Le ministre de la culture, Franck Riester, a annoncé, samedi 20 avril, son projet d’actualiser les audits de sécurité – qui, comme pour tous les bâtiments recevant du public, ont lieu au moins tous les cinq ans – dans les cathédrales de France, après l’incendie de Notre-Dame de Paris. Nous l’avons précédé, en visite dans une province proche.

Le département de l’Yonne compte au moins trois édifices majeurs : la cathédrale Saint-Etienne de Sens, contemporaine de la basilique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et parmi les premières églises gothiques de France ; celle d’Auxerre, elle aussi dédiée à Saint-Etienne, et également gothique ; enfin la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay, qui leur est antérieure. C’est un chef-d’œuvre de l’art roman, inscrit depuis 1979 au Patrimoine mondial de l’Unesco et, comme Notre-Dame avant le sinistre, elle est actuellement dans une phase de travaux de restauration. Au XIXe siècle, Auxerre et Vézelay ont été, comme Notre-Dame, l’objet d’interventions de l’architecte Eugène Viollet-Le-Duc.Lire le focus sur Notre-Dame : La France veut une coopération européenne pour sauver le patrimoine en péril

Qu’en est-il de la sécurité incendie que Franck Riester entend « actualiser » ? La commandante Laurence Charrier, chef du groupement opérations du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de l’Yonne, connaît le sujet : le 11 mars 2016, elle a participé au sauvetage de la cathédrale d’Auxerre, dont une partie du premier étage avait pris feu, là aussi durant des travaux de réfection. L’incendie fut maîtrisé, mais non sans peine : « On a eu de la chance, le feu s’est déclaré sur la partie qui donne sur la préfecture, et des élus qui en sortaient ont vu les premières lueurs. Nous sommes intervenus, avec au moins une cinquantaine de sapeurs-pompiers, par l’extérieur, en utilisant les échafaudages du chantier. C’était de nuit, la cathédrale était fermée et déserte. »

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