LE QUOTIDIEN – Dans l’attente de l’arrivée des 3 appareils commandés d’ici quelque temps, les malades du cancer qui doivent subir une radiothérapie seront envoyés au Maroc. L’annonce a été faite hier par le ministre de la Santé et de l’action sociale, Awa Marie Coll Seck, lors de la réunion interne du Comité de suivi du Plan national de développement sanitaire (Cis/Pnds).

Suite à la panne de l’appareil de radiothérapie de l’hôpital Le Dantec perturbant le service de cancérologie, le ministre de la Santé avait annoncé l’acquisition d’un nouvel appareil pour Le Dantec. Awa Marie Coll Seck a indiqué hier : «Elle (l’acquisition d’un nouvel appareil) est en cours et les 2 accélérateurs de particules de Dalal Jamm seront livrés dans les meilleurs délais». Elle a aussi informé qu’en attendant l’arrivée de ces 3 appareils, les malades nécessitant une radiothérapie vont être envoyés au Maroc. Pour le moment, il y a 3 personnes qui devront partir et les autorités sont en train d’étudier les dossiers d’autres également. La prise en charge coûte 3 millions de francs Cfa par patient et sera entièrement gérée par l’Etat du Sénégal, annonce-t-on. L’on a précisé aussi qu’il n’y aura pas de malades qui vont rester là. Le processus sera encadré par une commission d’éligibilité, le choix des malades se fera par ordre d’urgence, il n’y aura pas de division entre riches et pauvres.
D’après Awa Marie Coll Seck, il y a aujourd’hui 12 malades en situation d’avoir une radiothérapie. Mais qu’elle et ses collaborateurs sont en train d’étudier s’il y a d’autres options ou pas pour les autres malades. Tous les malades qui arriveront dans 6 mois auront un dossier, seront sélectionnés et iront au Maroc. «Le coût est de 2 milliards francs Cfa pour un appareil. Pour Le Dantec, nous avons un coût de 650 millions Cfa, rien que pour enlever l’ancien appareil. Nous voulons aussi reprendre le service de cancérologie, pour un montant de 3 milliards 6 millions de francs Cfa. Vous voyez que c’est de l’argent», fulmine Mme Seck, rappelant que ce n’est pas tous les malades de cancer qui doivent faire une radiothérapie. A la survenue de la panne de la radiothérapie, précise-t-elle, aucun malade n’a été tiré de la salle, parce que devant faire sa radiothérapie. Selon elle, les appareils ont eu un peu de retard pour des questions financières, l’argent existe mais la banque qui devait décaisser les fonds est basée dans un pays qui est sous embargo. «Donc depuis des mois, on est en train de mener des négociations pour que l’argent puisse arriver», a-t-elle encore indiqué hier lors la réunion interne du Comité de suivi du Plan national de développement sanitaire (Cis/Pnds).

«La maternité de Le Dantec inaugurée d’ici juin»
Cette rencontre sert de cadre de concertation et de coordination entre tous les acteurs. S’agissant de la mortalité maternelle, le Sénégal a fait des progrès significatifs pour l’atteinte des Omd. «Mais ce n’est pas bon, on veut faire mieux.»
Selon Mme Seck, le ratio de mortalité est passé de 410 décès pour 100 mille naissances vivantes en 1997, à 392 pour 100 mille naissances vivantes en 2010 puis à 315 pour 100 mille naissances vivantes en 2015. «Nous sommes encore en train de descendre parce que nous faisons aujourd’hui un plan d’urgence mais également, nous avons ce qu’on appelle l’autopsie des décès pour savoir pourquoi une femme est décédée en mettant au monde en enfant», vante-t-elle. Quid de la Couverture maladie universelle (Cmu) ? Ces dernières années, mentionne-t-on, des efforts considérables ont été faits dans la densification et la diversification de l’offre de services de santé afin de se rapprocher des standards définis par l’Organisation mondiale de la santé (Oms) en matière de disponibilité et d’accessibilité des services de santé curatifs et préventifs. «D’ici le mois de juin, on aura l’inauguration officielle de la maternité de Le Dantec», a dit Mme Seck.
Malgré ces performances, Dr Deo Nshimirimana, représentant résident de l’Oms au Sénégal, a soulevé quelques défis à relever. Il s’agit notamment, des pesanteurs liées au fonctionnement des cadres multisectoriels existants, tel que le comité de pilotage de la stratégie de la Cmu ; du retard accusé dans la signature de textes réglementaires déjà élaborés à savoir le décret portant organisation du ministère de la Santé et de l’action sociale, le décret relatif au comité de développement sanitaire et le décret relatif à la carte sanitaire.
Face à tout cela, Mme le ministre a rassuré que tout cela sera pris en compte lors de cette rencontre de deux jours, et connu demain, après les conclusions.

Lequotidien.sn

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3 Commentaires

  1. Avec les fonds récupérés de la traque aux biens mal acquis, combien d’appareils pouvez-vous financer? Et les exemples foisonnent dans ce pays où l’urgence médicale ne devient une véritable question que quand c’est le Responsable, sa famille etc qui est concerné. Il est vrai que les responsables actuels et anciens se font suivre dans les hôpitaux français … Pendant ce temps, des problèmes aussi cruciaux se retrouvent en filigrane dans la presse qui fourmille d’actualités MBALAX.

  2. J’avais beaucoup de respect pour Mme Seck. Je ne la placais pas sur la liste des managers sérieux, compétents et rigoureux. Pensant qu’une telle chose ne pouvait pas arriver dans un département dont elle a la charge. [email protected]

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