Une condition humaine mise à mal

«Ô peuple ! Tout comme vous considérez ce mois, ce jour, cette cité comme
sacrés, considérez aussi la vie et les biens de chaque musulman comme
sacrés. Retournez à leurs légitimes propriétaires les biens qui vous ont été
confiés. Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser.
Souvenez-vous qu’en vérité, vous rencontrerez votre Seigneur et
qu’effectivement, Il vous demandera compte de vos actes». Dernier Sermon
d’adieu du prophète (Psl).
Aussi bien pour l’enfant donneur à un autre enfant quémandant ce geste est
pathétique à remémorer souvenir, quand une fois ce Talibé quémandant d’hier
devenu adulte vous rencontre sur son chemin, avec une noire intention
d’agresseur, fruit de tout ce qu’il est devenu, tout ce qu’il a vécu, renonçait et
vous pardonnant d’être sa proie facile se souvint d’un si pathétique visage qui
l’avait servi en lui tendant un bol de riz bien organisé comme un plat de table
bien servi dont il avait juré de ne jamais oublier. Ainsi peut être l’intervention
divine dans ce débat sur les châtiments corporels indus reçus de répétiteurs
enseignants du Saint coran à des enfants confiés à eux. Pour rappel à « ceux qui
gardent fidèlement les dépôts qui leur sont confiés et remplissent leurs
engagements », cela s’entend, dans la sourate 70 verset 32.
Il ne s’agit en définitive que de socialiser par la déchéance morale, l’humiliation
du moi personnel et de l’orgueil masculin à casser ou tasser à travers la
mortification et la sévérité à soi pour le salut de son âme. Si cela n’était pas ainsi,
au temps où l’on tuait les filles et laissait les garçons en vie serait un renouveau
du temps quand ce fait éducationnel auquel se sont pliés nos pères par la rigueur
du père la rigueur, choisi par le père biologique ou assurer et assumer rôle par
lui-même, le père biologique, n’est plus de mise à nos yeux. Pour y avoir
échappé ou connu d’autres versions plus heureuses que ce qu’en vivent ces
jeunes Talibés. Car le Seigneur nous a créés dans la difficulté et nous éprouve
par la difficulté. Pourquoi donc tant d’amour ferait défaut dans tant de rigueur si
ce n’est interdire à l’enfant de se laisser insuffler d’autres sentiments de haine ou
de rancœur, notamment la fugue et le rejet des parents qui les ont contraints et
amenés au daara pour suivre l’instruction coranique dit-on essentiellement ?
Mais comme toute école le daara est une école avec son programme, ses horaires
et son règlement intérieur, pendant les cours qui se déroulent dans la rue au
contact de tout bon croyant qui leur répondrait favorablement ou, de plus en plus
fréquents, les maudissant. Ces Talibés ne sont pas les vrais Talibés qui eux se
trouveraient dans les abris provisoires ou des salles aménagées en train
d’apprendre à réciter le livre. C’est certainement ignorer que chaque

établissement diffère d’un autre établissement, et tout pédagogue reste ce bon
pédagogue. Les Serignes daaras ou maîtres coraniques ne sont pas bien dotés en
statuts pour sortir de l’informel et de l’illégalité, justifier la lutte contre
l’illettrisme. Tant il est vrai qu’il n’y a qu’un seul mal, c’est l’ignorance ; il n’y a
qu’un seul bien, c’est le savoir. Ainsi parla Dieu : « Non, sans doute ; ils savent de
quoi Nous les avons créés. Je ne jure point par le Souverain de l’Orient et de
l’Occident que nous pouvons les remplacer par un peuple qui vaudra mieux
qu’eux, et que rien ne saurait nous devancer dans l’accomplissement de nos
arrêts. » Sourate 70, versets 39 à 41. Qu’attendons-nous donc pour remplacer le
regard neuf sur ce phénomène ancien en nouveau regard pour ce phénomène
pour plus d’inclusion sociale légiférée et en faveur de politiques de récupération
juvénile pour intégrer, retaper et restituer l’enfant, surtout qu’au Sénégal on aime
aider les pauvres au lieu de les laisser tués par leurs parents que la faim assaille
et ils libèrent tout le monde alors. Chose bizarre, avant c’étaient les filles les
honnies et rejetées par crainte de famine. Aujourd’hui ce sont les garçons qui
sont identifiés Talibés honnis et rejetés, pour qui on se bat par compassion et
humanisme pour retirer de la circulation et mettre fin aux brimades qu’ils
subissent à leur jeune âge. Est-ce la faute de l’État qui n’a pas mis de filets
sociaux pour prendre en charge et gérer les pupilles et démunis de la nation hors
la bourse familiale ? Est-ce la faute des parents pas assez musulmans ou
musulmans aveugles tentés pour rompre les liens de sang si facilement de la
mauvaise manière ou de la pire des manières ? Est-ce la faute à la société dans
son ensemble qui montre d’autres priorités que de voir le rapport à la famille
comme lieu de formation de politiques sociales entre l’économique et le culturel
?

En conclusion retenons : «Laisse-les disserter et jouer, jusqu’à ce qu’ils soient
surpris par le jour dont on les menaçait. Ce Jour, ils s’élanceront de leurs
tombeaux, aussi promptement que les troupes qui courent se ranger sous leurs
étendards. Leurs regards seront baissés. L’ignominie les atteindra. Tel est le jour
dont on les menaçait», sourate 70, versets 42 à 44.
Que la pensée du châtiment de Dieu nous saisisse d’effroi, car nul n’est à l’abri
du châtiment de Dieu. Afin que nous fassions partie de ceux «qui assignent de
leurs richesses une portion déterminée à l’indigent et au malheureux», (ibid 24-
25). Et conformément au dernier Sermon (6 mars 632) du prophète Muhammad
(Psl), voici ce qui est à rappeler : «Méfiez-vous de Satan, pour le salut de votre
religion. Il a perdu tout espoir de ne pouvoir jamais vous amener à commettre
les grands péchés ; attention, donc, à ne pas le suivre dans les péchés mineurs…
(.). Aucune personne n’est supérieure à une autre, si ce n’est en piété et en
bonnes actions. Vous savez que chaque musulman est le frère de tous les autres
musulmans. Vous êtes tous égaux. Vous n’avez aucun droit sur les biens

appartenant à l’un de vos frères, à moins qu’on ne vous ait fait un don librement
et de plein gré. Par conséquent, ne soyez pas injustes les uns envers les autres
(…). Je laisse derrière moi deux choses : le Coran et mon exemple, la sunna. Et
si vous les suivez, jamais vous ne vous égarerez». En conclusion, «vous
n’infligerez ni n’endurerez aucune injustice».

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