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Publie le: Dimanche 14 juillet, 2013

Dj Prince, animateur à la RTS: «La vérité est que Maguette Wade n’est pas mon père biologique…»

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Un Dj Prince peut en cacher un autre. L’homme qu’on imaginait hautain n’est en fait  que de nature simple et calme. L’animateur nous a accueillis chez lui aux Hlm Grand Yoff dans son appartement, embaumé par l’odeur de l’encense. Dans cet entretien, Alioune Wade est revenu sur l’actualité, sur le format de son émission à la télévision nationale, sur sa vie, entre autres questions.

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Si vous deviez vous présenter, que diriez-vous ?

Simplement que je suis plus connu sous le pseudo de Dj Prince, mais je me nomme Alioune Wade à l’état civil. Je suis issu d’une famille modeste. Je suis un «Walo-Walo» du nord Sénégal. Et c’est là-bas que j’ai vécu jusqu’à l’âge de 9 ans.  C’est par la suite qu’on m’a envoyé chez mon oncle à Dakar. Il travaillait à la défunte Sotrac. J’ai vécu dans une famille polygame. J’ai des frères qui se respectent, c’est difficile de reconnaître les enfants de même père et de même mère. J’ai fréquenté aussi bien l’école coranique que l’école française. Je suis quelqu’un de très modeste. J’adore les couleurs et j’en raffole comme vous le

constatez vous-même, les rideaux, la peinture, etc… J’aime les belles choses, j’adore également le «Ceebu jën». Mon chanteur préféré c’est Thione Ballago Seck. Mon parfum préféré est Black Xs.

Avez-vous un style particulier ?

Hum… j’aime me mettre en costume sur mesure. J’aime aussi me mettre en trois pièces sur mesure. Comme tous les hommes sénégalais, j’aime bien mettre les cravates et souvent laisser la chemise entre ouverte. Mon hobby reste le sport roi, oui j’adore  le football. En dehors de cela, ma passion, qui est devenue mon métier, c’est l’animation. Même si jusqu’à présent, il n’ y a pas une école où l’on forme un animateur. Je ne vais pas m’appeler volontairement de la communication, mais un passionné de la communication qui est devenu un animateur. Pour les accessoires, j’aime bien les montres, les bagues également. En gros, c’est ça Prince.

D’où est venu le surnom Prince ?

Tous ceux qui me connaissent, quand ils m’appellent, il faut qu’ils ajoutent le mot mon prince. Parce que nous avions un Grand-Place situé à l’arrêt du bus, un ami s’il ne me voit pas, il demande «où est mon prince». Depuis lors, mes vrais amis m’appellent hé mon prince (rire…). Mais, comme maintenant j’ai de grands enfants, j’aimerais qu’on appelle Prince Alioune (rire).

Depuis quand êtes-vous animateur ?

C’était au lendemain de l’année blanche. On s’est retrouvé désœuvré, on devrait exister et choisir un chemin. On avait également l’obligation de faire quelque chose qu’on aime. Et comme j’ai voyagé un peu, j’ai été souvent à Abidjan et le métier était très connu dans cette contrée où j’ai attrapé ce virus.

Vous avez débuté par quel medium ?

J’ai débuté par la radio. J’étais un animateur dans une boîte de nuit dans la banlieue à Guédiawaye. Au début, dans le quartier, les gens me sollicitaient pour les «furëls». On posait une bassine et on y mettait une poudre moussante et on y  jetait des pièces. On le faisait quand l’équipe du quartier avait un match et c’était une manière de collecter des fonds destinés à préparer le repas et le transport des supporters… On me disait que j’avais une voix qui porte. Je ne dis pas une belle voix, mais une voix qui porte. On me demandait d’assurer le micro central et d’animer l’assistance. Je suis allé à la boîte le Ravin, puis au Baol avant de faire le Soweto. Un jour, je suis venu à la Rts pour amener une publicité et c’est de là-bas que j’ai su qu’il y a un concours pour devenir animateur. Je l’ai fait et je l’ai réussi. N’empêche, j’ai continué dans la boîte de nuit parce qu’on nous offrait que 17 000 francs par cachet et ça ne m’inspirait pas beaucoup. Mais, c’était une occasion de faire de la radio. J’ai fait 3 mois à la radio et je suis retourné à ma banlieue. C’est à partir de la banlieue que j’étais recruté par Ben Basse Diagne à Dunya Fm. Après, on m’a affecté comme directeur à la première radio privée régionale de Kaolack. J’ai occupé ce poste pendant 5 ou 6 ans avant d’être à nouveau affecté à Thiès comme directeur de station aussi. C’est par la suite que Matar Sylla est revenu au Sénégal et il avait besoin de deux animateurs pour repartir sur de nouvelles bases.

Comment s’est faite la transition de la radio à la télé ?

Avant d’arriver à la télé, je suis resté 4 ans dans les murs de la  Rts en faisant de la radio sur Rsi. J’animais une émission qui était orientée vers les Sénégalais de l’extérieur. Avec une rubrique Sos et portés disparus et ça a permis de retrouver des gens qui se sont séparés de leurs familles pendant 30 ans. Dieu merci, j’ai eu la chance, grâce à cette émission, de réunir des familles. Au moment où je vous parle, notre émission du dimanche dernier, nous sommes sur des traces de quelqu’un qui est parti de chez lui depuis 13 ans en laissant une femme et quatre enfants. Et grâce à cette émission, le gars a été signalé à Karang, et sa famille va le rencontrer pour l’identifier. Je suis à la radio, mais aussi à la télévision nationale. Pour la télé, au début, je faisais des émissions commerciales avec une structure privée. C’est par la suite que Mamadou Baal, ex-directeur de la Rts, m’a dit : ‘Boy tu es où ? Depuis très longtemps je cherche tes contacts’. En ce moment là, j’étais à Thiès, mais je n’ai rien dit. Ce n’est qu’en 2000 que je suis passé à la Rts, j’ai rencontré le directeur des ressources humains Badara Cissé qui m’a dit nous te cherchons, à 15 heures, tu peux passer dans mon bureau. Depuis, ce jour de l’an 2000 jusqu’à présent, par la grâce de Dieu, je suis à la Rts.

Pouvez-vous nous expliquer le format de votre émission ?

Vous savez, quand je propose aux téléspectateurs un produit, je prends le temps d’y réfléchir. C’est pourquoi les Sénégalais me voient rarement sur le petit écran. Parce que, pendant tout ce temps, je suis en train de concevoir et de conceptualiser une émission. Je suis du genre à prier Dieu, pour qu’après diffusion de mes émissions,  que les gens en discutent. Souvent, je conceptualise ce que je fais et en général, quand je le fais, j’ai un cahier qui me permet de faire une combinaison (il cherche le cahier).  Exemple, je peux dire Adama et Awa, je dis non, ils ont le même son, mais le son n’accroche pas en même temps. Le son Adama est beaucoup plus coté que celui de Awa. Donc, je vais chercher le son de Moussa. C’est à partir de ces combinaisons, si les Sénégalais me suivent, ils se rendent compte que les artistes que je propose sur le plan musical «amna genrou compétions artistiques buy am sur leur orchestration musicale». Dans la façon de concevoir, les gens qui ont travaillé autour de cette musique, en général, ce sont deux écuries différentes. Ensuite, il y a une belle musique qu’on nous propose. Donc, si on les met au même moment sur un plateau de télévision, a priori, tu peux être sûr que tu auras un audimat.

Justement, dans cette combinaison où les femmes figurent au premier rang, certains pensent que vous amenez les artistes sur un même plateau pour les concurrencer. Qu’en est-il réellement ?

Pour les concurrencer sur un plan très objectif. Parce que ce sont eux les acteurs qui seront avec moi sur le plateau, mais le produit je le propose aux téléspectateurs. Que ça soit Michaël Jackson ou Peter Gabriel, s’ils arrivent sur mon plateau, je bosse pour mon public. Et mon slogan, c’est celui de la Rts : le public notre raison d’être. Je serais frustré si le public me disait que je lui propose toujours du déjà vu. Mais, vous avez vu que je n’aime pas le déjà vu, mais les découvertes. Par exemple, même si c’est pour les confronter, mais mon plan de départ, ce n’est pas ça. Parce que, les téléspectateurs qui regardent chez eux payent de l’électricité, pour regarder. Donc, ils doivent avoir du consommable sans danger pour bien terminer leur nuit. Je vous dis, un animateur, quand il fait irruption dans une maison à partir de 22 h ou 23 h, il doit pouvoir les tenir en haleine, le temps d’une nuit pour les faire endormir  dans la tranquillité sans pour autant les frustrer. Par contre, il y a certains qui me disent que je cherche toujours les artistes qui ont des différends, pour les amener sur un plateau et les réconcilier.

Est-ce le cas ?

Hum, au départ ce n’est pas cela, peut-être que ça tombe sur moi. Je vais vous dire, la première réconciliation que j’ai eu à faire, c’était lors d’une grande émission le jour de la Tabaski en 2006, C’était Fatou Laobé et Fatou Guéwel. Non, je ne savais même pas qu’elles avaient des bisbilles, c’est dans les coulisses, au moment où nous devons démarrer le spectacle, que j’ai entendu parmi les dames dire «ñarñi dulu lale (ces deux là, elles ne se piffent pas)».  C’est à partir de cette phrase que moi, en tant que régulateur social, je me suis dit : «dinay lalante tay par la grâce de Dieu». Parce que, j’ai honte de sortir d’une maison où le couple est en bisbille sans que j’ essaie de réconcilier à plus forte raison des artistes qui sont censés être ensembles.

Pourquoi ?

Parce qu’en dehors de l’animateur que je suis, je suis un Sénégalais et nous avons nos cultures. Et nous sommes le pays de la Téranga. La Téranga c’est donner l’hospitalité, mais la Téranga c’est aussi donner tout ce qui est beau à l’homme. Hormis ces deux dames, je l’avais aussi réussi avec le groupe mythique de Missal, avec Youssou Ndour et Mbaye Dièye Faye. Lemzo Diamono, je n’ai pas pu les reconstituer pour qu’ils rejouent ensemble, mais devant le monde, les téléspectateurs, j’ai eu la chance les faire venir sur un même plateau. Et on se rappelle du bon moment passé ensemble, du bonheur des téléspectateurs. Récemment j’en ai fait de même avec Amy Collé et Titi…

Comme vous êtes un médiateur social, est-ce qu’on peut s’attendre à ce que vous réconciliez les membres du groupe de rap Daradji ?

Je vais vous dire une chose. Ma mission n’est pas d’aller les voir et de les reconstituer. Je poursuis mon chemin. S’il y a possibilité de réconciliation, je vais le faire spontanément. Vous m’offrez d’ailleurs l’occasion de préciser que je n’ai jamais été au courant du différend entre Amy Collé et Titi. Quand j’invite un artiste, je donne un plan liste à tous les invités. Pour moi, la surprise ce n’est pas chez les invités, mais le contenu, ce que tu proposes. Un animateur doit être spontané.

Pourquoi avez-vous collé votre nom à l’émission : «Samedi soir avec Dj Prince» ?

Parce que je suis le présentateur de l’émission.

Mais ça ne vous appartient pas ?

Vous savez, même le nom ne m’appartient pas. C’est un réalisateur de la Rts qui avait donné ce nom. Et comme c’est moi qui suis sur le plateau et qui anime l’émission, ça va toujours être : «Samedi soir avec Prince», par la grâce de Dieu. Et, le jour où je vais disparaître, il en sera certainement autrement.

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