Une grande rencontre entre leaders syndicaux de l’éducation et enseignants en grève depuis le 6 février dernier s’est tenue à la Bourse du travail à Conakry. Ce meeting avait pour objectif de rendre compte à la base de la rencontre entre les leaders syndicaux et le président Alpha Condé qui appelle à la fin du mouvement. Les enseignants réclament notamment des hausses des salaires ainsi que le recrutement des vacataires.

Venus très nombreux pour écouter un compte rendu d’audience de leur leader au palais présidentiel, les enseignants guinéens ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève entamé le 6 février dernier sur toute l’étendue du territoire national.

« On va se battre jusqu’au bout ! Jusqu’à la dernière goutte de notre sang ! Parce que nous avons arraché l’indice salarial dans le sang ! Nous irons jusqu’au bout pour atteindre l’objectif que nous nous sommes assigné, c’est-à-dire l’application correcte, complète, de nos points de revendication… », assure l’un d’entre eux.

Cet autre syndicaliste se plaint des conditions de vie misérables des enseignants, qu’il qualifie de laissés pour compte : « Ils doivent nous payer avec un salaire décent ! Ça ne vient pas de leurs poches, ça vient du contribuable guinéen ! Nous, enseignants, nous avons droit à mener notre vie de façon heureuse et correcte ! »

Au cours de leur rencontre de mercredi au Palais présidentiel, Alpha Condé avait pourtant promis de faire face à leurs revendications. « Nous ne voulons pas de promesses ! Il y a eu tant de promesses ! On nous a promis 24 000 francs de sacs de riz, on nous a promis un étudiant : une tablette, on nous a promis une autoroute… On nous a promis des choses ! Nous voulons maintenant une application correcte de ce qui a été dit verbalement. On en a marre du verbe, s’insurge un autre. Nous voulons des actes ! »

En attendant, les élèves et leurs parents prennent leur mal en patience.

rfi.fr

PARTAGER

Repondre