Dans son point de presse du 13 mars 2019, la COALITION IDY 2019 affirme, revendique et confirme par la voix du président Idrissa Seck, son refus de reconnaitre le résultat des élections du 24 avril 2019. Successivement, reconnu par la Commission nationale de recensement des votes (Demba Kandji), et par le Conseil constitutionnel (Pape Oumar Sakho).

 

Dans son message, elle (la coalition) dit « avec responsabilité, mais également avec fermeté et détermination nous entendons rester mobilisés, pour la prise en charge de ce désir de changement, et pour la défense des acquis démocratiques, de notre peuple. Acquis, qui ont coûté à travers l’histoire à tant de générations en terme de sacrifices, y compris de sacrifices en vie humaine. Naturellement cette mobilisation, et cette détermination sera poursuivie sans équivoque, et aucune ambiguïté ».

 

Il ne souffre d‘aucune équivoque, la COALITION IDY 2019 inscrit son action dans le refus catégorique du résultat des élections. Pour rester à côté du peuple, et défendre sa volonté exprimée le 24 février 2019, dans les urnes. Position dans le prolongement de la déclaration des leaders de l’opposition, du 28 février 2019, faisant suite à la proclamation des résultats provisoires donnés par Demba Kandji, désignant Macky Sall vainqueur au premier tour des élections présidentielles.

 

D’ailleurs, en ne prononçant pas le nom de Macky Sall, elle confirme que son nouveau statut né de l’asservissement avéré de Demba Kandji ne la lie nullement, et qu’elle attend le retour aux résultats réels sortis des urnes le 24 février 2019. C’est sans doute pourquoi, pour mener le combat, ou la confrontation, Idrissa Seck lance un appel à l’unité pour dire « (…) dans le cadre de cette prise en charge de la protection de nos acquis démocratiques (…), poursuit-il « nous puissions faire face, à cette volonté de confiscation de la volonté populaire ». C‘est dire autrement, face au risque éventuel qui pèse sur notre démocratie, et l’État de droit, il faut faire bloc, et résister ensemble.

 

Nous souscrivons partiellement, à la démarche de la COALITION IDY 2019 qui, sans doute, compte procéder par étape. Puisque, selon nous, elle ne tire pas les conséquences appropriées de sa position, car elle aurait dû insinuer, au moins, une situation alternative, ou en opposition avec celle du pouvoir en place, à défaut fixer une « date line » à partir de laquelle, elle prendrait la résolution la plus adaptée au forcing de Macky Sall. Nous concédons, faire pareille déclaration, semble-t-il, peut être considérée, comme un « casus belli », qui pour le moment n’est pas, la ligne privilégiée pour mener la contestation.

 

Nul État ne peut fonctionner sans un gouvernement, donc la question de l’orientation, de la volonté de la COALITION doit/devra être tranchée sans tarder. Par sa déclaration du 13 mars 2019, elle semble inscrire son action dans la durée, pour user Macky Sall. Pour nous, la position du refus de reconnaissance n’est vraiment acceptable, que si, la COALITION se décide de se mettre à hauteur de Macky Sall dans tous les domaines, pour montrer sa détermination. Si tel n’est pas le cas, son positionnement serait difficilement compréhensible. De même, plus la vraie décision tarde à se concrétiser, moins les chances de la voir se réaliser sont/seront minces, ou faibles.

 

En face de deux positions inconciliables à priori, ou très opposées (opposition politique/Macky Sall), force est d’admettre qu’une période d’impasse s’ouvre. Pour combien de temps, s’il y a raidissement de chaque côté, ou en l’absence de compromis, ou de médiation pour trouver une issue bénéfique à la stabilité du pays, et au rétablissement de la légalité, préalable à tout dialogue. Et surtout, au respect de la volonté populaire exprimé le 24 février 2019, avant correction des résultats par Demba Kandji, pour déclarer Macky Sall élu au premier tour des élections présidentielles de 2019.

 

A notre avis, dans son conscient, et/ou dans son subconscient, Macky Sall reste convaincu, que le holdup électoral, qu’il tente de nous faire accepter, avec son acolyte Demba Kandji, n’est pas passé. Se rendant compte de sa sottise, il se trouve être à la recherche d’une sortie honorable, à savoir une adhésion majoritaire du peuple y compris de l’opposition. Seul objectif de sa démarche, d’ouvrir un dialogue biaisé avec l’opposition politique.

 

Sans être trop pessimistes, nous sommes néanmoins très sceptiques, car la résistance douce ou pacifique, face à Macky Sall, risque fort de ne pas trouver, un dénouement favorable de sitôt. Parce qu’il compte, vaille que vaille, garder le pouvoir que lui a conféré Demba Kandji. D’autant que, entouré, d’une cohorte de zélateurs, de margoulins, de profiteurs et d’agioteurs, à défaut d’une forte pression populaire, il ne semble guère prêt, à des concessions pour restaurer la vérité des urnes.

 

Loin d’être des réactionnaires attardés pour ne point respecter certaines réalités sociales, ou politiques. Il convient cependant de constater Macky Sall à toujours inscrit ses actions, dans la confrontation (réelle ou supposée). Donc, ne pas être sur le même niveau décisionnel, ou de vue que lui, c’est toujours s’exposer, à toujours plus. A titre d’exemple, la fraude massivement constatée aux élections présidentielles de 2019, ne sont que l’aboutissement de faits constatés, au dernier référendum, et aux élections législatives de 2017.

 

En conclusion, nous pouvons affirmer, la COALITION IDY 2019, en ne citant pas Macky Sall, ou en ne répondant pas expressément à son invitation au dialogue, au-delà de nier son statut actuel, a voulu lui signifier une véritable fin de non-recevoir. Car, dans son point de presse du 13 mars 2019 en persistant à assumer, le refus de reconnaitre les résultats des élections présidentielles du 24 février 2019, et de surcroit Macky Sall. Par son attitude, elle manifeste un désir indéniable d’encrage de la démocratie dans le pays, et surtout le respect de la légalité républicaine.

 

Aussi, elle a su décrypter le piège de la roublardise dans l’appel au dialogue, duquel, il (Macky Sall) cherche seulement à faire légitimer son hold-up électoral. Comme nous l’avons déjà dit, aller à sa rencontre, c’est faire allégeance à son pouvoir, octroyé par Demba Kandji, et non par les urnes. A moins que, cela ne soit, une autre manière, de faire acte de présence, pour vouloir négocier directement, ou indirectement un maroquin.

 

Daouda NDIAYE

 

3 Commentaires

  1. Je me demande meme pourquoi un dialogue .Il n’y a rien a dialogué. On est en démocratie Macky a gagné point / !!!! .
    Son devoir maintenant c’est de réaliser ces promesses .
    Il n’y rien a dialogué .On ne peut gagner une élection dans le mensonges et le dénigrement .Continuer votre opposition a la con et c’est sure que c’est pas pour demain votre victoire a une election presiderntielle

  2. C’est vraiment trop facile et très malhonnête de contester aussi systématiquement les résultats d’un scrutin. Tout le monde peut le faire dans son petit coin. Mais le moindre courage aurait été de montrer à qui de droit, notamment le Peuple et la Cour Constitutionnelle, les preuves matérielles de ses propres allégations – telles que p.v de bureaux de vote par exemple – à l’instar de la Commission Électorale Nationale de Recensement des Votes, qui l’a fait candidat par candidat et département par département ( Lire le Soleil du 1er Mars 2019 ). Je me pose toujours la question de savoir qui est-ce qui empêche toujours notre vaillante Opposition de publier ses preuves. De quoi donc ont-ils peur ? Vraiment quand on est sûr de son fait et de son droit, on doit pas avoir peur ! Quoiqu’il en soit , nous attendions avec impatience la mise sur pied de ce  » Gouvernement fantôme « , que nous promet Idrissa Seck, dès après la Prestation de Serment du Président Macky Sall !

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