Excellence, Monsieur le Président, ce n’est pas sous votre direction que le parfait sabotage de nos ressources forestières devait être organisé

C’est avec le cœur lourd, désespéré, que je suis entrain d’écrire ces lignes. Il ne s’agit pas de dire ici des choses que j’ai entendu parler. Il s’agit plutôt de partager une situation dramatique que je vis tous les jours, au cœur des forêts que je traverse dans le cadre de mon travail.

En effet, la coupe très intense de troncs d’arbre est devenue un exercice que les communautés, dans leur ensemble, y compris les chefs, cautionnent comme une activité très normale et sans aucun effet néfaste sur l’environnement. C’est d’ailleurs au vu et au su de tout le monde, que des files de charrettes, assez souvent une vingtaine, voir plus, changée chacune d’un tronc monstrueux dont on s’étonne d’ailleurs comment ils ont fait pour le charger, traversent dans la plus grande quiétude les villages, un à un, jusqu’en Gambie, juste à côté.

Tout au long des frontières qui bordent la Gambie, dans l’axe Bassé – Gambie Sara, c’est comme si les jeunes n’ont qu’une seule activité : l’abatage des arbres. Ce qui est vraiment regrettable. Chaque jour que Dieu fais, je vois des chaines de charrettes qui entrent tranquillement en Gambie mais je n’ai jamais rencontré une mission de patrouille dissuasive.

Encore plus grave, certains villageois, avec qui je discute souvent, soutiennent qu’ils réussissent facilement à corrompre les rares agents qu’ils rencontrent sur les routes à hauteur de 25 000 frs par charrettes. Si cette information est avérée, cela voudrait dire que le Sénégal a fini de toucher le fonds.

Une fois que vous arrivez au village de Gambie Sara et que vous voyez la montagne, à la Kilimandjaro, de troncs qui défient les airs, vous ne pourrez pas manquer de vous effondrer. Quel gâchis ! Le plus inquiétant dans tout cela est qu’aujourd’hui que le bois de venne est totalement épuisé dans les forêts, les pilleurs s’attaquent aux Dimb, ce vital arbre aux fruits très prisés qui contribue à gérer la soudure.

Monsieur le Président, il est grand temps de prendre les taureaux par les cornes en quoi faisant. Ceux qui parlent méconnaissent la profondeur de ce phénomène jamais connu au Sénégal : Il faut donc agir, vite et bien. En quoi faisant ?

  1. En demandant aux gouverneurs, préfets, sous préfets et maires de communes rurales par l’envoie de correspondances/arrêtés adressées à tous les chefs de village de s’impliquer dans la lutte contre ce phénomène. Il faut les responsabiliser officiellement.
  2.  En recrutant des milliers d’agents de renseignements envoyés dans tous les villages frontaliers pour mettre la peur du côté des pilleurs
  3.  En demandant aux services en charge du travail de surveillance de nos forêts d’organiser des rencontres de discussion dans l’ensemble des villages frontaliers pour informer les gens.
  4. En initiant des projets de développements dans ces villages accompagnés de la formation des jeunes.
  5. En organisant des émissions dans les radions communautaires pour informer les populations sur les conséquences désastreuses de ces pratiques.          Falilou Cissé      Tel 77 689 79 44.

 

 

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2 Commentaires

  1. CHER FALLOU VOUS ETES UN BON CITOYEN MAIS NE COMPTEZ PAS SUR MAKY SALE QUI NE GOYVERNE QU AVEC DES SLOGANS DES FAUTS CHIFFRES ET DE LA CORRUPTION DE TOUTES LES GRANDES GUEULES ET LA GAUCHE SOCIALO-COMMUNISTE QUI S EST RENIE.

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