Le bilan du coronavirus continue à grimper en Chine, qui recense samedi 1 287 cas et 41 morts. Alors que le long congé du Nouvel An chinois, avec ses centaines de millions de déplacements susceptibles de favoriser la contagion a commencé, la ville de Wuhan est toujours placée à l’isolement tandis que les autorités redoublent d’efforts pour contenir la propagation.

Près de 1 300 cas de 41 morts en Chine : c’est le dernier bilan du coronavirus dévoilé samedi 25 janvier. Quinze nouveaux décès dûs à l’épidémie ont été recensés dans la province du Hubei, où il est apparu le mois dernier, a annoncé la Commission nationale de santé. Selon la presse officielle chinoise, 1 287 cas ont été répertoriés dans le pays, où les autorités ont ordonné le confinement de plus de 56 millions de personnes.

Dans un communiqué publié samedi matin, les autorités sanitaires de la province du Hubei ont indiqué que 180 cas supplémentaires avaient été répertoriés, portant le nombre de patients ayant contracté le virus à 752 dans la province.

Quatre-cent-cinquante médecins et autre personnel médical de l’Armée populaire de libération (APL) sont arrivés par avion à Wuhan (centre de la Chine) pour participer à la lutte contre ce nouveau coronavirus, a annoncé samedi l’agence Chine nouvelle. Certains d’entre eux ont l’expérience de la lutte contre le virus Ebola et le Sras.

Wuhan, ville de 11 millions d’habitants, a été placée à l’isolement, avec l’annulation de près de la totalité des vols et l’installation de points de contrôles routiers sur chaque axe permettant de quitter la ville.

Les festivités du Nouvel an annulées à Pékin

Des mesures de confinement similaires ont été prises à l’encontre d’une dizaine de villes situées à proximité de Wuhan, alors que le long congé du Nouvel An chinois a commencé vendredi, à la veille du début de l’Année du Rat. En dehors du Hubei, les autorités ont annoncé la mise en place de mesures de dépistage du virus dans tout le pays.

Des points d’inspection vont être mis en place et tous les voyageurs présentant des symptômes de pneumonie seront « immédiatement transportés » vers un centre médical, a annoncé la Commission nationale de la santé.

À Pékin, où les festivités du Nouvel an ont été annulées, des employés du métro en tenue de protection prennent la température des voyageurs à l’entrée d’une station. Symbole de l’inquiétude qui s’est emparée de toute la Chine, les autorités ont annoncé la fermeture de sections de la célèbre Grande Muraille et de monuments emblématiques comme les tombeaux des Ming et la forêt des pagodes.

Le célèbre stade national de Pékin, dit « nid d’oiseau », construit pour les jeux Olympiques de Pékin en 2008, restera portes closes jusqu’au 30 janvier.

L’armée mobilise ses médecins

La quasi-totalité des cas ont été signalés en Chine, mais le coronavirus a aussi été détecté en Thaïlande, à Singapour, au Japon, en Corée du Sud, aux États-Unis, en France et, tout dernièrement, en Australie. Aucun cas mortel n’a été rapporté hors de Chine.

Le virus, qui continue de muter selon les autorités chinoises, provoque de la fièvre, de la toux et des difficultés respiratoires, des symptômes communs à d’autres pathologies qui rendent le diagnostic difficile.

Trois équipes distinctes de chercheurs vont se lancer dans la mise au point d’un vaccin contre le nCoV-2019, selon la Coalition pour l’innovation en matière de préparation aux épidémies (CEPI), qui précise que l’objectif est d’obtenir au moins un vaccin potentiel en phase d’essais cliniques d’ici au mois de juin.

Avec Reuters et AFP

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