Le raisonnement en ceci qu’en cas de cohabitation le président et la majorité à l’AN sont obligés de coopérer souffre de plénitude dans la démarche. Il existe une autre voie qui débouche sur une impasse, c’est celle d’une confrontation permanente entre ces institutions-là. Dès lors, l’éventualité d’une crise institutionnelle ne peut être écartée du seul fait d’un équilibre dans la dévolution des “pouvoirs de neutralisation” mutuelles entre les deux institutions.
Ce qu’il y a lieu d’espérer ou d’exiger de l’exécutif et du législatif est un sens des responsabilités dans le seul but d’assurer la bonne marche des institutions. Sous ce rapport, la partie est loin d’être gagnée. Le choix du renoncement aux prérogatives s’imposera inéluctablement aux uns et aux autres si tant est que l’intérêt national est au cœur de leurs actions politiques. Ce n’est pas de la naïveté que de prévoir une telle issue, c’est dégager la seule ouverture pour que cohabitation n’accouche pas d’un chaos.
?Birame Waltako Ndiaye
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5 Commentaires

  1. “Le raisonnement en ceci qu’en cas de cohabitation le président et la majorité à l’AN sont obligés de coopérer souffre de plénitude dans la démarche.”
    Quel français de cuisine!

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