Le journaliste et animateur de l’émission «Faram Facce» de Tfm, Pape Ngagne Ndiaye, a présenté hier, vendredi 14 avril, son ouvrage intitulé «Par-cours d’un journaliste autodidacte» à la salle Amady Aly Dieng de l’Harmattan, la maison d’édition. C’était en présence de plusieurs personnalités. Préfacé par le journaliste, Mamoudou Ibra Kane, l’ouvrage retrace le parcours de l’auteur, mais aborde aussi d’autres sujets tels que la parité, la transhumance. Quelques-unes de ses émissions y figurent…

Même s’il n’a pas fait des études en journalisme, Pape Ngagne Ndiaye fait aujourd’hui partie de la corporation pour l’avoir «appris dans la vie», c’est-à-dire sur le tas. L’auteur dit avoir appris le métier en séjournant dans des organes de presse et à travers des personnes qu’il a fréquentées. «On peut collectionner des diplômes, mais c’est dans la vie qu’on se forme», a-t-il fait savoir. Et, c’est ce parcours qu’il a retracé dans un ouvrage intitulé «Par-cours d’un journaliste autodidacte» et qu’il a présenté hier, vendredi 14 avril, à la salle Amady Aly Dieng de l’Harmattan.

Le président de l’Association des écrivains du Sénégal (Aes), Alioune Badara Bèye présente le livre de 350 pages édité chez l’Harmattan, comme le «parcours d’un serviteur, d’un poète de l’image». Pour Alioune Badara Bèye, l’auteur du «Par-cours d’un journaliste autodidacte» est une «référence pour une jeunesse souvent angoissée, mais toujours alertée». En effet, lorsque le professeur Oumar Sankharé, décédé en 2015 et premier lecteur de l’ouvrage le corrigeait, a fait savoir le président de l’Aes, il m’a dit : «un grand auteur vient de naître» pour témoigner de la «qualité de l’auteur». Dans l’ouvrage, Pape Ngagne Ndiaye a parlé de l’affaire Farba Senghor, de son recrutement à la Tfm, de la transhumance, de la parité, entre autres sujets.

Le préfacier de l’ouvrage, le journaliste Mamoudou Ibra Kane lui aussi n’a pas manqué de louer les «qualités» de l’auteur. «Nous célébrons une voix, un grand professionnel du journalisme», a-t-il souligné. Et d’ajouter, «Pape Ngagne Ndiaye est un journaliste accompli, il a eu le courage de sa plume pour critiquer certaines pratiques dans son métier».

Selon le maître de cérémonie et ami de l’auteur, Cheikh Yérim Seck, «à travers son regard d’un journaliste, il projette un regard sur un maillon important de la démocratie qu’est la presse». L’auteur de l’ouvrage Pape Ngagne Ndiaye, neveu du chanteur Ndiaga Mbaye a confié qu’ «il existe deux choses essentielles pour le journaliste : éthique et la déontologie. Pour moi, si vous ne les mettez pas en exergue, vous passez à côté de ce qui est le plus important».

Venu présider la cérémonie de dédicace, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye dira à l’endroit de l’auteur : «Je t’admire à travers ta qualité et ta persévérance», avant de l’inviter à présenter l’ouvrage dans son fief à Fatick. Il faut aussi rappeler que la cérémonie a vu la présence de plusieurs autorités politiques, religieuses, coutumières, parents et amis de l’auteur dans une ambiance où des griots ont rivalisé d’inspiration.

DEDICACE DU LIVRE DE PAPE NGAGNE NDIAYE : Maître El Hadj Diouf et Serigne Modou Kara se donnent en spectacle

Le public venu nombreux n’oubliera pas de sitôt la cérémonie de dédicace de l’ouvrage du journaliste, Pape Ngagne Ndiaye «Pars-cours d’un journaliste autodidacte» hier, vendredi 14 avril à la salle Amady Aly Dieng de l’Harmattan. En effet, le guide religieux Serigne Modou Kara, venu à la dernière minute à la cérémonie au moment où ministre de la Culture et de la Communication était en train d’intervenir, a profité de son temps de parole pour apostropher l’avocat Me El Hadj Diouf : «Jugez en toute connaissance de cause».

Des propos qui n’ont pas du tout plu à l’avocat et qui apporte la réplique : «Marabout, tu t’es trompé, car même Youssou Ndour (présent dans la salle) a, dans ses chansons, dit que nul n’est infaillible». Dans un ton un peu agressif, Me El Hadj Diouf ajoute : «L’avocat ne fait que plaider pour son client, ce sont les juges qui acceptent ou refusent une liberté provisoire». Après avoir lancé ces propos, Me El Hadji Diouf a voulu quitter la salle, lorsque Serigne Modou Kara reprend le micro pour lui dire : «Maître ne sorts pas, je dois te répondre. Tu dois te souvenir de notre rencontre à la maison de Serigne Saliou, ce jour-la, il m’a tué 21 moutons», a dit Kara dans un ton aussi agressif.

C’était donc un tohu-bohu dans la salle. Tout le monde s’est levé et ce sont les autorités qui sont intervenues, notamment le médiateur de la République, Me Alioune Badara Cissé, pour faire tomber la fièvre. Et c’est par la suite que la parole a été redonnée au ministre Mbagnick Ndiaye pour prononcer son discours, même si personne ne l’a écouté car les commentaires allaient bon train. D’aucuns disaient que c’est un règlement de compte.

sudonline.sn

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1 Commentaire

  1. Qu’on me cite une seule démocratie, où pour la dédicace d’un livre écrit par un journaliste mobiliserait autant d’hommes et de femmes politiques, au pouvoir comme dans l’opposition ! Je pense que nous parlons d’indépendance de la presse et des journalistes sans savoir réellement ce que cela exige en démocratie ! Nous en sommes très loin ! C’est peut-être parce que comme on dit : “Le Sénégal est un pays très particulier” !

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