Il s’était muré dans le silence, loin du bruit et vains tintamares de son parti le PDS, préférant s’enfermer dans la mairie de son village, Ndidjilone, dont il a remporté, il faut avoir l’honnêteté de le dire, haut la main lors des éléctions municipales et locales. Certains le disaient retiré de la vie politique nationale d’autres soutenaient mordicus qu’il remettra le pied dans l’étrier, au niveau national. Les souteneurs de la deuxième hypothèse ont raison. Mais relativement seulement. En effet Sada Ndiaye ne revient pas par la grande porte. Le voilà qui refait surface sur la scène nationale mais par une porte dérobée. Suite à la démission de Me Madické Niang de son poste de président de la commission chargée de reccueillir les candidatures du PDS en vue de l’élection présidentielle de 2017, Me Wade fait appel au maire de Ngidjilone, pour assurer le poste que l’ancien ministre des affaires étrangères, en bon noble wolof, a décliné, parce que non honorifique encore politiquement valorisant, même s’il ne l’avoue pas c’est en somme cela la raison de fond de son refus de diriger cette commission. En bon connaisseur de ses hommes Me Wade vrai spécialiste de ses hommes qui l’entourent n’a pas lésiné sur les moyens. Il a tout simplement encore fait appel à son éternel recours pour la conduite des sales besognes. Toujours prêt à dire oui pour ces missions Sada Ndiaye n’a pas dérogé à la règle. C’est encore lui le dernier recours pour remplacer au pied levé Me Madické Niang . Entre Me Wade et Sada Ndiaye ça fonctionne toujours comme ça. On s’en souvient encore c’est à lui qu’était revenue la très décriée mission de déposer l’amendement, qui depuis porte son nom, qui réduisit de cinq à un an le mandat de Macky Sall à la présidence de l’assemblée nationale en 2008. Une tâche noire, très noire dont il ne se départira jamais. Mais c’est Sada Ndiaye,
l’homme dont la dynamique de la construction de la carrière politique est faite de contradictions et de complexité sur fonds d’actes héroiques et de viles oeuves. L’homme rate toujours les bonnes occasions qui le font rentrer dans l’histoire pour se saisir de celles qui ne le grandisent point. Il en est ainsi de l’amendement qui porte son nom et de son silence étonnant quand Me wade a insulté Macky Sall, dont Sada Ndiaye est familialement lié du côté maternel. Dans l’un comme dans l’autre cas, Sada Ndiaye n’a pas pu se déterminer comme un homme de convictions et de principes. En lieu et place de rébellion contre l’injustice, Sada Ndiaye a préféré, dans le premier cas, le dépôt de l’amendement, participer à ce que le PDS envisageait, à tort, comme l’anéantissement politique de Macky Sall, et de se confiner dans le silence, dans le deuxième cas, les insultes de Me Wade, quand la fibre Ceddo qu’il porte et revendique est villipendée,
rabaissée au niveau zéro par Me Wade. Des actes héroiques Sada Ndiaye en a connu. Alors sous-préfet de Nioro il a fermement défendu le guide religieux feu Thierno El Hadji Mohamadou Said Bâ de Médina Gounasse quand ce dernier était combattu par certains habitants de ce terroirs qui ne voulaient pas de l’installation du guide religieux dans leur espace. Cet acte héroique est indélébilement gravé dans les registres de l’histoire. mais Sada Ndiaye n’a pas pu garder la même conviction de lutte contre l’injustice. Dans les années 90, c’est Djibo Kâ qui l’a nommé à la direction de la DAGE du ministère de l’éducation nationale. En guise de reconnaissance à l’égard de Djibo Kâ, Sada Ndiaye lui remettait, chaque Tabaski, un bon bélier pour la fête. Mais c’est Sada Ndiaye qui entre en rupture complète contre Djibo Kâ quand ce dernier a vécu sa traversée du désert qui a débuté au congrés sans débats du parti socialiste en 1994.
Sada Ndiaye n’a pas un seul instant pensé suivre Djibo Kâ quand ce dernier a mis en place son parti l’Union pour le renouveau Démocratique (URD). Pire il se rapprocha de l’ennemi numéro de Djibo Kâ en l’occurence Ousmane Tanor Dieng alors puisssant bras droit d’Abdou Diouf. Son cheminement avec Ousmane Tanor Dieng durera le temps de règne de Diouf. A la défaite d’Abdou Diouf en 2000, Sada Ndiaye migra vers le PDS. Ce même PDS dont les calots bleux avaient torturaient son oncle à Ngidjilone quand sada Ndiaye avaeint interdit Me Wade, alors opposant d’Abdou Diouf, de tenir son meeting dans le village. Il ne s’embarasse pas de scrupules pour rejoindre le PDS. Fin stratège politique Abdoulaye Wade avait célébré cette prise de guerre. sada Ndiaye était reçu en fanfares au palais à la tête d’une importante délégation Foutanké. On se souvient de cette phrase de Me Wade: “Aujourd’hui le Fouta a basculé”. L’histoire ne lui donnera pas
raison. Car c’est ce même Fouta qui a massivement voté Macky Sall en 2012.
Abdoulaye Mbodji
Journaliste

PARTAGER

13 Commentaires

  1. L’esclave n’est rien d’autre que l’Homme soumis à un maître. Aujourd’hui, ceux qui incarnent l’esclavage sont ceux qui suivent Abdoulaye Wade sans jamais oser lui dire non. En première ligne il ya SADA NDIAYE.

    • Tu n’es pas foutanké mais tu parles d’esclavage qui est aboli par Victor Schoelcher en 1848.Sada Ndiaye est un noble dans sa localité et il il est un homme de conviction,il n’a pas besoin de tes leçons vides de sens.

  2. Dans les rangs de ces esclaves de Wade, il ya un certain Elhadj Amadou SALL qui avale tout venant des Wade. Et il ya des héros même si certains d’entre eux ont été qualifiés de rebelles. Les héros sont entre autres :
    -Macky SALL quien tant que président de l’assemblée a osé convoquer Karim le prince à une séance d’explication
    -Idrissa SECK qui très tôt dénonça et refusa la dévolution monarchique du pouvoir
    -Abdoulaye Daouda DIALLO qui, étant DG de LONASE refusa corruption et concussion au prix de son poste
    -il yen a d’autres comme Mbaue Pekh et maintenant Madické Niang

  3. Au moins Sada est fidèle à son chef il y à des Sadas en 2004 qui sont devenus des Makys aujourd’hui. Ce travail de sales besogne c’est Makys qui est le géniteur en 2004 en accusant un bon noble woloof comme vous le dites de voleur de milliards devant tous les ambassadeurs accrédités à Dakar. Cette loi Sada a fait de Makys ce qu’il est aujourd’hui mais n’empêche cette mauvaise loi comme vous la prétendez dire est toujours là en vigueur et s’applique à l’actuel président Niass. La loi est mauvaise où c’est celui qui l’incarne qui est mauvais?? Sada Ndiaye n’a pas de leçon à recevoir de Makys salé tous les deux ( de bons nobles sénégalais) toujours au service d’un bon noble hal poolar qui est Maître Wade. Que des traîtres; et je dirai même plus traître que Mr Mbodj tu meurs. Voilà la réalité.

  4. Bon Dieu ! Qu’ils sont bêtes ces libéraux !
    Ils resteront toujours dans leur aveuglement? Ils ont des yeux, ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Ils ont des oreilles, ils n’entendent pas les clameurs. Je leur croyais quelque jugement, ils ne comprennent pas qu’ils ne sont que des marionnettes entre les mains du vieux; ils n’ont pas le sens commun. Et pourtant ils sont instruits.
    Ouvrez donc les yeux, mes amis libéraux ! Le vieux vous utilise comme pas possible pour les beaux yeux de son fils. Ne s’est-il pas débarrassé de Boubacar Sall, « le lion du Cayor », de Serigne Diop « Sadakhta », d’Ousmane Ngom, d’Idrissa Seck, « ndamal Cayor » et dernièrement de Macky Sall, candidats légitimes à sa succession ?
    Le PDS, c’est sa chose à lui, comme sa maison du Point E. Le PDS fait partie du patrimoine des Wade et, par conséquent, doit revenir à Karim. Donc, soyez dignes ! Ne disputez pas à Karim son héritage.
    Même le plus con des cons devrait savoir que le Vieux n’acceptera jamais « qu’un autre sénégalais soit au dessus de lui et de son fils Karim. Si les autres sénégalais peuvent l’accepter, hé bien, c’est leur affaire ». Donc pas besoin de postuler à la candidature du PDS car le gagnant est déjà connu. Ne soyez pas des faire-valoir.
    Que dire d’autre ? C’est vrai qu’au PDS, tous les ans il y a de plus en plus de cons, mais cette année j’ai l’impression que les cons de l’année prochaine sont déjà là !

  5. Les hommes naissent libres et égaux en dignité et droits.Ils sont dotés de conscience et de raison.Et doivent agitent les uns envers les autres dans u esprit de fraternité.

  6. Ce soit-disant journaliste d’Abdoul Mbodji croît connaître Monsieur Sada Ndiaye mais il ne fait que dire des contre-vérités.Monsieur Ndiaye est un homme de vertu,courageux qui a été au service de sa communauté au moment où certains de ses compères “foutankés” fuyaient leur terre natale.Il n’est pas bien placé pour défendre Macky Sall.Concernant la loi Sada Ndiaye,pourquoi notre actuel Président Macky Sall continue-t-il à en user?Pourquoi il ne l’abroge pas?Sada Ndiaye est un administrateur civil de classe exceptionnelle et un vrai “Ceddo” koliajo.N’est-ce pas Macky Sall premier ministre sous l’ère Wade qui avait lu le rapport épinglant Idrissa Seck sur les chantiers de Thiès.Monsieur Mbodj,si tu es amnésique,rappelles-toi que nous le sommes pas et arrêtes de dire des bobards.

  7. Madicke Niang: un noble wolof????
    Depuis quand?? Hier peut-etre. Madicke est de Saint-Louis et un pur GRIOT PUR SANG. pOURQUOI lui ficeler une asendance noble? Nous n’avons rien contre les griots qui sont tres meritant, mais si vous parlez de l’ascendance….Vous vouliez dire peut-etre..noble de caractere. Dans ce cas je suis d’accord, car madicke est fidele et travailleur: il a defendu cependant Me Wade tout en sachant que c’est l’assassin de me Seye. Mais cela c’est le role de tous les avocats qui sont tous des disciples de Satan par leur metier, et finiront tous en enfer.

Repondre

Please enter your comment!
Please enter your name here