XALIMANEWS : Ce n’est pas parce qu’il est du Pds qu’il soutient que le chef de l’opposition doit être incarné par le président du groupe parlementaire de l’opposition, en l’occurrence Serigne Cheikh Bara Dolly Mbacké. Cheikh Tidiane Seck, patron de la Fédération nationale des cadres libéraux affirme que c’est ainsi dans tous les pays du monde.
Le débat sur celui qui doit incarner le chef de l’opposition continue de susciter des débats intenses. Certains Rewmistes soutiennent que c’est leur leader Idrissa Seck qui est le chef de l’opposition parce qu’il est arrivé deuxième lors de l’élection présidentielle du 24 février dernier. En revanche, Cheikh Tidiane Seck, le président de la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl), affirme que ce statut revient de droit au président du groupe parlementaire de l’opposition la plus représentative à l’Assemblée nationale. Et ce n’est pas parce qu’il est responsable du Pds qu’il soutient cette thèse. D’ailleurs, depuis la publication de la composition du nouveau secrétariat national du Pds, il n’est plus en odeur de sainteté avec le Pape du Sopi. «Vous ne pouvez pas prendre quelqu’un qui n’est pas élu pour en faire le chef de l’opposition pour lui donner un statut et les fonds de l’Etat. Ce n’est pas possible», explique Cheikh Tidiane Seck. Qui s’empresse d’ajouter: «J’ai posé un principe qui est : le président du groupe parlementaire de l’opposition est le chef de l’opposition. Il se passe ainsi dans toutes les grandes démocraties du monde. C’est un débat inutile et qui ne devrait pas avoir lieu dans un pays où il y a un parlement. C’est comme cela que ça fonctionne dans le monde». Et il en veut pour preuve des pays comme le Canada et la Grande Bretagne. Il affirme qu’au Canada par exemple, le chef de l’opposition c’est le chef du groupe parlementaire de l’opposition qui devient Premier ministre si son groupe devient majoritaire.
En outre, le président des cadres libéraux soutient que c’est le chef de l’opposition parlementaire qui doit représenter toute l’opposition dans le cadre du dialogue. «Aujourd’hui, nous avons besoin d’un vrai dialogue national et celui qui doit représenter l’opposition dans ces instances, c’est le président du groupe parlementaire qui est élu. Celui qui doit représenter l’opposition dans ses relations avec l’Etat doit être le président du groupe parlementaire le plus représentatif au niveau de l’Assemblée nationale. Et c’est exactement Serigne Cheikh Bara Dolly Mbacké qui doit être aujourd’hui le chef de l’opposition», renchérit Cheikh Tidiane Seck, même s’il ne partage pas les mêmes positions au sein du Pds avec ce dernier. Toujours est-il que Cheikh Tidiane Seck estime que le dialogue républicain dans un pays normal se déroule à l’Assemblée nationale. Et d’après lui, ce dialogue national qui se déroule actuellement n’a pas de sens, car selon lui, le vrai dialogue national ne doit tourner que sur un seul point: le processus de dévolution du pouvoir, c’est-à-dire le processus électoral. «Mais pour ce qui est de la gouvernance ça se passe à l’Assemblée nationale, sinon cette dernière n’aurait pas sa raison d’être», poursuit le patron des cadres libéraux. C’est le dialogue en cours, mais boycotté par le Pds et d’autres partis qui devrait définir les modalités du choix du chef de l’opposition. S’agira-t-il du candidat arrivé deuxième lors de la dernière élection présidentielle ou du chef de l’unique groupe parlementaire ?

1 Commentaire

  1. Non, en France il y a des chefs de l’opposition, qui ne sont pas plus de dix ! Ils sont consultés à l’Elysé par le président à chaque fois que de besoin, et jamais plus de trente minutes chacun. Dans les régime parlementaire, oui c’est le chef du parti d’opposition ayant le plus de voix aux dernières législatives qui est de facto le chef de l’opposition, dont le nombre de partis se limites à trois en général. Malheureusement une grade partie de l’opposition va se laisser piéger par le pouvoir en les maintenant dans des discutions qui vont traîner en longueur jusqu’en fin 2022 parce qu’il n’ y aura pas d’élections avant cette période. Pendant ce qui, qui parle des innombrables problèmes qui assaillent les Sénégalais ? La société civile, sans doute !

Repondre

Please enter your comment!
Please enter your name here