Ils détroussent la prostituée et la doigtent
Imprimer Envoyer a un(e) ami(e)Des malfrats ont pris à partie une belle de nuit et l’ont dépouillée de sa recette et autres biens ainsi que de ses documents administratifs. Ils ont malmené la fille de joie et exercé sur elle des violences sexuelles.
D. Nd., travailleuse du sexe, a passé un mauvais quart d’heure entre les mains d’une bande de gangsters. Ces derniers – ivres au moment des faits – ont intercepté la prostituée à hauteur du passage à niveau de Guinaw-rails nord avant de s’acharner sur elle. Ils ont auparavant détroussé la péripatéticienne et introduit leurs doigts dans ses parties intimes et soumis celle-ci à une fouille corporelle. Cependant, ils ont été localisés et appréhendés dans un bar situé en bordure de la route Tally Diallo sis à Thiaroye.
Les faits se sont produits dans la nuit du jeudi 18 octobre vers de 2 h. D. Nd., belle de nuit, revenant de Dakar, descend à l’arrêt Poste Thiaroye. Elle attend un taxi clando pour rentrer à la maison. L’attente dure et la femme décide de faire le trajet à pied. Son sac à main coincé sous l’aisselle, elle prend la direction du chemin menant aux voies ferrées de Guinaw-rails nord. Mais à peine a-t-elle franchit le passage à niveau qu’elle est aussitôt encerclée par un gang de quatre malfaiteurs dont les nommés Thierno Sall et Samba Diène. Elle prend peur, mais les brigands lui hurlent dessus et lui réclament ses biens.
La fille de joie tergiverse et refuse de céder à la requête des bandits. Elle prend son courage à deux mains et tente de forcer le passage. Mais les malfrats se dressent devant elle et menacent de la tuer. Ils l’attrapent et l’entraînent de force dans un coin sombre. La belle de nuit se rebiffe. Les brigands s’énervent, usent de violence et arrachent le sac à main de la demoiselle. Ils fouillent la pochette et tombent sur son téléphone portable, son carnet sanitaire de prostituée, sa carte d’identité et sa recette de la nuit évaluée à 25 mille francs. Ils continuent la fouille corporelle et tripotent les rondeurs de leur victime. Tandis que d’autres laissent promener leurs doigts entre ses jambes. Ils lui caressent les parties intimes et la doigtent avant de prendre la clef des champs.
D. Nd. se met en colère et va alerter les limiers du commissariat de Thiaroye. Elle se lance aux trousses de la bande de brigands et parvient à localiser deux d’entre eux dans un bar sis à Tally Diallo. Là, elle reconnaît deux de ses agresseurs en train de siroter un pot autour d’une table. Elle rapporte sa mésaventure au gérant du bar qui appelle d’urgence les videurs du lieu et leur demande d’interpeller les deux suspects. Les gros bras appréhendent les présumés détrousseurs. Mais ceux-ci organisent la résistance et clament avec véhémence leur innocence. Une attitude qui ne passe pas, car les videurs les ont maîtrisés et embarqués de force à bord d’un taxi-clando pour ensuite les conduire manu militari au commissariat de police de la localité.
«Ce sont eux qui m’ont interceptée à hauteur du passage à niveau de Guinaw-rails avant de me dépouiller de mes biens composés de mon téléphone portable, de mes pièces administratives (carnet de santé de prostituée et carte d’identité) ainsi que ma recette évaluée à 25 mille francs. Alors qu’ils continuaient à me palper pour trouver d’autres billets de banque ou de la monnaie, l’un d’eux, notamment Thierno Sall, s’employait à introduire ses doigts dans mes parties intimes. Je ne peux vous produire un certificat médical qui atteste les agissements sexuels du garçon sur moi. Car j’ai eu des rapports sexuels durant cette nuit avec beaucoup de clients à Dakar. Mais je confirme et maintiens mes propos de viol. Ils étaient au nombre de quatre délinquants au moment des faits», déclare la belle de nuit.
Les deux mis en cause réfutent en bloc les allégations de la prostituée et soutiennent avoir été accusés à tort. Ils mettent en cause la bonne foi de la fille de joie et clament leur innocence. «Elle nous en veut et cherche à se venger de nous. Elle voulait se joindre à nous autour de la table pour qu’on lui paie de la bière. Mais, nous avons refusé et l’avons chassée de notre table. Vexée par notre attitude, elle s’est approchée du gérant du bar-dancing pour lui raconter des contrevérités sur nous. On était venus à Thiaroye pour prendre un pot. On ne lui a rien fait. On vient de la voir pour la première fois dans le bar. On était ivres. Raison pour laquelle, nous ne pouvons nous rappeler nos actes. Les 6.000 francs trouvés sur chacun de nous nous appartiennent», soutiennent-ils.
La police de Thiaroye a déféré hier au parquet de Pikine Thierno Sall et son ami Samba Diène pour vol en réunion avec violences, association de malfaiteurs et viol.
Vieux Père NDIAYE
walf.sn













