La décision du gouvernement déclarant la journée du Magal « fériée, chômée et payée » vient « légaliser ce qui était légitime », a dit lundi Cheikh Abdoul Ahad Mbacké, membre du comité d’organisation de cet événement.

 »En décrétant le Magal férié, le président de la République a légalisé ce qui était légitime, parce que durant le Magal presque personne ne travaille », a affirmé M. Mbacké, président de la Commission culture et communication du comité d’organisation du Magal.

 »Le Magal mérite qu’on en fasse un jour férié », a-t-il encore dit à des journalistes.

Le gouvernement a pris le 7 décembre dernier la décision de déclarer « fériée, chômée et payée » la journée du Magal de Touba. Plusieurs services de l’Etat prennent part à l’organisation matérielle de cette commémoration.

 »Je serai prudent sur le chiffre d’affaires du Magal. On a fait des études sur ça. Et on continue d’en faire », a par ailleurs souligné M. Mbacké, ajoutant que les activités économiques menées lors de cette commémoration religieuse génèrent  »entre 150 et 200 milliards de francs CFA ».

Le Magal, qui commémore le départ en exil (1895-1902) au Gabon de Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927),  »génère des taxes indirectes pour l’Etat et impacte sur l’ensemble de l’économie du pays », a ajouté Cheikh Abdoul Ahad Mbacké.

 »Ça a un impact réel sur la consommation. Toutes les potentialités du Magal ne sont pas encore exploitées », a-t-il signalé, déclarant que  »plus de trois millions de pèlerins » prennent part à cet événement dont la 118ème édition est célébrée mardi.

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