XALIMANEWS : Parallèlement à Ousmane Sonko, le leader de l’Act refuse lui aussi de tomber dans le piège. Ainsi, il demande au Chef de l’Etat de parler d’abord du passé de ces ressources, qu’il a construit sans concertation, avant de nous entretenir de leur avenir. Il a déversé sa bile à travers une correspondance dont copie nous a été parvenue.
« La tenue de l’assemblée générale de l’Association des autorités anti-corruption d’Afrique (Aaaca) a été vendredi 4 mai l’occasion pour le Président Macky Sall d’annoncer l’organisation très prochaine d’une réflexion portant sur l’avenir des ressources pétrolières et gazières du Sénégal. Cette dernière aurait-il dit « impliquera la société civile, l’opposition, et toutes les forces vives qui auront des idées par rapport à la manière. Comment nous devrons gérer ces ressources dans l’intérêt exclusif des populations sénégalaises ». La presse sénégalaise évoque même la renégociation des contrats d’exploitation des différents gisements.
Question : Pourquoi attendre mai 2018 pour annoncer une recherche nécessaire de transparence dans la gestion des ressources pétrolières et gazières du Sénégal, soit donc 6 ans après les signatures des décrets d’attribution de permis « corrompus » par de fausses informations sur les bénéficiaires desdits permis?
Réponse : Parce que le dispositif de spoliation depuis 2012 est considéré comme immuable. Le recours à la technique de la concertation large permettra ainsi de détourner l’attention et de faire oublier les comportements scélérats, également de faire endosser par « toutes les forces vives » les décisions de répartition de ce qui restera au peuple du Sénégal après le vol organisé d’une part essentielle de ses ressources pétrolières et gazières.
Le Président annonce vouloir « parler de l’avenir de nos ressources pétrolières et gazières ». Qu’il commence par nous parler du passé qu’il a construit sans concertation aucune : cela s’appelle de la « reddition de comptes » ou de la « gestion transparente, sobre et vertueuse » selon le lexique du Yoonou Yokute (nom du programme sur la base duquel il fut élu en 2012).
Qu’il commence par nous dire pourquoi ce n’est qu’en 2018 qu’il convient d’évoquer une gestion dans « l’intérêt exclusif » des populations et non antérieurement à mai 2018.
Les contrats signés pour des durées de 25 à 40 ans seraient en outre devenus renégociables ?!?!?

Quelle outrecuidance ! Quel cynisme !
De grâce, cessez donc de prendre les Sénégalais pour ce qu’ils ne sont pas : des nigauds. Le jour venu ils sanctionneront votre mauvaise gestion.
Sénégalais, cessons donc de nous laisser prendre à ce jeu de concertations qui n’a d’autre objectif que de faire passer des décisions contraires aux « intérêts exclusifs » de notre peuple et de notre nation sous le couvert de prétendus consensus », note le communiqué.

2 Commentaires

  1. Il faut s’asseoir ensemble, se comprendre, se parler franchement sans détour et arrêter de boycotter et de tourner en dérision les bonnes attitudes d’ouverture,de concertation et de dialogue. Si les contrats signés le sont pour 25 ou 40 ans,alors débattez en Il n’y a rien qui soit coulé dans le béton et des ajustements sont toujours possibles dans tous contrats en cours d’exécution. Soyons ouverts, contributifs et positifs sans arrière pensée. Voila la seule attitude responsable et patriotique à tenir

    • toi tu es in vrais imbecile. tu sais belle et bien que la substance de ces contrats ne sera jamais modifiee.Tout a ete fait a dessein et c’est maintenant que vous voulez attribuer a Macky un manteaux de patriarche.
      Vrais fumier quoi!!!

Repondre

Please enter your comment!
Please enter your name here