Ces problèmes d’incivilité que les réseaux sociaux révèlent ne sont pas le fait des réseaux sociaux eux-mêmes. Ils en sont un révélateur qui puise ses racines dans une société qui s’est longtemps complainte dans une forme d’immunité sociale croyant que les soubresauts qui pouvaient toucher les autres sociétés ne la toucheraient jamais. Tout le monde critique les réseaux sociaux mais quitter, personne ne le fera.
Les réponses que la société oppose à ces dérives ne sont pas bonnes, elles reposent sur une répression sélective. Ce nouveau monde qui s’ouvre exige que nous ayons des nouveaux paradigmes ; un plus grand espace pour le pluralisme. Cela va de soi avec l’élargissement de la liberté d’expression. Il n’y a pas de liberté d’expression sans une plus grande place aux propos qui dérangent. C’est ce que confirme les jurisprudences de la Cour européenne des droits de l’homme, en la matière.
Il nous faut, aujourd’hui, investir massivement sur notre système éducatif et y inclure très tôt l’éducation aux médias. C’est essentiel. Enfin, il faut aimer la République plus que tout. Pour l’instant notre République est fragmentée avec des groupes et segments de la population qui font allégeance aux institutions en fonction de leurs intérêts immédiats. C’est la vérité. Aussi, il nous faut une classe politique qui aime le Sénégal plus que ses intérêts propres. En somme, nous sommes mal barrés !

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1 Commentaire

  1. Le problème est à chercher dans l’attitude de la presse où la canaille domine les hommes d l’art. On assiste à une désinformation voulue et entretenue. La presse en ligne est le dernier espace où le peuple s’oppose à cte état de fait. D’ailleurs , le régime ne s’y est pas trompé et a tenté de domestiquer celle-ci , allant jusqu’aux menaces, c’est peine perdu, le monde est devenu un village planétaire.
    La règle de jeu: dites ce que vous voulez, nous dirons ce que nous en pensons et à temps réel.

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