La chancelière allemande Angela Merkel et le président américain Donald Trump se rencontrent vendredi pour la première fois à Washington, après une série d’échanges tendus.

Le président américain Donald Trump reçoit vendredi 17 mars la chancelière allemande Angela Merkel, avec la volonté de mettre en avant la solidité des liens entre les deux pays alliés après une série d’échanges tendus. L’heure est venue de faire connaissance pour ces deux dirigeants aux parcours, aux styles et aux choix politiques radicalement différents. “Je la respecte, je l’aime bien mais je ne la connais pas”, déclarait Donald Trump à la mi-janvier.

Une “rencontre cordiale et très positive” en vue

À l’approche du rendez-vous, l’exécutif américain a souligné la force de la relation avec l’Allemagne et insisté sur le fait que Donald Trump entendait profiter de l’expérience de la chancelière, en particulier dans ses relations avec Vladimir Poutine ou encore sur le dossier ukrainien. Un responsable de la Maison Blanche a prédit une “rencontre cordiale et très positive”. La chancelière se rend à Washington “l’esprit ouvert”, a de son côté souligné un responsable gouvernemental allemand. “Il est toujours mieux de se parler l’un à l’autre plutôt que de parler l’un de l’autre”, a commenté la chancelière allemande, citée par le journal Saarbrücker Zeitung.

Mais les déclarations tonitruantes, parfois contradictoires, de l’homme d’affaires septuagénaire au cours des semaines écoulées donneront une coloration particulière à ce premier contact de visu. Donald Trump s’en est pris avec virulence à l’Europe, mais a aussi attaqué frontalement l’Allemagne, dénonçant son rôle par trop dominant et qualifiant sa politique d’accueil des réfugiés de “catastrophique”.

Exercice d’équilibriste

Pour Angela Merkel, qui vise un quatrième mandat et qui parlera donc aussi à ses compatriotes, cette visite s’apparente à un exercice d’équilibriste : confirmer la vigueur des liens transatlantiques, économiques comme militaires, tout en gardant une certaine distance avec l’équipe Trump. Sur le fond, elle devrait signifier son attachement au libre-échange au moment où la nouvelle administration, qui articule son action autour du slogan “L’Amérique d’abord”, campe sur un discours résolument protectionniste.

Autre point de friction qui semble inévitable : le climat, dont l’Allemagne entend faire un des sujets centraux du G20 qu’elle préside. Dans son projet de budget dévoilé jeudi, Donald Trump a laissé peu de place au doute : au niveau national comme international, il entend faire des coupes claires dans la quasi-totalité des fonds consacrés à la lutte contre le changement climatique.

Avec AFP

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