XALIMANEWS : L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois) invite la douane à surseoir à sa mesure consistant à appliquer des valeurs de  corrections sur les tarifs de dédouanement. Ainsi, cette association de commerçants propose comme solution la déclaration  forfaitaire pour le secteur informel. Concernant les autres importateurs qui sont dans le registre  du réel,  il recommande  d’examiner la possibilité de procéder à une déclaration sur la base de factures d’achat à l’origine.
 
Le 31 mai passé,  la direction de la réglementation et de la coopération internationale des douanes a fait sortir une note de service pour faire part des  modifications apportées sur les tarifs de dédouanement. Ce qui a occasionné ces derniers jours  un bras de fer entre la douane et certains  commerçants. L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois) pour sa part, propose comme solution la déclaration forfaitaire pour le secteur informel. «Il faudra forcément que cette mesure tienne compte de deux réalités qui sont inhérentes à la structure de notre économie. Nous avons une économie à deux vitesses composée d’un secteur formel et d’un secteur informel. Il est clair que dans les modes de chargement  pour ce qui est du secteur privé informel, de l’importation qui s’approvisionne essentiellement en Asie, il va falloir systématiquement  trouver une solution de déclaration forfaitaire», a suggéré Ousmane Sy Ndiaye, secrétaire exécutif de l’Unacois Jappo.
 
Pour les autres importateurs qui sont dans le registre du réel qui ont de grandes entreprises, il propose d’examiner la possibilité de procéder à une déclaration sur la base de factures d’achat à l’origine. « La douane a avancé son objectif de recettes de l’ordre de 850 milliards. Nous estimons qu’elle a besoin d’être aidée dans l’atteinte de cet objectif. Mais si vous tuez la vache qui vous donne du lait, vous risquez de vous retrouver sur les carreaux. Les commerçants sont les principaux pourvoyeurs de recettes pour la douane. Donc la douane a intérêt de préserver cette relation de partenariat », a-t-il laissé entendre.
 
Selon l’Unacois,  toute mesure administrative venant de la douane doit s’inscrire dans une dynamique de  dialogue et de concertation. « Il est clair qu’elle a des difficultés avec d’autres intervenants du processus de dédouanement que sont les  transitaires, mais nous estimons que les commerçants ne devaient pas en faire les frais. Si cette décision est maintenue, cela va provoquer des désagréments en cascade. Parce que ce ne sont pas les commerçants seulement qui vont subir les conséquences. Et c’est cette perturbation que nous voulons éviter d’où l’intérêt d’aborder cette question avec sérénité et responsabilité », prévient M Ndiaye.  
 
Ainsi, invite-t-il le gouvernement à  faciliter dans les meilleurs délais l’enlèvement et les déclarations des conteneurs qui sont  en  souffrance au niveau du port de Dakar pour éviter qu’il y ait des surcharges et des surcoûts, susceptibles d’être répercutés sur les consommateurs. « Nous pensons qu’il va falloir assoir dans les meilleurs délais les cadres de dialogue et d’échange appropriés qui permettront à la douane, aux commerçants et aux transitaires d’examiner les voies et moyens d’appliquer cette mesure », a-t-il conclu.   Sud quotidien

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