, après le coup d’État qui en février 2010 a renversé Mamadou Tandja. Ce dernier, en poste depuis dix ans, avait entrepris de modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

La Guinée et le Niger font partie des pays les plus pauvres au monde, malgré leurs importantes richesses minières. La Côte d’Ivoire reste une puissance régionale mais sa récente crise politique a porté un coup à son économie.

Les trois pays comptent sur l’aide des pays du G8 qui représentent près de 80 % de la richesse mondiale et à qui des ONG reprochent de ne pas avoir rempli leurs engagements, pris en 2005, de doubler l’aide au développement destinée à l’Afrique subsaharienne avant fin 2010. (Jeune Afrique avec AFP)

 

Alpha Condé, le président guinéen, nouvellement élu en visite de travail et d’amitié au Sénégal s’est désolé d’avoir hérité seulement d’un pays et non d’un Etat. Selon lui, « tout est à faire et à construire en Guinée ». S’adressant hier, dimanche 20 février à la presse à quelques heures de son départ pour Conakry, le chef de l’Etat guinéen a confié que jamais la planche à billets n’a été aussi utilisée dans son pays que pendant la période de la transition militaire pilotée par le Conseil national pour la démocratie et le développement (Cndd). « On a usé plus de la planche à billet pendant cette année de transition que de 1958 à cette date, toutes les années réunies », a révélé en substance le président Condé
e tout nouveau président démocratiquement élu de la Guinée Conakry, le Pr Alpha Condé a assurément du pain sur la planche pour inscrire son pays dans le concert des nations, organisées, civilisées et émancipées si on en croit ses propres révélations. S’il a hérité en effet, d’un pays avec des frontières reconnues, un sous-sol pourvu en richesses minières incontestables. Un sol propice à l’agriculture, de l’eau à profusion, un climat écologique favorable, un peuple disponible et travailleur, il lui revient de construire un Etat et des institutions solides, une administration forte, une économie et un environnement social et démocratiques où il fera bon vivre pour tous les Guinéens et les hôtes qui vivaient parmi eux. Les anciens pouvoirs qui sont succédés depuis 1958 savaient certainement consolider leur « trône » et user de la terreur pour le raffermir, mais, on ne saurait dire qu’ils ont aidé à la construction d’un Etat avec des institutions démocratiques, une administration professionnalisée qui est au service des Guinéens, une économie résolument engagée vers l’émergence et le développement. En visite de travail et d’amitié au Sénégal depuis le vendredi 18 février, Alpha Condé entend changer cela, a-t-il confié hier, dimanche 20 février à Dakar à quelques heures de son retour dans son pays. « J’ai certes hérité d’un pays, mais pas d’un Etat », a-t-il souligné pour montrer l’ampleur des tâches en Guinée.

Travaux d’Hercule assurément si on sait que rien que pendant la période de transition pilotée par le Conseil militaire national pour la démocratie et le développement (Cndd), « on a usé plus de la planche à billets que de 1958 à cette date, toutes les années réunies », a-t-il révélé. De sources proches de son entourage, on apprenait même que les « braves soldats démocrates » ayant assuré la transition laissent une dette de plus 1114 milliards de francs guinéens à solder par l’Etat aux caisses vides et vidées. Et cela s’ajoute une économie extravertie, des contrats miniers léonins qui ne profitent nullement à la Guinée, une production et distribution d’électricité pire qu’au Sénégal actuellement. « Il n’existe que 6 centrales en Guinée, les 4 sont complètement en panne, une seule fonctionne en définitive, occasionnant un déficit extraordinaire d’électricité dans mon pays », a déclaré dans sa lancée le président guinéen qui n’a pas peur des mots, ni n’a, pour l’heure, la langue de bois. Selon lui, tout est à faire chez-lui.
Tout est à construire, à bâtir…

N’empêche, il veut au moins pendant ces 100 premiers jours de son magistère nouvellement étrenné, poser les fondements d’une République, démocratique, résolument tournée vers l’émergence et le développement. Le président Condé entend ainsi s’attaquer à des réformes de sorte à asseoir des institutions républicaines et démocratiques solides, à épurer l’administration publique en la professionnalisant d’avantage, à réorganiser l’armée nationale et les forces de sécurité et de défense, à réformer le secteur de la santé et de l’éducation, renégocier après l’élaboration d’un code minier plus approprié, les contrats avec les investisseurs du secteur. Bref créer un Etat.

« Il faut former les journalistes guinéens »

Au plaidoyer du président du Conseil des éditeurs et diffuseurs de presse du Sénégal (Cedps), Madiambal Diagne pour la défense de la corporation, de l’entreprise de presse et la liberté d’expression en Guinée Conakry, Alpha Condé a assuré de son ferme engagement à « défendre la liberté d’expression et d’opinion à laquelle, je tiens comme à la prunelle de mes yeux» dans son pays. Seulement si en Guinée, « il existe plusieurs journaux et organes, il y a peu de journalistes sorties des écoles de formation. C’est la raison pour laquelle, c’est là un chantier aussi, nous nous attellerons à la mise en place d’école de formation et nous allons aider la presse à se développer et surtout à consolider son indépendance. Car je suis pour une presse d’investigation qui permet à l’opinion de se faire une religion correcte des situations, des faits et des événements et non à une presse alimentaire, le plus souvent manipulée. J’en appelle donc à la responsabilité des journalistes. Avec la coopération surtout avec le Sénégal, on s’attellera à donner une bonne formation à nos journalistes », a déclaré le président guinéen. Auparavant, il s’est félicité du soutien du peuple sénégalais, de la classe politique toute obédience confondue et de la presse sénégalaise qui ne lui a pas fait défaut pendant les années d’opposition aux régimes successifs guinéens.

Répondant à une question sur les élections législatives prochaines dans son pays, le président guinéen s’est engagé à une organisation transparente, démocratique et régulière de celles-ci. Au préalable, il voudrait cependant à la lumière de la présidentielle passée, questionner avec sa classe politique, la société civile, les partenaires au développement qui soutiennent la transition dans son pays et toutes les bonnes volontés, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). « Nous devons à la lumière de nos propres expériences et des expériences ici et là en Afrique, voire quel type de structure à installer pour l’organisation démocratique, transparente et régulière des élections dans notre pays. Je ne veux pas d’une Ceni ou tout autre structure inféodée au régime. Ma préférence va à une structure qui permette une saine et démocratique confrontation entre la classe politique de sorte à avoir des consultations populaires sans contestation aucune».

Le Pr. Alpha Condé qui a assisté vendredi à un dîner offert à son honneur dans le cadre d’une cérémonie de remise de Prix aux 50 femmes leaders « d’exception organisée par le groupe Intelligences Magazine » a quitté hier Dakar pour son pays. Il a été visité hier, au Méridien Président, par son hôte sénégalais, le président Abdoulaye Wade qui l’a raccompagné. Une déférence qui, au-delà de magnifier un compagnonnage de vieux opposants qu’ils étaient, renseigne également de l’intérêt porté par le Sénégal à la Guinée Conakry.
SUDONLINE.SN

CONAKRY-Le président Alpha Condé a ordonné vendredi à tous les membres du gouvernement de Mohamed Said Fofana de déclarer leurs biens avant leur prise de fonction, conformément à la nouvelle constitution guinéenne.

Le chef de l’Etat a fait la déclaration de ses biens en guinée ainsi qu’à l’extérieur, selon son ministre secrétaire général à la présidence. « Conformément à l’article 36 de la constitution guinéenne le président de la république le Pr. Alpha Condé a déposé le 23 Décembre 2010 auprès du premier président de la cour suprême la déclaration sur l’honneur concernant ses biens en guinée et à l’étranger » précise le communiqué signé par François Loucény Fall.
Depuis quelques jours les populations commençaient à s’interroger sur le respect des dispositions de la constitution par les nouvelles autorités du pays.

Cette loi qui a été élaborée par le Conseil National de Transition (organe qui joue le rôle d’assemblée nationale) vise à lutter contre la corruption et le détournement des deniers publics.
Selon l’ONG Transparency Internationale la Guinée est l’un des pays les plus corrompus du monde.

SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour AFRICAGUINEE.COM

Le nouveau président guinéen Alpha Condé a procédé lundi 27 décembre 2010 à dix-sept premières nominations pour former le gouvernement dirigé par Mohamed Said Fofana. Parmi les ministères clés, le banquier Kerfala Yansané reste à l’Economie ; au ministère des Affaires étrangères est nommé un inconnu, Edouard Gnakoï Lamahet, et lui-même s’attribue le délicat ministère de la Défense. Il succède ainsi au général Sékouba Konaté.

En annonçant que lui-même va hériter du ministère de la Défense, avec un ministre délégué à ses côtés, Alpha Condé succède en tout à Sékouba Konaté.

La nouvelle équipe ne présente pas de véritable surprise. Ils sont dix-sept à faire leur entrée ou à être maintenus au gouvernement, parmi lesquels les généraux Mathurin Bangoura et Korka Diallo, deux anciens proches collaborateurs du général Sékouba Konaté qui a dirigé la transition. Mathurin Bangoura quitte les Transports pour le ministère de l‘Urbanisme et de l’Habitat alors que le général Korka Diallo hérite du ministère de l’Elevage, après avoir dirigé ces derniers mois le ministère de la Pêche et de l‘Aquaculture sous le gouvernement de transition.

Signalons l’entrée sans surprise d’Ousmane Bah, pour la première fois nommé à un poste ministériel. Le leader de l’UPR avait rejoint au second tour l’alliance Arc en Ciel qui a soutenu Alpha Condé. Ousmane Bah est nommé ministre d’Etat, ministre des Travaux publics et des Transports. Papa Koly Kourouma, ancien ministre de Moussa Dadis Camara revient à ses premières amours, l’Environnement, qu’il dirigeait sous la junte de décembre 2008 à janvier 2010.

Enfin, seulement trois femmes font, pour le moment et en attendant la liste définitive, leur entrée au gouvernement.

La liste provisoire du nouveau gouvernement (avec AFP) dirigé par le Premier ministre Mohamed Said Fofana.

Ministre d’Etat chargé des Travaux publics et des transports : Ousmane Bah

Ministre d’Etat chargé de l’Energie et de l’environnement : Papa Koly Kourouma

Ministre de l’Economie et des finances : Kerfala Yansané (confirmé)

Ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger: Edouard Gnakoï Lamah

Ministre des Télécommunications et des nouvelles technologies de l’information : Hoyé Guilavogui

Ministre de la Promotion féminine et de l’enfance : Mme Nanténin Chérif Konaté

Ministre de l’Urbanisme, de l’habitat et de la construction : général Mathurin Bangoura (ex-ministre des Transports)

Ministre de la Jeunesse et de l’emploi « jeunes » : Sanoussi Bantama Sow

Ministre des Sports : Aboubacar Titi Camara

10) Ministre de l’Alphabétisation et de la promotion des langues nationales : Bamba Camara

Ministre de l’Industrie et des petites et moyennes entreprises : Mme Ramatoulaye Bah

Ministre de l’Hôtellerie, du tourisme et de l’artisanat : Mme hadja Mariama Baldé

Ministre de l’Elevage : général Mamadou Korka Diallo (ex-ministre de la Pêche)

Ministre de l’Emploi, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle : Damantang Albert Camara

Ministre du Travail et de la fonction publique : Mme Fatoumata Tounkara

Ministre délégué chargé des transports : Tidiane Traoré

Ministre délégué chargé de l’environnement : Saramady Touré

RFI.FR

Guinée: Mohamed Said Fofana nommé Premier ministre

CONAKRY – Le président guinéen Alpha Condé a nommé vendredi soir l’économiste Mohamed Said Fofana au poste de Premier ministre, selon un décret présidentiel lu à la télévision publique.

« Mohamed Said Fofana, économiste, est nommé Premier ministre chef du gouvernement », a indiqué le décret présidentiel.

M. Fofana, âgé d’une cinquantaine d’années, était jusque là inconnu du grand public. Il occupait le poste de directeur de la coordination et du suivi des projets au ministère du Commerce, de l’Industrie et de la promotion du secteur privé dans le gouvernement de transition guinéen dirigé par Jean-Marie Doré.

Natif de Forécariah (Basse-Guinée), le nouveau Premier ministre guinéen a longtemps évolué dans le milieu des affaires guinéen et a été secrétaire général de la Chambre de Commerce de Guinée pendant une quinzaine d’années.

La nomination de M. Fofana intervient après celles jeudi de l’ex-Premier ministre François Lonsény Fall au poste de secrétaire général à la présidence et de Mohamed Diané comme directeur de cabinet du président Condé.

Mohamed Diané était le secrétaire administratif et la cheville ouvrière du parti d’Alpha Condé, le Rassemblement du peuple guinéen (RPG).

François Lonsény Fall avait été porte-parole de la coalition Arc-en-ciel qui soutenait M. Condé, durant la campagne pour la présidentielle

Sous le régime du défunt « général-président » Lansana Conté (1984-2008), M. Fall avait été ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2004 puis avait dirigé très brièvement le gouvernement (février-avril 2004). Il avait démissionné de ce poste de Premier ministre au bout de deux mois seulement, lors d’une rencontre internationale, à Paris.

M. Fall a également été représentant spécial de la Guinée auprès des Nations unies à New York et représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Somalie puis en République Centrafricaine.

En 2010, il était devenu porte-parole du Forum des Forces vives, qui regroupait les partis d’opposition, syndicats et représentants de la société civile. Puis il s’était présenté au premier tour de la présidentielle, le 27 juin, recueillant 0,46% des voix, avant de se rallier à Alpha Condé.

L’opposant historique Alpha Condé, 72 ans, a prêté serment, mardi à Conakry, comme premier président librement élu de Guinée.

La cérémonie d’investiture a marqué la fin d’une année de « transition vers la démocratie » et d’un demi-siècle de régimes dictatoriaux ou autoritaires dans ce pays d’Afrique de l’Ouest de dix millions d’habitants.

(©AFP / 24 décembre 2010 23h15)

CONAKRY, 24 décembre (Reuters) – Le nouveau président guinéen Alpha Condé a nommé comme Premier ministre Mohamed Saïd Fofana, un ancien haut fonctionnaire du ministère du Commerce, a annoncé vendredi la télévision publique. Condé a prêté serment mardi, six semaines après le scrutin du 7 novembre, la première élection libre dans l’ancienne colonie française depuis son indépendance en 1958.

« Mohamed Saïd Fofana ancien directeur de la recherche économique, est nommé Premier ministre », dit le décret présidentiel lu à la télévision.

Condé a déjà nommé directeur de cabinet son compagnon de lutte historique Mohamed Diané, membre de son parti le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG). François Lounceny, l’un de ses adversaires au premier tour de l’élection, sera secrétaire d’Etat à la présidence de la République, avec le rang de ministre.

Les observateurs attendent maintenant de savoir si Condé appliquera sa promesse d’un gouvernement d’union nationale en nommant des proches de son adversaire du deuxième tour, Cellou Dalein Diallo.

(Saliou Samb; Nicole Dupont pour le service français)

reuters

Guinée: Mohamed Said Fofana nommé Premier ministre

CONAKRY – Le président guinéen Alpha Condé a nommé vendredi soir l’économiste Mohamed Said Fofana au poste de Premier ministre, selon un décret présidentiel lu à la télévision publique.

« Mohamed Said Fofana, économiste, est nommé Premier ministre chef du gouvernement », a indiqué le décret présidentiel.

M. Fofana, âgé d’une cinquantaine d’années, était jusque là inconnu du grand public.

Il occupait le poste de directeur de la coordination et du suivi des projets au ministère du Commerce, de l’Industrie et de la promotion du secteur privé dans le gouvernement de transition dirigé par Jean Marie Doré.

Natif de Forécariah (Basse-Guinée), le nouveau Premier ministre guinéen a longtemps évolué dans le milieu des affaires guinéen et a été secrétaire général de la chambre de commerce de Guinée pendant une quinzaine d’années.

(©AFP / 24 décembre 2010 23h03)

WASHINGTON – Le président des Etats-Unis Barack Obama a félicité mercredi les Guinéens pour l’investiture du président Alpha Condé, le premier dirigeant élu démocratiquement élu de leur histoire, affirmant que cette transition du pouvoir soulevait l' »admiration » du monde entier.

« Au nom des Américains, je félicite les ressortissants de Guinée, au moment où ils assistent à l’investiture de leur premier président démocratiquement élu depuis l’indépendance du pays en 1958″, a déclaré M. Obama.

« Aujourd’hui, le monde entier s’accorde à féliciter la Guinée et à exprimer une réelle admiration pour les électeurs qui ont soutenu sans faille la paix et la démocratie », a ajouté le président dans un communiqué.

M. Condé, 72 ans, a prêté serment mardi comme premier président librement élu de Guinée, une cérémonie à Conakry marquant la fin d’une année de « transition vers la démocratie » et d’un demi-siècle de régimes dictatoriaux ou autoritaires dans ce pays d’Afrique de l’Ouest de dix millions d’habitants.

« L’année écoulée restera comme exemplaire de la façon dont un pays peut effectuer le choix d’un avenir meilleur à un moment aussi critique, et de la responsabilité des détenteurs de l’autorité de placer leur pays au dessus de tout », a affirmé M. Obama, en saluant une « transition historique ».

(©AFP / 22 décembre 2010 22h02)

Alpha Condé a promis aujourd’hui « une ère nouvelle » pour la Guinée dévastée par 50 ans de dictatures et de pauvreté, après avoir prêté serment comme premier président démocratiquement élu du pays, au cours d’une grande cérémonie à laquelle participaient 13 chefs d’Etat africains.

« J’affirme haut et fort que la pauvreté et le sous-développement en République de Guinée ne sont pas une fatalité », a déclaré Alpha Condé, dans un pays doté d’immenses richesses minières convoitées par les multinationales.

La salle des fêtes du Palais du peuple était trop petite pour accueillir les invités et l’esplanade avait été envahie par un immense foule de militants manifestant leurs joie.
L’ancien opposant, d’ethnie malinké, a par ailleurs affirmé, un mois après des violences politico-ethniques qui avaient fait au moins sept morts: « Le changement que nous prônons n’est pas dirigé contre un parti politique, encore moins contre une ethnie, encore moins contre une catégorie sociale ou socio-professionnelle ».

Durant sa campagne, lui-même s’en était pris parfois à ce qu’il appelait « la mafia » des commerçants « peuls ».

lefigaro.fr

Premier président librement élu en Guinée, Alpha Condé a prêté serment mardi en exprimant l’espoir d’unifier son pays ethniquement divisé à la manière dont Nelson Mandela rassembla l’Afrique du Sud après l’apartheid.

Opposant historique depuis la dictature de Sékou Touré, Condé a été élu le 7 novembre lors d’un scrutin qui avait pour objet de mettre fin à un régime militaire d’environ deux ans et de tirer un trait sur un demi-siècle d’autoritarisme politique souvent marqué par des violences politiques et ethniques.

Après sa prestation de serment, il a déclaré qu’il s’efforcerait d’être « le Mandela de la Guinée » et d’unir tous les habitants du pays. Il a souligné que le rétablissement de la cohésion sociale et de l’unité nationale exigeaient « un regard collectif sur notre passé douloureux ».

La cérémonie d’investiture s’est déroulée à Conakry en présence du président sud-africain Jacob Zuma et des chefs d’Etat de la Guinée-Bissau, du Mali, de la Sierra Leone, du Liberia et du Sénégal, pays africains voisins de la Guinée.

« Moi, j’ai de l’espoir, j’ai même beaucoup d’espoir », confiait à Conakry Moumouni Konaté, agent d’une société de micro-crédit actuellement au chômage. « Je sais que les choses vont changer dans ce pays, parce qu’Alpha l’a promis. »

Premier exportateur mondial de bauxite, la Guinée possède d’importants gisements de minerai de fer qui lui ont permis d’attirer des investisseurs étrangers et de générer des milliards de dollars de revenus.

RENAISSANCE

Mais la mauvaise gouvernance et les troubles politiques ont empêché les Guinéens de profiter des retombées économiques de cette richesse minière, la plupart d’entre eux vivant toujours avec moins d’un dollar par jour en moyenne et manquant d’accès à l’eau potable, à l’électricité et à l’emploi.

Les Nations unies ont présenté l’élection présidentielle de novembre comme un exemple de démocratie pour les voisins de la Guinée – en particulier pour la Côte d’Ivoire, où deux présidents s’opposent depuis le scrutin du 28 novembre.

Mais cette première élection libre et démocratique depuis l’indépendance de 1958 a été suivie de plusieurs jours de violences entre les partisans du candidat battu, Cellou Dalein Diallo, et les forces de sécurité guinéennes.

Si Diallo a reconnu sa défaite, il a dénoncé des fraudes en soulignant que plusieurs milliers de ses partisans, en majorité peuls, n’avaient pas eu accès aux bureaux de vote.

La victoire d’Alpha Condé a sonné la fin du régime militaire en place depuis la mort du président Lansana Conté fin 2008.

« Nous sommes ici pour témoigner de la renaissance de la Guinée », a déclaré le général Sekouba Konaté, ancien chef de la junte. « Il est temps de mettre un terme au règne de l’impunité dans notre pays », a-t-il ajouté avant l’investiture de Condé.

Pour l’économiste Yéro Baldé, « c’est maintenant que le travail commence. L’autosuffisance alimentaire en trois ans, la lutte contre la corruption et les détournements de deniers publics, tout cela va nécessiter de profondes réformes dans la gouvernance ».

Alpha Condé avait été condamné à mort par contumace sous le régime dictatorial de Sékou Touré (1958-1984) et emprisonné pour complot en vue de s’emparer du pouvoir sous Lansana Conté (1984-2008).

Il s’est engagé à réformer l’armée, à revoir les contrats miniers, à réconcilier les ethnies et à généraliser l’accès à l’eau, l’électricité et à l’éducation.

« Les attentes sont trop grandes et on se demande comment le nouveau président va parvenir à satisfaire tout ça. Ce sera très difficile », estime Yéro Baldé, spécialiste du secteur minier.

Marine Pennetier et Philippe Bas-Rabérin pour le service français via nouvelobs.com

La Cour suprême de Guinée a confirmé dans la nuit de jeudi à vendredi la victoire de l’opposant historique Alpha Condé au second tour de la présidentielle, qui s’est tenu le 7 novembre.

La décision de la Cour, qui classe ainsi les plaintes pour fraude déposées par son adversaire Cellou Dalein Diallo, a été annoncée lors d’une conférence de presse à Conakry.

Reuters

La Guinée n’est pas encore sortie du « tunnel de sa présidentielle », deux semaines après le second tour de l’élection du 7 novembre dernier. Alors qu’on espérait un scrutin propre et calme, la Guinée décidément habituée aux prolongements électoraux vit, depuis, des scènes de violence qui ont poussé les autorités de la transition à décréter un état d’urgence assorti d’un couvre-feu. Cette décision qui vise à calmer les esprits pourrait prévaloir jusqu’au 26 novembre prochain, délai imparti à la Cour suprême pour valider les résultats du second tour.

Depuis mercredi donc, Conakry et des villes de l’intérieur semblent revenir à la normale après de sanglants incidents qui ont fait officiellement 7 morts en deux jours pendant que la société civile parle, elle, de 13 décès.

clivage inter-ethnique

Cette situation explique les nombreux appels au calme de la communauté internationale, car elle a beaucoup surpris les observateurs qui croyaient que le pays de Samory Touré allait réussir le redoutable test de réussir sa première élection réellement démocratique. L’enjeu capital de cette présidentielle était si évident qu’on pensait que les Guinéens avaient hâte d’oublier les 52 années de dictature.

Mais c’était sans compter avec l’historique clivage inter-ethnique surtout entre Malinkés et Peulhs. D’ailleurs, les incidents survenus aussi bien en Moyenne-Guinée que dans la capitale sont le fait de ces deux communautés, aggravés par les forces de sécurité qui, selon le candidat Cellou Dalein Diallo, « matent » les membres de sa communauté peulh à chaque occasion.

Informé de la situation, le président par intérim de la transition, le général Sékouba Konaté, avait appelé au calme et à la sérénité de même que le candidat Alpha Condé. Le président Konaté se dit aussi prét à être ministre de défence si on le lui demande.

M. Condé, riche de 40 ans d’opposition, s’était également fondé sur les accords de Ouagadougou et Conakry pour promettre la création d’un gouvernement d’union nationale. Le candidat victorieux, deux fois emprisonné, était auparavant engagé à créer un changement et une réconciliation nationale. Beaucoup croyaient au nouveau président qui, ayant comme modèle le président Nelson Mandela, pouvait certainement faire en Guinée ceux que l’Afrique du Sud a réussi au lendemain de l’apartheid. Aujourd’hui, le gouvernement d’union et la réconciliation nationale risquent d’être différés à plus tard une fois que la Cour suprême aura rendu son verdict.

Même si les deux candidats scellent une entente, au demeurant factice, il restera à gommer l’historique divergence politico-ethnique. Pourtant la participation électorale de 76% et la différence de suffrages entre les deux candidats (52,5% et 47,4%) démontrent que les Guinéens veulent entrer en démocratie avec le nouveau dirigeant et se réconcilier entre eux-mêmes. Le contraire semble s’être produit depuis que le candidat Cellou Dalein Diallo avait contesté avant la lettre, les résultats provisoires. Mais, la commission électorale nationale indépendante (Céni) avait mis du temps, conformément au vœu de M. Diallo, pour examiner la trentaine de recours introduits à son niveau par les deux parties.

140.000 voix d’écart

Après les résultats de la Céni, le candidat continue de protester contre la différence de 140.000 voix qui le séparent de son adversaire surtout en Moyenne-Guinée, sa place forte. Le dernier mot revient à la Cour suprême qui décidera du vainqueur de cette présidentielle. La Guinée a rapidement besoin de sortir de cette impasse électorale pour instaurer les changements dictés par sa situation actuelle faisant que les populations réclament l’eau, l’électricité et les denrées alimentaires en plus d’un mode de gouvernance démocratique.

La réconciliation nationale, elle, est rendue nécessaire par les antiques clivages inter-ethniques qui ont laissé de mauvais souvenirs aux uns et aux autres. Sorti victorieux avec 52,5% du deuxième tour de la présidentielle guinéenne, le Pr Alpha Condé prône déjà le changement et la réconciliation nationale. Le premier président démocratiquement élu a largement surpassé son adversaire Cellou Dalein Diallo (47,4%). Car au premier tour, l’opposant historique en était à 18% seulement.

lesoleil.sn

CELEBRITES

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