La Côte d’Ivoire et le Ghana s’affrontent dimanche à 20h (19h TU) en finale de la CAN en Guinée équatoriale. Dans le stade de Bata, les deux formations, qui avaient déjà disputé la Coupe du monde l’été dernier, tenteront de remporter un nouveau trophée. Un deuxième pour les Eléphants, un cinquième pour les Black Stars.

Habitués à évoluer dans le dernier carré, la Côte d’Ivoire et le Ghana seront encore là pour une nouvelle occasion de remporter le titre. Les Eléphants disputent leur troisième finale en six éditions, les deux précédentes ont été perdues aux tirs au but (2006 et 2012). Les Ghanéens, eux, ont remporté leur 4e et dernier titre en 1982.

Les Eléphants comptent sur l’expérience de Yaya Touré et Gervinho

Les deux équipes sont montées en puissance durant ce tournoi et il est bien difficile de donner un pronostic. Les Ivoiriens ont concédé deux matchs nuls (1-1 à la fois contre la Guinée et le Mali) avant de trouver la solution face au Cameroun (1-0), de battre l’Algérie en quarts de finale (3-1) et la RDC sur le même score. Ces dernières victoires sont principalement dûes au réalisme et à l’expérience des Eléphants qui peuvent compter sur des joueurs comme Yaya Touré, bientôt 32 ans, ou de Gervhino.

De leur côté, les Black Stars ont carrément chuté d’entrée (2-1 face au Sénégal) avant de battre dans les dernières minutes l’Algérie (1-0) et l’Afrique du Sud (2-1). Ces succès arrachés grâce au mental des Ghanéens ont permis aux joueurs d’Avram Grant de survoler leur quart puis leur demi-finale (3-0 contre la Guinée et la Guinée équatoriale). « Le premier match dans le tournoi a été très difficile pour les deux équipes. Depuis, elles ont beaucoup progressé, y compris en défense », explique Hervé Renard. « On a progressé de match en match », avoue l’entraîneur ghanéen.

Hervé Renard pourra compter sur Gervhino, qui avait purgé deux matches de suspension après son carton rouge dès le premier match. « Je reviens avec plus de fraîcheur et d’énergie. A moi d’apporter un peu plus à l’équipe, je dois rendre la monnaie », raconte le joueur de l’AS Rome. Du côté du Ghana, on ne devrait pas voir Asamoah Gyan, blessé à la hanche après un contact avec le gardien de la Guinée en quart de finale, toujours incertain pour la finale avoir avoir assisté aux succès des siens face au pays hôte depuis le banc de touche. En son absence, l’attaque était menée par Jordan Ayew et Appiah, avec André Ayew et Atsu en soutien. Tous les regards seront donc braqués sur Andre Ayew, comeilleur buteur du tournoi avec trois réalisations.

 

Questions à Andre Ayew, joueur du Ghana

RFI : Le Ghana n’a plus gagné une CAN depuis 1982 et a perdu en finale en 2010, cela vous pèse-t-il ?
André Ayew :
Cela ne pèse pas sur nous, parce qu’avant ce tournoi, personne ne pariait sur nous. Et on a eu trois sélectionneurs en six mois. On est là sereinement, tranquillement, on va essayer de gagner pour rendre notre peuple fier. On va faire notre boulot et tout donner. J’espère que les dieux du football seront de notre côté.

En 1992 votre père Abedi Pelé perdait la finale (sans jouer), contre la Côte d’Ivoire. Allez-vous jouer pour lui dimanche ?
Pas du tout. On n’en a pas parlé. Mon père était suspendu après deux cartons jaunes. Il est Ghanéen et je veux gagner pour le Ghana. On joue pour notre pays, une finale ça se gagne. Ce n’est pas une histoire de revanche, il s’agit de savoir qui va gagner la coupe. Le Ghana a travaillé dur pour en arriver là. Ce qui nous importe, c’est de ramener la coupe, tout ce qui est autour n’est pas important pour nous.

Questions à Hervé Renard, sélectionneur de la Côte d’Ivoire

RFI : Sur quoi le match se jouera-t-il ?
Hervé Renard :
Pour nous, il s’agit de bien fermer leurs joueurs offensifs importants. Leur métronome est André Ayew, en grande forme actuellement. Ils ont aussi Atsu à droite et Mubarak (Wakaso) au milieu, capables de faire la dernière passe et marquer. Ils ont des joueurs très solides, mais on a les mêmes arguments. Ce sera très serré. Peut-être que ça se décidera sur coup de pied arrêté, où on est très performants. On n’a pas de crainte spéciale.

Vous connaissez très bien de nombreux joueurs ghanéens…
Entre mes passages au Ghana (comme adjoint du sélectionneur Claude Le Roy en 2007-2008) et à Sochaux (entre octobre 2013 et mai 2014), je connais neuf joueurs, notamment deux défenseurs, Boye et Afful, je connais leurs points forts et points faibles. C’est mieux de bien connaître les joueurs. Si vous ignorez le bon jeu de tête de Gyan ou les qualités d’André Ayew, vous rencontrez des problèmes. Au Ghana, c’était mon arrivée en Afrique, c’était un rêve, fantastique. Mais il n’y aura pas de cadeau à faire, il faudra encore une fois battre le Ghana.

Avez-vous des nouvelles de Didier Drogba ?
Non, je n’ai pas de nouvelles de Didier, mais je suis sûr qu’il sera derrière l’équipe, le premier supporter de la Côte d’Ivoire. Si Drogba avait été là, cela aurait été la même chose. Quand une occasion se présente, il ne faut pas la rater. Quand on subit des échecs, parfois ça vous rend plus fort, et un jour vous atteignez la consécration, il faut que ce soit demain (dimanche) pour certains joueurs, sinon ce sera trop tard.

rfi.fr

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