Cet événement majeur important dans la vie de notre nation, est l’avant garde de la prochaine présidentielle, donc les années 2017 et 2019 se coalisent, se potentialisent pour garantir à l’exécutif cette quiétude qui fait avancer le Sénégal dans le bon sens. Certes, elles n’ont pas les mêmes enjeux électoraux mais les élections législatives constituent un baromètre qui permet de mesurer les appréciations de l’opinion publique sur la mise en oeuvre de la politique du gouvernement. Alors, il revient au président de la coalition BBY, chef de l’État de surcroît, d’opter pour une formule consensuelle aux investitures en cours, afin que cette dernière ligne droite du septennat reste encore sous sa tutelle et que cet excellent élan du régime, un bien-être pour les sénégalais, ne soit pas interrompu par une cohabitation non désirée. “Oeuvre de tant de jours en un jour effacé” Hélas, ce serait la plus grande catastrophe politique de notre pays.
En tout état de cause, un véritable examen de conscience se pose si le président de la coalition BBY veut obtenir démocratiquement une majorité confortable à la prochaine législature. Ainsi, la manière d’investir les camarades, détermine l’effet final au sortir des résultats du scrutin. En termes clairs, investir ceux qui ne peuvent pas porter les valeurs de l’évènement politique, qui incarnent des versalités ne correspondant pas à l’image que l’électorat donne à la députation et qui n’ont pas les cartes pour gagner leur localité, il s’agira alors d’investitures de complaisance qui seront la marque déposée d’une infamie électorale. Et la culpabilité d’une éventuelle déroute politique reviendra au leader de cette coalition si choyée.
La certitude en vérité absolue, la coalition BBY affiche des signes de détresse masqués. Cette coalition républicaine n’est plus dans cette logique de départ. Ce n’est plus le même esprit de cohésion pour certains, encore moins elle n’exprime plus les mêmes valeurs pour d’autres, par contre l’on constate des tentatives flagrantes de replis sur soi-même du fait des ambitions croisées. Actuellement ce rassemblement est un cartel de partis politiques, de plus en plus étriqué, sans grand enthousiasme, sous respiration assistée, auquel son président tente péniblement de donner vie pour reprendre le scénario de l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2012. La vérité est que la coalition BBY n’est plus une assurance tous risques et pour les législatives de 2017 et pour la présidentielle de 2019. Est-ce que le président est convaincu que certains militants de la coalition qui le soutiennent ne vont pas dévier de la loyauté qu’ils lui témoignent quand le rouleau compresseur émanant de l’autre côté se mettra en branle et chacun peut choisir son camp pour un retour à la case départ. Et certains de la mouvance présidentielle auront compris que s’afficher aux côtés de leur soi-disant énarque peut faire sens.
Ce faisant, un tel contexte politique doit pousser à agir sur les causes du mal et pas seulement sur les symptômes, telle est la mission urgente qui doit impliquer toutes les têtes pensantes de cette formation au pouvoir.
La certitude en vérité absolue, il faut avoir le courage politique et la volonté d’organiser un congrès pour structurer ce parti et placer des gens crédibles capables d’avoir un électorat pour pouvoir gagner, en compagnie d’une grande alliance populaire, les compétitions électorales futures.
Puissent le président de la coalition BBY et ses collaborateurs, accepter la portée de mon esprit critique pour saisir la grandeur d’un tel dessein afin d’éviter des séismes politiques qui augurent une coresponsabilité collective.
HAMADOU AMAR/ APR/NY/USA
RAD?O SÉNÉGAL ÉMERGENT
La voix de l’émergence

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