L’Organisation internationale pour la migration a récemment fustigé l’existence de «marchés aux esclaves» en Libye. Un jeune Sénégalais a confié sur Rfi, avoir vu dans le Sud libyen, des pratiques esclavagistes.
Originaire de la Casamançe, (sud du Sénégal) Mamadou quitté son pays en novembre dernier pour trouver une vie meilleure en Europe. Mais son aventure sera un pire cauchemar. En plus d’être «dépouillé» par les passeurs, il a aussi vu des Africains de l’Ouest travailler sans salaire pendant des mois dans des champs libyens.

Mamadou a 34 ans. Il a longtemps travaillé dans l’hôtellerie et parle plusieurs langues. En novembre 2016, il décida de tenter sa chance de braver le Sahara et la Méditerranée pour gagner l’Europe.

Après avoir passé à Niamey et à Agadez, il arrive à Sabha, dans le sud de la Libye. Mais à sa grande surprise, il est fait prisonnier par ses propres passeurs et enfermé dans un garage avec des beaucoup d’autres Africains de l’Ouest, y compris des enfants.
Selon lui, les passeurs demandent à leurs otages de téléphoner leurs familles pour exiger le paiement d’une rançon.

«On te frappe, on te maltraite, pendant que tu appelles au téléphone, tu es aussi frappé pour que tes parents entendent tes cris», raconte Mamadou.

Cependant, son statut de polyglotte fait que Mamadou est mieux traité que bien d’autres. Comme il parle plusieurs langues, il sert d’interprète aux passeurs qui finissent par le libérer.

Il a fait le constat que des Guinéens, des Ghanéens, des Nigérians, sont forcés à travailler sans salaire dans des plantations pendant des mois.

«On vous fait travailler sans vous payer. On est maltraité comme des esclaves, on vous vend, on vous frappe. Il y a des champs d’oranges et de tomates là-bas, on vous y fait travailler sans être payé, c’est de l’esclavage», se désole le jeune Sénégalais.

senenews.com

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3 Commentaires

  1. Cette responsabilité est collective mais nos dirigeants et tous ceux qui jouissent du système (élus, Pca, et tous ceux qui ont des postes de complaisances par clanismes ou éthnicismes) ont ces drames dans la conscience . L’argent dont ils jouissent sans mérite aurait pu servir à répondre à la demande sociale, le jour jugement ils rendront compte.

  2. Après avoir passé à Niamey et à Agadez, il arrive à Sabha, dans le sud de la Libye. Mais à sa grande surprise, il est fait prisonnier par ses propres passeurs et enfermé dans un garage avec des beaucoup d’autres Africains de l’Ouest, y compris des enfants.
    Il faut informer et sensibiliser les jeunes tentés par l’aventure dans ces pays en décomposition et dégénérescence. ne faudrait-il pas que la CEDEAO ou autrement faire libérer nos enfants esclaves?

  3. Jusqu’en 1895, après l’abolition de l’esclavage dans les colonies Françaises, il y avait la vente d’esclaves dans certains marchés du Baol et d’ailleurs au Sénégal ! Cet esclavage est la vraie, et les descendants de ceux-là en font certains frais dans la stigmatisation jusqu’à nos jours, au Sénégal ! Que les autorités Sénégalaises fassent tout pour qu’on aille les sortir de cette situation dramatique !

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