Nous le savons, certaines grandes puissances, notamment les États-Unis et la France ont la manie de renverser dans des pays faibles les régimes qui ne servent pas leurs intérêts. Les dirigeants dociles sont félicités, décorés et soutenus. Il arrive même qu’on nomme leurs pays membres décoratifs à l’Onu. Ceux qui refusent de se soumettre sont diabolisés et renversés.

La première étape est la manipulation médiatique. Il faut faire croire que les régimes visés sont des dictatures qui oppriment leurs peuples. Ensuite, on soutient les opposants, financièrement ou militairement. S’il n’y a pas une opposition solide, on intervient directement pour « combattre des terroristes » ou on se sert de l’Onu et d’autres organisations internationales pour « instaurer la paix » ou « protéger les populations ».  

En Afrique, la manipulation médiatique est très facile, vu que la plupart des journalistes reprennent ce que disent les médias occidentaux, sans la moindre vérification. Pour le financement des « opposants », les gouvernements occidentaux ne le font pas directement. Ils se servent d’Ong qui ne le sont que de nom. Et ils peuvent aussi se servir de personnalités influentes dans les pays ciblés.

Les Sénégalais en avaient marre de Wade. La France aussi. Quoi qu’on puisse dire les Wade mettaient fin à la domination française. Donc, pour l’intérêt de la puissance néocoloniale, il fallait que Wade dégage. Mais comment ? Et qui pour le remplacer ? Youssou Ndour était à l’époque l’opposant plébiscité par les médias occidentaux à tel point que certains croyaient qu’il était le seul adversaire de Wade. Si aujourd’hui, une certaine presse soutient qu’il avait reçu de l’argent provenant de l’extérieur, il n’est pas déraisonnable de le croire. Malheureusement, le chanteur n’a pas pu se présenter. Il restait alors Moustapha Niasse, candidat de Bennoo siggil Senegaal. Il était tellement bien placé que certains opportunistes criaient sur les toits qu’ils le soutenaient. Avait-il reçu de l’argent via Lamine Diack ? Nous ne le savons pas encore. Il fallait aussi que le « peuple » se fasse entendre. Le mouvement « Y’en a marre » occupa le devant de la scène. Qui était derrière ? Fadel Barro a parlé d’Ong et de Lamine Diack qui géraient leurs dépenses.

Macky Sall, sur qui presque personne ne comptait, a surpris tout le monde. «  Pendant que les autres faisaient leur cinéma à Dakar », pour reprendre ses termes, « cinéma » qui consistait à s’opposer à un troisième mandat du président Wade, lui, troisième larron battait campagne à l’intérieur du pays. Au deuxième tour, il était seul face à Wade. Si un financement occulte a eu lieu à ce moment-là, on peut deviner qui en a été le bénéficiaire. Mais rien, pour l’instant, ne prouve que M. Diack a soutenu M. Sall avec de l’argent sale.

Tout ce qu’on sait, c’est que dès son élection, Macky Sall a remis les intérêts de la France sur les rails. Citons Xibaaru.com : « Macky installé au pouvoir, le bénéfice de France Telecom est rehaussé, Bolloré est revenu au Port, Necotrans s’est installé, l’armée française est de retour, Total Sénégal se sucre et L’UE obtient ses accords de pêche » constate-t-on depuis 2012. Le pouvoir de Wade avait osé ouvrir le Sénégal à des partenaires autres que la traditionnelle Europe et la France. Mais avec l’arrivée de Macky, on voit la signature des APE et le retour de Bolloré. Sudatel est aussi diabolisée pour le profit de France Telecom et DP World est recalée pour le profit de Bolloré. »

Pour que le texte ne soit pas trop long, je vous prie d’écouter cette interview de Luc Michel qui est toujours d’actualité. Quand il dit le mouvement ou groupe « Dégage », comprenez « Y’en a marre » : https://www.youtube.com/watch?v=xBPWloEam0Q

Luc explique comment des réseaux américains et européens manipulent la presse africaine, financent des « révolutions de couleur » et déstabilisent les pays insoumis pour mettre des marionnettes au pouvoir.

 

Bathie Ngoye Thiam.

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5 Commentaires

  1. Pathétique! Tout sauf une réflexion, grand tu déconnes. Des conjectures à dormir debout. Et si, on sait que….donc…Franchement, c’est indigne de vous. Peut-être que je vous surestimais sans raison.

  2. Un monument,un modèle africain , une légende, un grand sportif de carrière, une vie entière consacrée avec foi et dévouement au sport. Protégeons et n’acceptons pas assis les bras croisés avec complaisance qu’on lapide et brûle nos idoles. défendons Lamine Diack corps, becs et ongles sans faiblesse ni atermoiements. Nous sommes un un pays de valeurs, un peuple,un but,une foi.Soyons fermes dans notre solidarité et fraternité comme doit se comporter un grand pays,une grande nation

  3. “On se plaint souvent qu’en Afrique, nos chefs d’Etats (à quelques exceptions près ) ne font jamais ce pour quoi ils ont été élus (quand ils ont été élus…). C’est faux. C’est juste qu’ils ont été élus AVANT TOUT PAR LES MULTINATIONALES OCCIDENTALES. SEUL le programme de ces dernières est suivi scrupuleusement (les rares dignes qui refusent, on les tue, ou les destitue). Tant qu’on ne comprendra pas les règles de la POLITRICK (l’escroquerie multiple), on sera toujours les dindons de la farce.
    ps:vérité applicable in fine, à la plupart des nations contrôlées par les tenants du Nouvel Ordre Mondial
    Kemi Seba
    Analyste Politique et écrivain

  4. « La paix mondiale ne sera pas garantie tant que les États-Unis continueront à vendre des armes et à déclencher des guerres », estime l’ancien ambassadeur américain Dan Simpson.
    « Compte tenu de l’attitude de la communauté internationale envers la politique adoptée par les Etats-Unis en 2015, j’en viens à croire que nous sommes considérés comme une nation d’assassins aussi bien à l’étranger que dans notre propre pays », a relevé M. Simpson dans un article du journal Pittsburgh Post-Gazette en date du 1er janvier.
    Et d’ajouter: « Telle est notre réputation, que cela nous plaise ou non. La plupart des étrangers avec qui je fais connaissance nous tiennent pour des cinglés. Nombreux sont ceux qui jugent que nous représentons un vrai danger pour la communauté internationale ».
    Certains pays, poursuit-il, n’ont d’autre choix que de prier leur ou leurs dieux, s’il y en a plusieurs, afin que la Maison Blanche ne s’ingère pas dans leurs affaires intérieures, soit par le biais d’une transition politique vers un régime qu’elle juge plus appropriée, soit par le biais de bombes larguées sur leur territoire ou de drones chargés d’éliminer leurs leaders sous prétexte des ignobles délits qu’ils auraient perpétrés.
    Preuves à l’appui, M. Simpson donne de nombreux exemples évocateurs: l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, le Yémen, pour n’en citer que quelques-uns. « Certains de nos prétendus alliés, notamment la Grande-Bretagne, s’allient à notre cause dans une tentative de limiter nos pulsions homicides », a-t-il souligné.

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