Dans sa lutte contre l’insécurité et le terrorisme, l’Oif a organisé une conférence sur la sécurité humaine à Ottawa. La rencontre qui a regroupé plusieurs acteurs notamment des universitaires et des hommes de média, a été l’occasion pour lever l’équivoque entre les concepts «contre-terrorisme et prévention de l’extrémisme» et de réfléchir sur comment éradiquer ce fléau.

Pour sa part, le Directeur de Timbuktu Institute et non moins enseignant-chercheur au Centre d’Etudes des Religions à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, a soutenu que «l’approche strictement militaire n’a jamais résolu le problème de l’extrémisme violent». Et, «l’Afghanistan et le Nord du Mali en sont une parfaite illustration», a-t-il rappelé.

Bakary Sambe est d’avis que «le principal problème dans les pays francophones, est qu’il y a une confusion entre  contre-terrorisme et prévention de l’extrémisme violent  dans l’élaboration des différentes stratégies. Le contre-terrorisme s’attaque aux symptômes et manifestations du phénomène et ne s’intéresse pas aux causes profondes».

Ne s’en arrêtant pas là, il a exhorté les pays francophones à « ne pas négliger l’approche préventive, moins coûteuse à long terme et s’attaquent aux causes profondes du problème».

Coordonnateur de l’Observatoire des Radicalismes et Conflits religieux en Afrique (ORCRA), Bakary Sambe a été invité par l’Oif à présenter une communication sur les mesures qui pourraient être prises afin de prévenir la radicalisation au-delà des logiques purement répressives.

La conférence a été l’occasion pour le Directeur de Timbuktu Institute d’échanger avec la Secrétaire générale de la francophonie, le  Professeur Jacques Frémont, Président de l’Université d’Ottawa ainsi qu’avec Tidiane Dioh chargé des Médias à l’OIF.

 

Source : www.pressafrik.com

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