XALIMANEWS: Des milliers de partisans de l’ancien président gambien Yahya Jammeh, qui a dirigé pendant 22 ans un régime de féroce répression, ont manifesté jeudi dans la capitale Banjul pour réclamer son retour d’exil, ont constaté des correspondants de l’AFP.

Officier arrivé à la tête de la Gambie par un coup d’Etat en 1994, puis élu et réélu, Yahya Jammeh a été poussé à s’exiler en Guinée Equatoriale en janvier 2017, cédant à une intervention militaire africaine après avoir rejeté sa défaite à la présidentielle face à l’opposant Adama Barrow, toujours au pouvoir aujourd’hui.

Dans un communiqué publié à l’époque, l’Union africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest et les Nations unies s’engageaient à oeuvrer pour le respect de la sécurité et des droits de Yahya Jammeh, et notamment celui de rentrer en tant que citoyen et ancien chef de l’Etat.
A l’appel du parti de Yahya Jammeh, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), les manifestants ont pris la direction du siège de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples pour y déposer une pétition destinée à l’Union africaine.

« Avant son départ, il y a eu un accord pour qu’il puisse rentrer dans le pays. Nous avons besoin de notre chef de parti », a déclaré à l’AFP l’un des manifestants, Ismaila Colley, 26 ans, en décrivant l’ex-président comme un « homme de paix », alors que, depuis un an, une Commission Vérité et Réconciliation entend les témoignages accablants des victimes des atrocités commises sous Yahya Jammeh.
« Les temps sont durs sous l’actuel gouvernement, c’est pourquoi nous voulons que l’ancien président revienne et reprenne les rênes du pays à Adama Barrow », a expliqué dans le cortège, encadré par les forces de l’ordre, Maïmuna Jaju, une commerçante de 23 ans.
L’ancien dictateur s’est fait entendre samedi pour soutenir la manifestation, dans un enregistrement diffusé sur les réseaux sociaux.
Ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, enclavé dans le Sénégal à l’exception d’une étroite façade atlantique, connaît une recrudescence de mobilisation politique.
Des milliers de Gambiens ont défilé dimanche en faveur du maintien au pouvoir pour cinq ans du président Barrow, malgré son engagement initial à ne servir que trois ans. Les partisans d’un départ de M. Barrow comptaient faire de même le 19 ou le 20 janvier, mais leur demande d’autorisation de manifester a été rejetée. La manifestation pro-Jammeh de jeudi a en revanché été autorisée.

Source: journalducameroun

1 Commentaire

  1. Ce n’est pas facile à reconnaître, mais la Guinée Bissau et la Gambie qui compte moins de 2 millions d’habitants chacun , bénéficiant d’un des côtes les plus poissonneuses de l’Afrique de l’Ouest, des terres fertiles et une pluviométrie dix fois supérieure à celle d’Israël sont la preuve que nous autres Africains sommes des incapables ! Evidemment, pris individuellement, chaque Africain peur dire : « non , je ne suis pas nul, les autres des pays développés n’ont rien de plus que moi, patati patati « , mais au fond, ces deux pays nous prouvent que la question de savoir si on mettait deux millions d’Européens choisis au hasard dans ces deux pays la situation ne serait pas autre ! Il faut former obligatoirement tous les jeunes à avoir des capacités pour produire ce qui est est nécessaire aux populations ensuite installer de petites fabriques par milliers dans toutes les régions, ensuite promouvoir la consommation de ces produits, comme le firent les Italiens dans les années 50. Ceci est valable pour le Sénégal, avec un préalable avoir une monnaie moins forte ou égale en valeur à celles des pays de même niveau de développement, tels ceux du Maghreb. Sans cela, les Marocains deviendraient plus riches que les Français en niveau de vie grâce aux marchés Africains.

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