Match 1: Aliou Sall, petit frère du président dandine paisiblement après une tolée internationale de détournement de milliards de francs Cfa suite à la découverte de réserves pétrolières au Sénégal. On attend toujours son verdict et sa plainte contre BBC. Il a fait il la pas fait, c’est pas beau.

Match 2: Bougazelli est un député de l’assemblée nationale du Senegal. Il a été surpris en flagrant delit de blanchissment de devises (euro, $, Cfa) d’un montant étourdissant de 32 milliards. J’ai bien dit il est député. Ici c’est comme si mon député de circonscription et 1er ministre Justin Trudeau faisait un coup pareil. Je vous laisse deviner la colère du peuple et la surexcitation des médias.
Au lieu de penser à remonter la filière et démanteler le réseau, ce pauvre « fou du village » fera l’objet d’un sacrifice d’état, pendant que le frangin dandine paisiblement. C’est scandaleux.

Match 3: Un enseignant de coran met des chaînes aux pieds de 5 garçons Talibé pour quelle raison, on sait pas. Il se fait arrêter et mis en prison. Ces collègues courageusement et sans contrainte s’en vont saccager le tribunal pour réclamer sa libération. Au sujet de ce match je commente. Je vous le dis aucun président de Senghor à Abdou Diouf, en passant par Wade et aujourd’hui Macky ne peut résoudre ce fléau des enfants Talibé/de la rue. Tout discours était, est et sera mensongère. Pourquoi? Parce qu’il ya une traditionnelle complicité sociale qui ne dit pas son nom. Exemple 1: Le Sénégalais supertitieux par essence a besoin des talibés pour sortir leur Sarah / aumône que son serigne/marabout lui a prédit. Surtout après la mosquée du vendredi. Exemple : L’enseignant ne court pas après les enfants pour les accueillir dans son école, ce sont les parents qui offrent gracieusement leurs progénitures au Maître. Pourquoi? Pour plusieurs raisons. J’ai jamais été talibé « de la rue » mais j’ai fait l’école coranique avant l’ecole primaire comme 95% des jeunes de ma génération et laisser moi vous dire que j’en ai gardé de merveilleux souvenirs d’enfance à Gandiaye avec ma Grand-Mère Ké MaK qui m’y avait inscrit.
Exemple 3: Quand en 2015 le président annoncait des mesures coercitives pour mettre à terme ce fléau, il savait bel et bien que c’était mission impossible. Pourquoi? Parce qu’il n’a pas construit de locaux pour les accueillir, il n’a pas formé des personnes ( travailleuses.res sociaux) pour prendre adéquatement en charge les jeunes. Il n’a aucune adresse pour retourner les enfants chez eux. Il n’a aucune idée du nombre exacte des « ses enfants errants ». Alors il va les retourner où? Au palais? Non.

Quel est le prochain scandale ???

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