Donald Trump a promulgué mercredi, comme promis, la loi adoptée par le Sénat imposant de nouvelles sanctions économiques à la Russie. La manœuvre, touchant notamment le secteur énergétique russe, a provoqué la colère de Moscou.

Alors qu’il était peu favorable aux nouvelles sanctions décidées par le Congrès contre la Russie, Donald Trump s’est finalement rangé du côté des élus et a promulgué ladite loi, mercredi 2 août, comme son administration l’avait annoncé.

Ces sanctions, qui font suite à l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine, à l’annexion de la Crimée et aux ingérences en Ukraine, frappent notamment le secteur énergétique russe. Le texte sanctionne aussi l’Iran et la Corée du Nord.

Même s’il les a entérinées, Donald Trump les juge “très imparfaites”, car elles risquent de “rapprocher la Chine, la Russie et la Corée du Nord”. “En limitant la marge de manœuvre de l’exécutif, cette loi entrave la capacité des États-Unis à conclure de bons accords pour le peuple américain”, a-t-il critiqué.

De toute façon, l’exécutif américain n’avait pas une grande marge de manœuvre : les élus américains ayant adopté leur texte à la quasi-unanimité, ils auraient facilement pu passer outre un éventuel refus présidentiel en revotant son projet de loi à la majorité des deux tiers.

Réaction immédiate de la Russie

Outre une riposte immédiate des autorités russes, qui ont annoncé une prochaine réduction drastique de la présence diplomatique américaine sur son territoire, elles ont entraîné des critiques dans l’Union européenne, qui craint pour son approvisionnement en gaz et dénonce une action unilatérale. Mardi, après la promulgation, Moscou a de nouveau réagi : d’abord de façon diplomatique, par la voix de son ambassadeur à l’ONU, qui a admis que Donald Trump était “quasiment obligé de signer” la loi, avant d’assurer que la Russie “continuerait de chercher des moyens de coopérer avec ses partenaires, dont les États-Unis”.

Puis sur un ton beaucoup plus menaçant, quand le Premier ministre, Dmitri Medvedev, a dénoncé une mesure “dangereuse” menant, selon lui, à une “guerre commerciale totale”.

Dans la foulée, la Maison Blanche a indiqué qu’avec ces sanctions, le président américain envoyait “le signal fort que ne serait tolérée aucune interférence dans le déroulement d’élections américaines”.

Avec AFP

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