En perspective de la préservation du statut de la plus vieille démocratie en Afrique, le Sénégal doit trouver une réponse appropriée aux critiques formulées aussi bien au niveau national, africain qu’international sur la Cour de Répression de l’enrichissement illicite.

C’est la lutte contre la corruption, la concussion et l’enrichissement illicite qui doit s’adapter aux engagements internationaux du Sénégal pour lui permettre de continuer, légitimement, à revendiquer sa place parmi les nations qui se sont dotées des «meilleures Constitution et Législation en matière de promotion et de protection des droits de l’homme.»

C’est pourquoi la demande d’extinction de la peine au-delà de la grâce de Monsieur Karim Wade doit être perçue comme une invite à améliorer le dispositif législatif et judiciaire de lutte contre la corruption, le détournement de deniers publics et l’enrichissement illicite.

C’est le moment d’engager une introspection profonde sur l’absence de double degré de juridiction et d’inversion de la charge de preuve de la Crei.

La violation manifeste des dispositions de la convention sur les droits civils et politiques que le Sénégal a librement ratifiés appelle à la transformation de la Crei en un parquet spécial avec toutes les garanties de procès irréprochables ou de sa suppression.

Vive la République !
Vive le Sénégal !

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