La FIFA joue-t-elle contre les petites nations…celles de l’Afrique en tête? Tout porte à le croire s’il faut en juger entre autres par le nombre de décisions très discutables qui ont été prises au détriment de ces dernières lors de cette coupe du monde par des arbitres pourtant épaulés par un troisième œil : la VAR

La FMI et de la Banque Mondiale nous imposent des plans et programmes qui nous enfoncent davantage dans les bas-fonds du dénuement au lieu de nous aider à nous développer. La CPI s’acharne, au niveau de la justice ou de l’injustice internationale, sur quelques-uns de nos dirigeants – dût-elle ourdir des complots pour arriver à ses fins – pendant que des autorités politiques criminelles occidentales ayant occupé des fonctions suprêmes dans leur pays, et dont l’implication indirecte, mais ô combien déterminante dans des massacres de masses lors des guerres menées sur bases mensongères et fallacieuses vaquent librement à leurs occupations sans être inquiétés. Que dire de l’ONU – dont quelques-unes de ses chartes sont obsolètes et anachroniques – qui soutient les pays occidentaux sur plusieurs questions (géo)politiques injustes ou s’abstient de condamner les rapports honteux et néocolonialistes que beaucoup d’entre eux entretiennent avec les pays dits sous-développés ou en développement? Quid de l’O.M.C dont nombre de ses règles libérales sont souvent plus favorables aux grandes puissances et leurs multinationales sur le plan du commerce international qu’aux petits pays?
À l’instar de ces organisations internationales, l’autorité faîtière du football mondial, à savoir la FIFA, toujours fidele à sa logique mafieuse et mercantile visant à se foutre éperdument de certaines équipes et joueurs et à en préserver d’autres pour faire durer le plaisir pécuniaire n’a pas failli à son rôle « d’instrument de domination footballistique » des grandes nations sur les soi-disant petits pays. On dirait qu’elle pratique une discrimination basée la situation économique et géographique des certains pays.
D’aucuns diront certainement que les Africains en général sont des geignards, aimant jouer aux victimes tout en voyant des complots contre eux partout sans avoir le courage se remettre toujours en question. Je leur répondrai que c’est que l’on a toujours dit à ceux qui ont une pensée du soupçon, à ceux qui refusent de crier avec les loups et de se conformer au prêt-à-penser, à ceux qui ont souvent cherché à aller au-delà des faits qui semblent pour le moins évidents et anodins pour savoir le pourquoi et le comment.
Même si je reconnais qu’il est plus facile d’accuser les autres que de chercher notre part de responsabilité dans le malheur qui nous arrive; même si nous n’avons pas les meilleurs joueurs de football au monde, tant s’en faut.. Et que nos équipes sont loin d’être les plus talentueuses et les plus disciplinées tactiquement dans cette coupe du monde, que nos politiques de formation locale, si elles existent, laissent souvent à désirer pour moult raisons…force est de reconnaitre que nos équipes méritent pour autant un tant soit peu de respect. Dès lors les règles édictées par la FIFA doivent leur être appliquées dûment à l’instar des autres pays quels soient leur rang au niveau dans le classement de la FIFA et leur place dans celui du PNUD. Pourtant l’Afrique en la personne de Fatoumata Samoura, semble bien représentée.Mais est-elle une négresse avec une médaille pour parler comme Oyono ou dispose-t-elle de réels pouvoirs?
En tout état de cause cela ne s’est pas ressenti sur les équipe qui ont représenté le continent.

En définitive, il apparait que chemin menant à la conquête de la liberté, et partant au respect semble long et parsemé d’embûches. Mais ce respect-là commence par celui de ceux de nos dirigeants envers leur peuple. Et sa conquête passera forcément par la conquête de notre souveraineté. Sans quoi on ne connaitra jamais le développement économique et la liberté politique, qui sont des préalables pour jouir du respect dans les relations internationales quelles qu’elles soient puisque toutes les questions sont liées. Mais la plus importante est celle de l’indépendance. Car même insuffisante, elle reste toujours nécessaires au développement.
Ne dit-on pas souvent sous nos cieux que le cordonnier traite ses clients comme il les voit? Nous avons trop prêté le flanc.

Bosse Ndoye