L’argent fait défaut au Crédit populaire du Sénégal (Cps), qui n’est plus en mesure de satisfaire les demandes de retrait de ses clients. Cette situation qui dure, depuis près de 5 mois, inquiète les épargnants qui ont décidé de porter l’affaire devant les juridictions du pays. Par Aly FALL

ImageLes clients du Crédit populaire du Sénégal (Cps) éprouvent d’énormes difficultés ces derniers temps, pour rentrer dans leurs fonds. Depuis pratiquement 5 mois, nombreux sont les épargnants de cette institution bancaire qui ont formulé des demandes de retrait sans avoir de suite favorable. Une situation qui inquiète au plus haut point les clients, dont une partie s’est décidée à porter l’affaire devant les juridictions. Mais si certains d’entre eux ont été convaincus de revenir sur leur décision, qui risque de «ternir l’image de la banque», d’autres en revanche, sont prêts à mettre leur menace à exécution. C’est le cas d’un avocat français, qui a ses habitudes au Sénégal et qui demeure à Saly Portudal avec sa compagne sénégalaise. Il s’est décidé à porter plainte auprès du procureur de la République, pour «abus de confiance». Pour lui, il est hors de question qu’il laisse plusieurs millions de francs Cfa en déshérence, comme le font certains clients de cette banque, qui est une antenne d’un organisme national dénommé, Association sénégalaise pour l’appui à la création d’activités socioéconomiques (Asacase).
Après avoir adressé des correspondances au directeur national du Crédit populaire du Sénégal et au directeur de l’Agence de Saly, le plaignant s’est résolu à dénoncer ce qu’il considère comme une «arnaque». Il est convaincu que le Cps file droit vers une «faillite», parce qu’il n’est pas en mesure de se délester de plus de 50 000 francs pour un client qui en demande le double. C’est l’exemple, assure-t-il, de sa fiancée, qui a mis plus de 10 jours pour obtenir  30 000 francs Cfa, alors qu’elle avait fait une demande de 60 000. Ce que des responsables du Cps ont confirmé sans difficultés.

Des épargnants éconduits pour 5 000 francs
Mais pire, apprend-on de source sûre, des épargnants résidants à Diourbel et Thiès ont même des difficultés pour retirer…5000 francs Cfa. Certains d’entre eux sont éconduits, «faute d’argent». Des responsables du Cps, sensibilisés sur la question par des plaignants continuent malgré tout de chercher à rassurer leurs clients et de dédramatiser la situation, qui, selon leurs dires, est «normale» dans la vie de toute institution financière.
Me Patrice Cossalter, l’avocat plaignant, qui détient un livret créditeur de la somme de 4,2 millions de francs Cfa, assure qu’il était dans l’impossibilité, il y a quelques semaines, de retirer une somme de 500 000 francs, alors même que son compte est approvisionné. Le 11 février dernier, Me Patrice Cossalter a adressé un courrier au Cps pour faire part à son agence, de son «besoin impératif» d’une somme de 800 000 francs, pour le 15 février. Mais, malgré le courrier, rédigé en une période suffisamment longue, on lui a signifié un manque de liquidité à l’agence de Saly. Ce qui pour lui, est une aberration, dans la mesure où les sommes déposées auprès d’un établissement bancaire doivent être à tout moment à la disposition de leur propriétaire, la banque n’en étant que le gardien.
Par ailleurs, aussi bien Me Cossalter que d’autres clients de la banque déplorent l’attitude des dirigeants du Crédit populaire du Sénégal. Certaines de leurs pratiques, à leurs yeux, «déshonorent totalement le système bancaire sénégalais». Selon leur jugement, elles peuvent mettre en péril la confiance des étrangers dans le système bancaire sénégalais et avoir des incidences importantes sur les investissements dans ce pays.

lequotidien.sn

2 Commentaires

  1. bsr je demande là ou je peut partir pour entre dans mes droits j avais au cps une somme de 3millions moi et mon frére depuis 2009 on arrive pas ni pour récupérer la somme ni pour trouver aucun membre du crédit d’après plusieurs recherche. Nous adhérez à l’agenge de Mbour. Nous demandons une aide chers citoyens sénégalais et je demande si nous sommes dans un pays de droit

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