Mon Dieu, mon Dieu, donnez-nous de la souffrance! Ainsi parlait le soldat en bizutage sous le commandement de l’instructeur, brutal et blessant. Le soldat, c’est le révolté Sonko, inspecteur déposé. L’instructeur, c’est président Macky, partisan père de la nation. Les deux se disputent le statut de l’homme consacré de 2016. « Le bon Dieu ne rétribue pas palabre en lieu et place de labour », dit le produit de Fatick. « Le Dieu, bon qu’Il est, préfère proposition honnête et alternative à la protection de prairie clôturée des canailles », répond Sonko, le désormais rien du tout.
Le commun gorgorlou s’en mêle. « Hey! L’homme de l’année, c’est, jusqu’à preuve du contraire, moi qui trinque à longueur d’année, cherchant inlassablement pitance pour ma moitié et ma marmaille. Débrouillez-vous, ça vous apprendra à dormir peu et à dépenser petit à petit. Il ne fallait plus que ça pour que l’inspecteur banni bondisse, tout piqué. « Yo! Lui-là, dont le prénom commence par M et se termine par y, m’a privé de tout, de mon salaire et de mes mérites et de mes pouvoirs. Il ne va pas me ravir la vendetta quand même. “Fité “! C’est-à-dire ça suffit, traduit en français pour Dansoko, le soviétique.
Les secondes dans les minutes, les minutes dans les heures et les heures dans le temps. C’est très long, mais le verdict tombe enfin. Depuis Qatar, en visite à son « créité » de fils, Wade-Sopi se prononce. Ça va barder, à coup sûr : « Eh bien! Les nominés sont Sonko et Ouzin et Ouz et l’énarque écarté et le possédé qui s’enterre spontanément. L’homme de l’année, c’est Ousmane, l’encombrant qui à refusé âprement de répondre à l’appel de Karim, plaisant plançon pâli. Par conséquent, Macky, padré cynique et cassant, pourra tout de même recourir à une demande de révision auprès des sénégalais dépités, seulement pour rupture ou faits inattendus.
Et le gorgorlou de s’y faire par la force du style et des renonciations rares du sieur débarqué des juteux impôts et domaines. « D’ici aux législatives, c’est la réplique de Mamadou Dia, homme de l’année 2016 qui est préféré », dit-il. Pas seulement pour sa posture de résistant, ça ne suffit pas à sa soif de reconnaissance et de représentativité. Gorgolou a jeté son dévolu sur Sieur Sonko pour son sens des responsabilités, pour son courage face à l’adversité, mais surtout pour son discours authentique et façonnant. Rien à faire! Ousmane Sonko, c’est le drapeau sénégalais sorti du tiroir-caisse des bana-bana, des artisans et des boutiquiers de la patrie.
Birame Waltako Ndiaye
[email protected]

PARTAGER

5 Commentaires

  1. Mon cher Birame j’aime bien vous lire mais je crois que cette fois ci vous avez choisi un registre qui n’est pas le votre.Ce style mi-fictionné mâtiné d’informations tirées par ci par là et saupoudré d’affirmations et d’interprétations très contestables n’est pas gagnant.Ecrivez comme vous le faisiez,je veux dire des articles journalistiques aux envolées presque thésardes.Dewenetti

  2. bravo! je pense que Sonko mérite être cité Homme de l’année pour son courage et son impact pour la transparence de la gestion des bien public.

Repondre

Please enter your comment!
Please enter your name here